C'est ce qui s'appelle avoir à la fois du sang-froid, du courage et de la jugeote. À peine âgés de dix ans, deux frères jumeaux du quartier de La Bastide, Julien et Arnaud Larroque, ont accidentellement été plongés dans une situation critique, dont ils se sont sortis de la meilleure manière. Mercredi dernier, alors qu'ils dormaient chez leur grand-mère, sur le cours Le Rouzic, ils ont entendu un bruit étrange. « On est allé voir, racontent-ils, on a trouvé notre grand-mère sur une chaise, on lui parlait mais elle ne répondait pas ». Les gamins Larroque comprennent vite que leur grand-mère est en difficulté et, malgré l'affolement qui les saisit, ils parviennent à prendre la bonne décision.
Ils ne le savent pas, mais leur aïeule est en train de faire un accident vasculaire cérébral. L'heure est donc grave, car ils sont seuls avec elle. « On a été au téléphone, on a cherché à appeler notre père, puis notre mère, mais ça ne marchait pas, se souvient Julien. Pendant ce temps, Arnaud lui tenait la tête, il a aussi placé des coussins autour de sa chaise, au cas où elle tomberait. On a ensuite téléphoné aux pompiers, mais ça ne marchait pas non plus. Puis, à la troisième fois, ils ont répondu. Je leur ai donné l'adresse, j'ai dit que ma grand-mère ne parlait plus, qu'elle était bloquée sur sa chaise. Ils m'ont dit « on arrive » et ils nous ont passé un médecin au téléphone. Il nous a dit de serrer la main de notre grand-mère, pour voir si elle réagissait. On l'a fait ».
Venus de la caserne de La Benauge, les pompiers sont vite sur les lieux. Ce sont les jumeaux qui leur ouvrent la porte. Au même moment, les parents de Julien et Arnaud Larroque sont prévenus et arrivent eux aussi.
Aujourd'hui, Fred Larroque, le père des jumeaux, ne cache pas sa fierté face au comportement de ses fils, même si l'état de santé toujours critique de leur grand-mère, qui est toujours hospitalisée à l'hôpital Pellegrin, l'empêche de se laisser aller à une pleine joie. « Je leur ai dit que j'étais fier, indique Fred, et surpris. Je sais qu'ils font de bonnes choses, mais ce qu'ils ont fait là, avec la panique, et tous seuls, c'est quelque chose… »
Avec le recul, Arnaud et Julien disent qu'ils ont eu très peur, mais qu'ils ont pu agir. Les pompiers les ont félicités et leur ont offert une peluche : un ours, siglé Sapeurs pompiers. Mais maintenant, ce qui compte le plus pour Arnaud et Julien, c'est que leur grand-mère guérisse. « On a juste envie de lui faire un gros bisou. »
http://www.sudouest.fr/2012/06/02/le-bon-reflexe-des-jumeaux-731736-2780.php
Faits divers multiples...revue de la presse régionale des évènements de notre société
samedi 2 juin 2012
Une princesse quitte un palace sans payer
Une princesse saoudienne a été interceptée alors qu'elle tentait de quitter un palace parisien avec sa suite, sans payer la note, dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris samedi de source policière, confirmant une information du Parisien. La police est intervenue dans le cadre d'une assistance à huissier, a-t-on indiqué de source policière.
La princesse saoudienne, Maha al-Sudaïni, épouse répudiée du prince héritier d'Arabie saoudite, Nayef ben Abdel Aziz, a tenté de quitter le palace Shangri-La, avenue d'Iena, à Paris, en compagnie de sa suite d'une soixantaine de personnes, en laissant une ardoise de près de 6 millions d'euros, selon le Parisien. Le quotidien ajoute que l'ambassadeur d'Arabie saoudite a été contacté lors du départ de la princesse, qui bénéficie de l'immunité diplomatique. Contacté par l'AFP, le directeur de l'hôtel, Alain Borgers, a déclaré qu'il n'avait "aucun problème" avec ses clients et "aucune ardoise" à ce jour.
Des pros du vol à la roulotte arrêtés
Cela faisait six mois que les gendarmes de Gaillac étaient à leurs trousses. Deux Toulousains âgés de 35 et 36 ans ont été interpellés jeudi matin à leur domicile et ramenés dans le Tarn pour être placés en garde à vue, à la brigade de recherches de Gaillac, pour des faits de vols aggravés.
Entre 2009 et 2012, ce duo aurait commis des dizaines de vols à la roulotte, principalement à Cordes-sur-Ciel et Cahuzac-sur-Vère, mais leurs pérégrinations nocturnes les menaient aussi dans d'autres départements, notamment les Hautes-Pyrénées. Ils ciblaient surtout des parkings et il leur arrivait de casser quatre ou cinq voitures en une nuit. À ce jour, 25 victimes ont été identifiées, la plupart dans le Pays Cordais mais aussi à Vignec (Hautes-Pyrénées). Lors des perquisitions, les gendarmes de la brigade de recherches de Gaillac, épaulés par leurs collègues de la communauté de brigades de Cordes-sur-Ciel, ont pu récupérer une partie du butin, constitué de GPS, autoradios, outillage électroportatif, lecteurs DVD et autres sacs à main. Les deux mis en cause, déjà connus pour des vols, ont été déférés hier après-midi au parquet d'Albi. Une information judiciaire a été ouverte ce jour pour « vols aggravés ». L'instruction permettra sans doute de mettre à jour d'autres faits commis par ce duo de « quasi professionnels » du vol, comme les décrit le chef d'escadron Patrick Serra, commandant la compagnie de gendarmerie de Gaillac.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/02/1367761-des-pros-du-vol-a-la-roulotte-arretes.html
Entre 2009 et 2012, ce duo aurait commis des dizaines de vols à la roulotte, principalement à Cordes-sur-Ciel et Cahuzac-sur-Vère, mais leurs pérégrinations nocturnes les menaient aussi dans d'autres départements, notamment les Hautes-Pyrénées. Ils ciblaient surtout des parkings et il leur arrivait de casser quatre ou cinq voitures en une nuit. À ce jour, 25 victimes ont été identifiées, la plupart dans le Pays Cordais mais aussi à Vignec (Hautes-Pyrénées). Lors des perquisitions, les gendarmes de la brigade de recherches de Gaillac, épaulés par leurs collègues de la communauté de brigades de Cordes-sur-Ciel, ont pu récupérer une partie du butin, constitué de GPS, autoradios, outillage électroportatif, lecteurs DVD et autres sacs à main. Les deux mis en cause, déjà connus pour des vols, ont été déférés hier après-midi au parquet d'Albi. Une information judiciaire a été ouverte ce jour pour « vols aggravés ». L'instruction permettra sans doute de mettre à jour d'autres faits commis par ce duo de « quasi professionnels » du vol, comme les décrit le chef d'escadron Patrick Serra, commandant la compagnie de gendarmerie de Gaillac.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/02/1367761-des-pros-du-vol-a-la-roulotte-arretes.html
Violent face à face au passage à niveau du « Marcet » : la RN102 fermée une heure
C’est vraisemblablement un refus de priorité qui est à l’origine de la violente collision qui s’est produite, hier aux alentours de 15 heures, sur la RN102, à hauteur du passage à niveau du « Marcet », sur la commune de Salzuit près de Paulhaguet.
Un utilitaire Renault « Master », roulant en direction de Brioude, semble avoir voulu tourner à gauche, juste après avoir franchi le passage à niveau, pour emprunter la RD4 en direction de Couteuges. Il aurait alors coupé la route à un break arrivant en sens inverse.
Suite à la collision, les deux véhicules se sont immobilisés en travers du carrefour, bloquant une voie de la RN102.
Pour faciliter l’intervention des secours (*), les gendarmes de la communauté de brigades de Lavoûte-Chilhac/Paulhaguet et du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Brioude ont pris la décision de couper complètement la circulation sur la nationale et de dévier le trafic entre « Le Marcet » et la zone industrielle, via le bourg de Paulhaguet. Cette déviation est restée en place jusqu’au retrait des véhicules et au nettoyage de la chaussée par les hommes de la DIR (Direction interdépartementale des routes), vers 16 heures.
Pendant ce temps, deux des trois occupants de la voiture, une femme de 29 ans et un homme de 31 ans, demeurant tous les deux à Lamothe, étaient pris en charge à bord de deux ambulances. Légèrement blessés, ils ont été évacués sur l’hôpital de Brioude. Le troisième occupant du break et le conducteur de l’utilitaire s’en sont sortis indemnes.
Par ailleurs, le trafic SNCF n’a pas été impacté par cet accident. C’est le deuxième accident de la circulation sur cette portion de la RN102 entre Paulhaguet et Brioude. Dimanche soir, un conducteur du Puy-de-Dôme avait été accidenté sur cet axe à hauteur de Lavaudieu. Il avait été légèrement blessé après que sa voiture a terminé sur le toit dans le fossé.
Un utilitaire Renault « Master », roulant en direction de Brioude, semble avoir voulu tourner à gauche, juste après avoir franchi le passage à niveau, pour emprunter la RD4 en direction de Couteuges. Il aurait alors coupé la route à un break arrivant en sens inverse.
Suite à la collision, les deux véhicules se sont immobilisés en travers du carrefour, bloquant une voie de la RN102.
Pour faciliter l’intervention des secours (*), les gendarmes de la communauté de brigades de Lavoûte-Chilhac/Paulhaguet et du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Brioude ont pris la décision de couper complètement la circulation sur la nationale et de dévier le trafic entre « Le Marcet » et la zone industrielle, via le bourg de Paulhaguet. Cette déviation est restée en place jusqu’au retrait des véhicules et au nettoyage de la chaussée par les hommes de la DIR (Direction interdépartementale des routes), vers 16 heures.
Pendant ce temps, deux des trois occupants de la voiture, une femme de 29 ans et un homme de 31 ans, demeurant tous les deux à Lamothe, étaient pris en charge à bord de deux ambulances. Légèrement blessés, ils ont été évacués sur l’hôpital de Brioude. Le troisième occupant du break et le conducteur de l’utilitaire s’en sont sortis indemnes.
Par ailleurs, le trafic SNCF n’a pas été impacté par cet accident. C’est le deuxième accident de la circulation sur cette portion de la RN102 entre Paulhaguet et Brioude. Dimanche soir, un conducteur du Puy-de-Dôme avait été accidenté sur cet axe à hauteur de Lavaudieu. Il avait été légèrement blessé après que sa voiture a terminé sur le toit dans le fossé.
(*) Sur place, les sapeurs-pompiers de Paulhaguet, Saint-Georges/Mazeyrat, Langeac et Brioude, aux ordres du lieutenant Chacornac.
Ivre au volant d'un mastodonte de 25 tonnes
Hier vers 8 h 45, un poids lourd s'est couché dans le fossé de l'A4, près de Reims. Le chauffeur roulait depuis le milieu de la nuit avec plus d'un gramme d'alcool par litre de sang.
«UN tueur en puissance ! » Les gendarmes du peloton autoroutier de Tinqueux n'ont pas de mots assez durs pour qualifier le personnage qu'ils ont placé en garde à vue hier matin.
Pendant cinq heures, un chauffeur routier a roulé sur l'A4 avec plus d'un gramme d'alcool par litre de sang, au volant d'un mastodonte lourd de 25 tonnes, avant d'aller se coucher dans le fossé à l'approche de Reims.
« Heureusement qu'il n'y avait personne sur la bande d'arrêt d'urgence, des usagers en panne ou des agents de la Sanef, sinon, il aurait tué tout le monde. »
Il aime la bière
Employé par le grand groupe français Norbert Dentressangle, ce chauffard XXL est un Roumain de 50 ans parti de Strasbourg avec huit bobines de papier d'une tonne chacune qu'il devait livrer en Angleterre. Sa dernière pause sur une aire de l'A4 fut bien arrosée, non par la pluie mais avec de la bière. Il a repris la route à 3 h 30.
Vers 8 h 45, alors qu'il approchait de Reims, son poids lourd s'est soudain déporté sur la droite et a dévalé le talus sur plusieurs dizaines de mètres avant de se coucher au milieu des herbes folles.
Le chauffeur s'en est sorti indemne. Selon la gendarmerie, « il déclare avoir été gêné par un obstacle sur la chaussée, sans pouvoir dire s'il s'agissait d'un objet ou d'un animal ». Pourquoi pas un éléphant rose ?
L'homme a soufflé à 0,54 gramme d'alcool par litre d'air expiré à l'éthylomètre, soit 1,08 gramme par litre de sang. Accuser une telle alcoolémie à 8 h 45 en dit long sur le taux qui devait être le sien au moment de reprendre la route cinq heures plus tôt, à la fin de ses libations. Il affirme n'avoir bu que quatre bières de 50 cl, ce qui paraît difficile à croire. Avec sa cargaison de huit tonnes, le camion composé de deux remorques affichait un poids total de 25 tonnes. Le dégager du fossé a pris du temps car l'opération menée avec une grue ne s'est terminée qu'en début d'après-midi, vers 15 heures. L'accident n'a entraîné aucune gêne particulière à la circulation. Seule la voie lente a été neutralisée. Sur décision du parquet de Reims, le Roumain a été remis en liberté après s'être vu notifier une ordonnance pénale : 200 € d'amende et quatre mois d'interdiction de conduire sur le territoire français.
Roumanie = soucis
Ses ennuis ne sont pas terminés car il devrait prochainement recevoir sa lettre de licenciement. Les huit bobines de papier attendues par le client sont bonnes à jeter et le camion envoyé au fossé - d'une valeur proche de 100 000 € - était pratiquement neuf (il a été mis en circulation l'année dernière).
Cela dit, son employeur, Norbert Dentressangle, a d'autres soucis en tête en ce moment car cet accident - hasard de l'actualité - s'est produit au lendemain d'une série de perquisitions menées dans quatre sites du groupe en Savoie, Moselle, Drôme et Saône-et-Loire. Sous le coup d'une enquête pour « travail dissimulé », l'entreprise est suspectée d'avoir employé hors du cadre légal français… de nombreux chauffeurs venus de Roumanie.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/ivre-au-volant-dun-mastodonte-de-25-tonnes
«UN tueur en puissance ! » Les gendarmes du peloton autoroutier de Tinqueux n'ont pas de mots assez durs pour qualifier le personnage qu'ils ont placé en garde à vue hier matin.
Pendant cinq heures, un chauffeur routier a roulé sur l'A4 avec plus d'un gramme d'alcool par litre de sang, au volant d'un mastodonte lourd de 25 tonnes, avant d'aller se coucher dans le fossé à l'approche de Reims.
« Heureusement qu'il n'y avait personne sur la bande d'arrêt d'urgence, des usagers en panne ou des agents de la Sanef, sinon, il aurait tué tout le monde. »
Il aime la bière
Employé par le grand groupe français Norbert Dentressangle, ce chauffard XXL est un Roumain de 50 ans parti de Strasbourg avec huit bobines de papier d'une tonne chacune qu'il devait livrer en Angleterre. Sa dernière pause sur une aire de l'A4 fut bien arrosée, non par la pluie mais avec de la bière. Il a repris la route à 3 h 30.
Vers 8 h 45, alors qu'il approchait de Reims, son poids lourd s'est soudain déporté sur la droite et a dévalé le talus sur plusieurs dizaines de mètres avant de se coucher au milieu des herbes folles.
Le chauffeur s'en est sorti indemne. Selon la gendarmerie, « il déclare avoir été gêné par un obstacle sur la chaussée, sans pouvoir dire s'il s'agissait d'un objet ou d'un animal ». Pourquoi pas un éléphant rose ?
L'homme a soufflé à 0,54 gramme d'alcool par litre d'air expiré à l'éthylomètre, soit 1,08 gramme par litre de sang. Accuser une telle alcoolémie à 8 h 45 en dit long sur le taux qui devait être le sien au moment de reprendre la route cinq heures plus tôt, à la fin de ses libations. Il affirme n'avoir bu que quatre bières de 50 cl, ce qui paraît difficile à croire. Avec sa cargaison de huit tonnes, le camion composé de deux remorques affichait un poids total de 25 tonnes. Le dégager du fossé a pris du temps car l'opération menée avec une grue ne s'est terminée qu'en début d'après-midi, vers 15 heures. L'accident n'a entraîné aucune gêne particulière à la circulation. Seule la voie lente a été neutralisée. Sur décision du parquet de Reims, le Roumain a été remis en liberté après s'être vu notifier une ordonnance pénale : 200 € d'amende et quatre mois d'interdiction de conduire sur le territoire français.
Roumanie = soucis
Ses ennuis ne sont pas terminés car il devrait prochainement recevoir sa lettre de licenciement. Les huit bobines de papier attendues par le client sont bonnes à jeter et le camion envoyé au fossé - d'une valeur proche de 100 000 € - était pratiquement neuf (il a été mis en circulation l'année dernière).
Cela dit, son employeur, Norbert Dentressangle, a d'autres soucis en tête en ce moment car cet accident - hasard de l'actualité - s'est produit au lendemain d'une série de perquisitions menées dans quatre sites du groupe en Savoie, Moselle, Drôme et Saône-et-Loire. Sous le coup d'une enquête pour « travail dissimulé », l'entreprise est suspectée d'avoir employé hors du cadre légal français… de nombreux chauffeurs venus de Roumanie.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/ivre-au-volant-dun-mastodonte-de-25-tonnes
vendredi 1 juin 2012
Sept ans d'un amour destructeur : huit ans de prison ferme
Il n'a manifesté aucune émotion, pas la moindre réaction. Egal à ce qu'il a montré de lui-même tout au long de ces trois jours de procès d'assises, Wesley Jacquemin, 32 ans, est resté impassible à l'annonce de sa condamnation à 8 ans de prison ferme pour avoir involontairement causé le décès de sa compagne en 2005.
«POUR moi, ça ne sera jamais assez, mais au moins il est reconnu que par ses coups, il a tué notre fille. » Après 6 ans et demi de procédure, c'était hier, pour la maman d'Aurélie Lellig, décédée à l'âge de 23 ans, le 10 novembre 2005, l'heure de la délivrance. « Je souhaite qu'il s'en sorte, mais le plus difficile c'est de voir qu'il n'a pas eu un mot pour notre fille. »
Comment ? Pourquoi est décédée Aurélie ? Il aura fallu de nombreuses expertises pour que soit établie de façon (in)certaine les causes de la mort. La tâche n'aura pas été aisée pour les jurés à l'heure du jugement…
Car si pour Me Fabienne Anton-Romankow, l'avocate de la famille d'Aurélie, les causes du décès ne font pas de doute, la défense n'avait pas le même regard. « Aurélie est décédée d'un stress dû de façon certaine aux violences infligées par son compagnon qui ont entraîné des troubles cardiaques et la mort subite… », a ainsi affirmé, rapport d'expert à l'appui, Me Anton-Romankow. « L'asphyxie, comme on veut le faire croire du côté de la défense, n'est pas la cause du décès… On a mis plus de 6 ans à y arriver, mais les choses sont certaines. Le décès d'Aurélie est dû aux coups portés par Wesley Jacquemin. »
A l'heure des plaidoiries, l'avocate a insisté sur la « douleur insoutenable » des parents, une mère qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, un père qui a voulu mourir… « Ce que tout le monde craignait est arrivé. Tout le monde était inquiet pour elle. On savait qu'il y avait de la violence quotidienne. On savait qu'il la frappait. Chacun espérait qu'elle le quitterait un jour… Mais à ce moment-là, on ne savait pas qu'il fallait craindre pour sa vie. »
Me Jean-Luc Martin, bâtonnier de Châlons-en-Champagne, l'avocat de leur petite fille, âgée d'un an au moment du drame, a rappelé qu'en « droit français, on est responsable de ce qu'on fait. On est responsable du résultat ! Le résultat, ça a été précisément l'objet des expertises. La conclusion est claire, nette et précise et ne souffre pas de discussion. Le lien entre les violences et la mort subite est évident. La violence de la dispute a causé le décès d'Aurélie ».
« Il n'a pas tué Aurélie »
Un avis catégorique loin d'être partagé par Me Antoine Flasaquier, avocat de la défense, qui n'a pas manqué de souligner la complexité du dossier.
« Il est toujours difficile de juger un homme, d'autant plus lorsque les choses ne sont pas cernées, évidentes… C'est d'autant plus difficile que dans ce dossier se pose la détermination de la cause de la mort. Il y a un problème médical, une difficulté qui s'est ressentie tout au long des débats… Wesley Jacquemin n'a pas le sentiment d'avoir tué quelqu'un. Et ce que disent les experts n'est pas si évident. C'est une violente dispute, mais pour autant elle reste habituelle. Au moment, où il s'en va, elle est vivante… Aurélie est morte de mort naturelle. La grande difficulté c'est que les coups n'ont pas causé directement sa mort… mais indirectement. » Et de revenir sur les contradictions des différentes expertises : un décès par asphyxie, une mort subite d'origine cardiaque liée au stress…
« C'est une mort naturelle… Qui a des causes, mais c'est une mort naturelle… Il a toujours dit, ça ne peut pas être mes gifles qui l'ont tuée, parce que c'était mes gifles habituelles. C'est désagréable à entendre, mais c'est honnête… Dans ce dossier, je ne détiens aucune vérité… On parle du stress, mais on ne connaît pas la journée d'Aurélie. On sait qu'elle a fumé du cannabis. On ne sait pas non plus quelle en est la conséquence sur le stress. On ne peut avoir aucune certitude dans ce dossier… »
Hier, la cour, après en avoir délibéré pendant deux heures, a estimé que par ses violences, il avait bien contribué au décès de sa jeune compagne. Suivant les réquisitions de l'avocat général (lire par ailleurs), Wesley Jacquemin a été condamné à 8 ans d'emprisonnement ferme, ainsi qu'à une interdiction de séjour de 5 ans dans l'arrondissement de Vitry-le-François. Il a désormais 10 jours pour faire appel du jugement.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/sept-ans-dun-amour-destructeur-huit-ans-de-prison-ferme
«POUR moi, ça ne sera jamais assez, mais au moins il est reconnu que par ses coups, il a tué notre fille. » Après 6 ans et demi de procédure, c'était hier, pour la maman d'Aurélie Lellig, décédée à l'âge de 23 ans, le 10 novembre 2005, l'heure de la délivrance. « Je souhaite qu'il s'en sorte, mais le plus difficile c'est de voir qu'il n'a pas eu un mot pour notre fille. »
Comment ? Pourquoi est décédée Aurélie ? Il aura fallu de nombreuses expertises pour que soit établie de façon (in)certaine les causes de la mort. La tâche n'aura pas été aisée pour les jurés à l'heure du jugement…
Car si pour Me Fabienne Anton-Romankow, l'avocate de la famille d'Aurélie, les causes du décès ne font pas de doute, la défense n'avait pas le même regard. « Aurélie est décédée d'un stress dû de façon certaine aux violences infligées par son compagnon qui ont entraîné des troubles cardiaques et la mort subite… », a ainsi affirmé, rapport d'expert à l'appui, Me Anton-Romankow. « L'asphyxie, comme on veut le faire croire du côté de la défense, n'est pas la cause du décès… On a mis plus de 6 ans à y arriver, mais les choses sont certaines. Le décès d'Aurélie est dû aux coups portés par Wesley Jacquemin. »
A l'heure des plaidoiries, l'avocate a insisté sur la « douleur insoutenable » des parents, une mère qui n'est plus que l'ombre d'elle-même, un père qui a voulu mourir… « Ce que tout le monde craignait est arrivé. Tout le monde était inquiet pour elle. On savait qu'il y avait de la violence quotidienne. On savait qu'il la frappait. Chacun espérait qu'elle le quitterait un jour… Mais à ce moment-là, on ne savait pas qu'il fallait craindre pour sa vie. »
Me Jean-Luc Martin, bâtonnier de Châlons-en-Champagne, l'avocat de leur petite fille, âgée d'un an au moment du drame, a rappelé qu'en « droit français, on est responsable de ce qu'on fait. On est responsable du résultat ! Le résultat, ça a été précisément l'objet des expertises. La conclusion est claire, nette et précise et ne souffre pas de discussion. Le lien entre les violences et la mort subite est évident. La violence de la dispute a causé le décès d'Aurélie ».
« Il n'a pas tué Aurélie »
Un avis catégorique loin d'être partagé par Me Antoine Flasaquier, avocat de la défense, qui n'a pas manqué de souligner la complexité du dossier.
« Il est toujours difficile de juger un homme, d'autant plus lorsque les choses ne sont pas cernées, évidentes… C'est d'autant plus difficile que dans ce dossier se pose la détermination de la cause de la mort. Il y a un problème médical, une difficulté qui s'est ressentie tout au long des débats… Wesley Jacquemin n'a pas le sentiment d'avoir tué quelqu'un. Et ce que disent les experts n'est pas si évident. C'est une violente dispute, mais pour autant elle reste habituelle. Au moment, où il s'en va, elle est vivante… Aurélie est morte de mort naturelle. La grande difficulté c'est que les coups n'ont pas causé directement sa mort… mais indirectement. » Et de revenir sur les contradictions des différentes expertises : un décès par asphyxie, une mort subite d'origine cardiaque liée au stress…
« C'est une mort naturelle… Qui a des causes, mais c'est une mort naturelle… Il a toujours dit, ça ne peut pas être mes gifles qui l'ont tuée, parce que c'était mes gifles habituelles. C'est désagréable à entendre, mais c'est honnête… Dans ce dossier, je ne détiens aucune vérité… On parle du stress, mais on ne connaît pas la journée d'Aurélie. On sait qu'elle a fumé du cannabis. On ne sait pas non plus quelle en est la conséquence sur le stress. On ne peut avoir aucune certitude dans ce dossier… »
Hier, la cour, après en avoir délibéré pendant deux heures, a estimé que par ses violences, il avait bien contribué au décès de sa jeune compagne. Suivant les réquisitions de l'avocat général (lire par ailleurs), Wesley Jacquemin a été condamné à 8 ans d'emprisonnement ferme, ainsi qu'à une interdiction de séjour de 5 ans dans l'arrondissement de Vitry-le-François. Il a désormais 10 jours pour faire appel du jugement.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/sept-ans-dun-amour-destructeur-huit-ans-de-prison-ferme
Mystère avenue Motte
Tout commence le 25 mai vers 9 h 15 avenue Motte à Roubaix. Une dame âgée de 64 ans se balade avec son sac à main. Surgit alors par derrière un homme qui, sur l'allée centrale de l'avenue Motte, s'empare du sac. Le voleur s'enfuit, la dame chute lourdement et se blesse. Mais une autre dame - une automobiliste au volant de sa voiture arrêtée au feu rouge - a vu toute la scène et suit des yeux le fuyard. La police est avertie téléphoniquement.
Peintre en bâtiment
Le témoin, qui roule alors non loin du voleur, le voit même quand il s'arrête, s'accroupit et fouille rapidement le sac avant de l'abandonner.
L'inconnu reprend sa course alors vers un autre feu rouge. Quelques secondes plus tard, la police surgit et arrête Brahim X., 57 ans, peintre en bâtiment et titulaire seulement d'une vieille condamnation qui n'apparaît d'ailleurs même plus sur son casier judiciaire.
« J'allais à mon travail, je n'ai rien à voir avec tout ça, je n'ai même rien vu » s'exclame hier le suspect dans le box. La victime a vu, sur la tête de son agresseur, une sorte de sac en plastique vert qui se gonflait avec le vent. « J'ai une casquette verte tâchée de peinture, c'est tout » rétorque le prévenu. « Il avait l'air sale » a dit la victime. « Je ne suis pas sale, j'allais à mon travail, c'est tout » objecte le peintre. « C'était un Européen » assure la dame. « Je n'ai rien d'un Européen » s'indigne le suspect.
La jeune automobiliste témoin reconnaît formellement l'agresseur. Une « parade » avec trois autres personnes a été organisée derrière une glace sans tain au commissariat. Brahim X. a été formellement reconnu. Mais des détails coincent. D'abord, on décrit un haut de survêtement rouge. « Pas du tout, j'ai simplement un marcel rouge ! » proteste le prévenu. « En plus, le témoin peut très bien confondre en décrivant mon client qu'elle a peut-être vu mais en pensant que c'est lui l'agresseur alors qu'elle se trompe » intervient Me Gaëlle Moquet.
Plusieurs détails ne collent pas tout à fait et ajoutent au caractère troublant de ce dossier. « On m'a vu tout le temps, 100 euros ont disparu du sac, paraît-il ! Où sont-ils ? Je ne les ai pas sur moi ! Je n'ai qu'un euro sur moi ! ». Et d'ajouter : « El les caméras de surveillance ? Et mon ADN que j'aurais laissé sur le sac ? Où sont les analyses ? » Le président Lemaire admet que les analyses ADN n'ont pas eu le temps d'être opérées. Quant aux caméras, elles ne fonctionnaient pas. Me Gaëlle Moquet, en défense, s'applique alors à démolir une à une toutes les fausses certitudes du dossier. Au final, la relaxe s'impose
http://www.nordeclair.fr/Locales/Roubaix/2012/06/01/mystere-avenue-motte.shtml
Peintre en bâtiment
Le témoin, qui roule alors non loin du voleur, le voit même quand il s'arrête, s'accroupit et fouille rapidement le sac avant de l'abandonner.
L'inconnu reprend sa course alors vers un autre feu rouge. Quelques secondes plus tard, la police surgit et arrête Brahim X., 57 ans, peintre en bâtiment et titulaire seulement d'une vieille condamnation qui n'apparaît d'ailleurs même plus sur son casier judiciaire.
« J'allais à mon travail, je n'ai rien à voir avec tout ça, je n'ai même rien vu » s'exclame hier le suspect dans le box. La victime a vu, sur la tête de son agresseur, une sorte de sac en plastique vert qui se gonflait avec le vent. « J'ai une casquette verte tâchée de peinture, c'est tout » rétorque le prévenu. « Il avait l'air sale » a dit la victime. « Je ne suis pas sale, j'allais à mon travail, c'est tout » objecte le peintre. « C'était un Européen » assure la dame. « Je n'ai rien d'un Européen » s'indigne le suspect.
La jeune automobiliste témoin reconnaît formellement l'agresseur. Une « parade » avec trois autres personnes a été organisée derrière une glace sans tain au commissariat. Brahim X. a été formellement reconnu. Mais des détails coincent. D'abord, on décrit un haut de survêtement rouge. « Pas du tout, j'ai simplement un marcel rouge ! » proteste le prévenu. « En plus, le témoin peut très bien confondre en décrivant mon client qu'elle a peut-être vu mais en pensant que c'est lui l'agresseur alors qu'elle se trompe » intervient Me Gaëlle Moquet.
Plusieurs détails ne collent pas tout à fait et ajoutent au caractère troublant de ce dossier. « On m'a vu tout le temps, 100 euros ont disparu du sac, paraît-il ! Où sont-ils ? Je ne les ai pas sur moi ! Je n'ai qu'un euro sur moi ! ». Et d'ajouter : « El les caméras de surveillance ? Et mon ADN que j'aurais laissé sur le sac ? Où sont les analyses ? » Le président Lemaire admet que les analyses ADN n'ont pas eu le temps d'être opérées. Quant aux caméras, elles ne fonctionnaient pas. Me Gaëlle Moquet, en défense, s'applique alors à démolir une à une toutes les fausses certitudes du dossier. Au final, la relaxe s'impose
http://www.nordeclair.fr/Locales/Roubaix/2012/06/01/mystere-avenue-motte.shtml
150 000 € de vols d'engins de chantiers
Un camion benne, une mini-pelle, une sablonneuse et du matériel de BTP pour un total estimé à plus de 150 000 euros… C'est le montant des vols commis sans aucune effraction auprès de plusieurs sociétés de location du Gers et du Tarn-et-Garonne.
Les faits remontent à mars dernier lorsqu'une salariée de l'enseigne « Leclerc Brico », à Montauban, en plein inventaire, se fait dérober son sac à main contenant un chéquier, son permis de conduire, sa carte d'identité et deux téléphones. Des documents précieux qui vont permettre avec une facilité déconcertante à une petite bande d'escrocs d'abuser quatre sociétés de location de BTP à Beaumont-de-Lomagne, Samatan, Gimont et l'Isle-Jourdain.
Usant toujours du même mode opératoire, les escrocs « louaient » les services d'une adolescente de 16 ans - les papiers d'identité volés étant ceux d'une femme. Celle-ci se présentait avec un comparse dans les sociétés de location et émettait au nez à la barbe des salariés un chèque frauduleux. Le matériel loué n'étant jamais restitué.
L'enquête préalablement ouverte par le parquet d'Auch était reprise par celui de Montauban, le mois dernier. Les investigations des gendarmes de la communauté de brigade (COB) de Beaumont-de-Lomagne ayant permis d'identifier un individu de 35 ans. Un Beaumontois résidant désormais sur Valence-d'Agen, connu des militaires lomagnols. Filmé dans l'un des magasins de loca+tion et formellement reconnu sur des planches photographiques par l'une des victimes, l'individu était, dès lors, mis sur écoute. Épaulés par les limiers du groupe enquête de lutte anticambriolage (Gélac) de Castelsarrasin, les enquêteurs Beaumontois parvenaient ainsi à identifier un Montalbanais de 25 ans une Beaumontoise de 16 ans. Appréhendés mardi et mercredi, les trois escrocs ont été immédiatement placés en garde à vue à Moissac et Beaumont. Des auditions prolongées de 24 heures durant lesquelles les trois individus ont reconnu les faits. Leur but étant de revendre le matériel en l'état ou sous forme de pièces détachées. Déférés hier matin à la juge d'instruction, Florence Bru, celle-ci devrait vraisemblablement les mettre en examen pour vols et usage frauduleux de chéquier, escroquerie et abus de confiance. Une information judiciaire devrait également être ouverte un quatrième individu, en fuite, étant activement recherché par les enquêteurs.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/01/1367130-150-000-de-vols-d-engins-de-chantiers.html
Les faits remontent à mars dernier lorsqu'une salariée de l'enseigne « Leclerc Brico », à Montauban, en plein inventaire, se fait dérober son sac à main contenant un chéquier, son permis de conduire, sa carte d'identité et deux téléphones. Des documents précieux qui vont permettre avec une facilité déconcertante à une petite bande d'escrocs d'abuser quatre sociétés de location de BTP à Beaumont-de-Lomagne, Samatan, Gimont et l'Isle-Jourdain.
Usant toujours du même mode opératoire, les escrocs « louaient » les services d'une adolescente de 16 ans - les papiers d'identité volés étant ceux d'une femme. Celle-ci se présentait avec un comparse dans les sociétés de location et émettait au nez à la barbe des salariés un chèque frauduleux. Le matériel loué n'étant jamais restitué.
L'enquête préalablement ouverte par le parquet d'Auch était reprise par celui de Montauban, le mois dernier. Les investigations des gendarmes de la communauté de brigade (COB) de Beaumont-de-Lomagne ayant permis d'identifier un individu de 35 ans. Un Beaumontois résidant désormais sur Valence-d'Agen, connu des militaires lomagnols. Filmé dans l'un des magasins de loca+tion et formellement reconnu sur des planches photographiques par l'une des victimes, l'individu était, dès lors, mis sur écoute. Épaulés par les limiers du groupe enquête de lutte anticambriolage (Gélac) de Castelsarrasin, les enquêteurs Beaumontois parvenaient ainsi à identifier un Montalbanais de 25 ans une Beaumontoise de 16 ans. Appréhendés mardi et mercredi, les trois escrocs ont été immédiatement placés en garde à vue à Moissac et Beaumont. Des auditions prolongées de 24 heures durant lesquelles les trois individus ont reconnu les faits. Leur but étant de revendre le matériel en l'état ou sous forme de pièces détachées. Déférés hier matin à la juge d'instruction, Florence Bru, celle-ci devrait vraisemblablement les mettre en examen pour vols et usage frauduleux de chéquier, escroquerie et abus de confiance. Une information judiciaire devrait également être ouverte un quatrième individu, en fuite, étant activement recherché par les enquêteurs.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/06/01/1367130-150-000-de-vols-d-engins-de-chantiers.html
Sauvés de la noyade par les héros de Cessenon-sur-Orb
Un écolier de Lignan, deux copines mères de famille, un lycéen de 18 ans, un gendarme au repos... Tous ont contribué, avant-hier, grâce à leur héroïsme en cascade, à sauver la vie d’une habitante de Cazouls-les-Béziers de 52 ans, emportée par les flots bouillonnants de la rivière Orb, au lieu-dit Réals, près de Cessenon, dans l’Hérault.
Il est environ 16 h 30. Ryan est venue de Lignan se baigner avec sa maman et son petit frère. "Je faisais une dernière descente sur des petites cascades quand j’ai vu une dame qui se bronzait, sauter dans l’eau, et soudain, je l’ai vue passer juste devant moi, elle ne bougeait pas, je me suis accroché au rocher, je l’ai attrapée puis je l’ai poussée vers une femme près de moi", raconte Ryan.
"J’ai fait mon devoir, je n’ai rien d’une héroïne"
Eva Marti et Elisabeth Sana, deux amies biterroises jouent avec leurs quatre enfants, au bord de l’eau. "Des gens couraient sur la berge, criaient qu’une personne se noyait, j’ai vu des cheveux à quelques centimètres de moi, la dame était sur le ventre et percutait les rochers, je l’ai saisie et j’ai appelé ma copine Eva à l’aide. On l’a bloquée contre un rocher et on a réussi à la ramener sur le sable."
Elisabeth, qui a été pompier volontaire pendant quinze ans, alerte les pompiers et s’occupe de la quinquagénaire inanimée. "J’ai fait mon devoir, je n’ai rien d’une héroïne."
Mais en aval, un autre drame est en train de se nouer. Ryan est emporté à son tour par le courant. "J’ai vu mon fils glisser, j’ai hurlé, en frémit encore Stéphanie Vanderguste. J’ai couru le long de la berge. Heureusement, un jeune kayakiste qui portait encore son gilet, a plongé et a sauvé mon fils, aidé par un gendarme."
"Sans Tristan, je serais mort" dit Ryan, 12 ans
L'habitante de Cazouls-les-Béziers, en hypothermie, est hospitalisée à Béziers. Des examens sur Ryan ne révèlent pas de fractures mais des multiples contusions dues aux rochers.
"J’ai eu tellement peur. J’ai fait comme mon tonton m’avait dit, j’ai fermé la bouche. Mais sans Tristan, je serais mort, il m’a rattrapé avant une grosse chute d’eau. Je l’ai remercié et je veux lui écrire une lettre", raconte Ryan. Il n’y a pas eu d’école pour lui, hier, il se remet de ses émotions. "J’aime bien aider les autres, c’est dans ma nature. Ce qui est bien dans tout ça, c’est que j’ai sauvé une vie et qu’on a sauvé la mienne."
Tristan Levrien est allé au lycée comme si de rien n’était. "Le petit gars était emporté, j’ai couru, soudain, il a coulé, je ne le voyais plus alors j’ai plongé et je l’ai récupéré." Un gendarme de repos l’aide à ramener le jeune adolescent sur la berge. Tristan connaît bien les dangers de la rivière. Cet élève en terminale STI pratique le kayak de compétition au sein du club de Cessenon, où il vit. "Je ne me baigne jamais à Reals".
Pour Eva, Elisabeth, Ryan, Stéphanie, ce bain mouvementé était aussi le dernier dans cette rivière, tous l’ont juré.
http://www.midilibre.fr/2012/05/31/les-heros-en-cascade-de-cessenon-sur-orb,509575.php
Il est environ 16 h 30. Ryan est venue de Lignan se baigner avec sa maman et son petit frère. "Je faisais une dernière descente sur des petites cascades quand j’ai vu une dame qui se bronzait, sauter dans l’eau, et soudain, je l’ai vue passer juste devant moi, elle ne bougeait pas, je me suis accroché au rocher, je l’ai attrapée puis je l’ai poussée vers une femme près de moi", raconte Ryan.
"J’ai fait mon devoir, je n’ai rien d’une héroïne"
Eva Marti et Elisabeth Sana, deux amies biterroises jouent avec leurs quatre enfants, au bord de l’eau. "Des gens couraient sur la berge, criaient qu’une personne se noyait, j’ai vu des cheveux à quelques centimètres de moi, la dame était sur le ventre et percutait les rochers, je l’ai saisie et j’ai appelé ma copine Eva à l’aide. On l’a bloquée contre un rocher et on a réussi à la ramener sur le sable."
Elisabeth, qui a été pompier volontaire pendant quinze ans, alerte les pompiers et s’occupe de la quinquagénaire inanimée. "J’ai fait mon devoir, je n’ai rien d’une héroïne."
Mais en aval, un autre drame est en train de se nouer. Ryan est emporté à son tour par le courant. "J’ai vu mon fils glisser, j’ai hurlé, en frémit encore Stéphanie Vanderguste. J’ai couru le long de la berge. Heureusement, un jeune kayakiste qui portait encore son gilet, a plongé et a sauvé mon fils, aidé par un gendarme."
"Sans Tristan, je serais mort" dit Ryan, 12 ans
L'habitante de Cazouls-les-Béziers, en hypothermie, est hospitalisée à Béziers. Des examens sur Ryan ne révèlent pas de fractures mais des multiples contusions dues aux rochers.
"J’ai eu tellement peur. J’ai fait comme mon tonton m’avait dit, j’ai fermé la bouche. Mais sans Tristan, je serais mort, il m’a rattrapé avant une grosse chute d’eau. Je l’ai remercié et je veux lui écrire une lettre", raconte Ryan. Il n’y a pas eu d’école pour lui, hier, il se remet de ses émotions. "J’aime bien aider les autres, c’est dans ma nature. Ce qui est bien dans tout ça, c’est que j’ai sauvé une vie et qu’on a sauvé la mienne."
Tristan Levrien est allé au lycée comme si de rien n’était. "Le petit gars était emporté, j’ai couru, soudain, il a coulé, je ne le voyais plus alors j’ai plongé et je l’ai récupéré." Un gendarme de repos l’aide à ramener le jeune adolescent sur la berge. Tristan connaît bien les dangers de la rivière. Cet élève en terminale STI pratique le kayak de compétition au sein du club de Cessenon, où il vit. "Je ne me baigne jamais à Reals".
Pour Eva, Elisabeth, Ryan, Stéphanie, ce bain mouvementé était aussi le dernier dans cette rivière, tous l’ont juré.
http://www.midilibre.fr/2012/05/31/les-heros-en-cascade-de-cessenon-sur-orb,509575.php
Assassinat de Sonia : l'appel au secours des parents
En plus de devoir faire face à l'horrible meurtre de leur fille cadette, les parents de Sonia Brunbrouck ne peuvent pas payer ses obsèques. Ils lancent un appel à la solidarité.
CHATILLON-LES-SONS (Aisne). «ON n'a jamais rien demandé, on s'est toujours débrouillé tous seuls mais là on ne peut plus. On est pris à la gorge. » Hier, Bernard Brunbrouck, le papa de Sonia, dans le salon familial de Châtillon-lès-Sons semble bien désarmé face à la montagne de complications diverses qui accable le couple. « Avec la mort de Sonia, il a fallu faire face à des dépenses non prévues, on arrive à un stade où on ne peut plus payer le loyer. On a les huissiers qui réclament. »
Deux moyens de les aider
Si aujourd'hui, les parents de Sonia, cette lycéenne sauvagement assassinée derrière les ruines de l'abbaye Saint-Vincent à Laon, le 19 avril dernier, ont décidé de demander un coup de pouce, c'est surtout pour Sonia. « Y'a les frais d'obsèques à payer et nous aimerions une pierre tombale pour notre fille, que ça soit digne. Il y a le président de l'Union commerciale de Laon qui se mobilise pour qu'il y ait un monument érigé à l'endroit où notre fille a été assassinée. Si on demande un coup de main, c'est pas pour nous, on trouvera toujours une solution mais c'est pour Sonia, sa mémoire. On ne demande pas de tout nous payer, loin de là. Nous apporter un coup de main, ça permettrait de nous soulager un peu. »
Le couple est aidé dans leurs démarches par le Secours populaire.
L'association touchée par le malheur qui s'est abattu sur ces parents et consciente de la profonde détresse dans laquelle ils sont plongés depuis plus d'un mois, leur apporte un soutien logistique, en centralisant les dons.
Les parents de la lycéenne peuvent aussi compter sur la solidarité de proches, d'amis de leur fille qui viennent de créer une association pour aider au financement de la stèle en mémoire de Sonia, promenade de la Madeleine à Laon. L'adhésion à l'association est de 5 euros.
Vous pouvez envoyer vos dons par chèque à l'ordre « en mémoire de Sonia », au 35, faubourg Saint-Martin, 02250 à Marle. Contact : 03.23.20.19.46. Pour plus de renseignements : en.memoire.de.sonia@orange.fr ou sur la page facebook qui s'intitule aussi « en mémoire de Sonia »
Secours populaire. Opération Sonia. 1, rue Georges Brassens, 02840 Athies-sous-Laon.
Vous pouvez aussi passer à la fédération du secours populaire, rue Edouard-Branly à Laon, pour déposer votre don en précisant bien qu'il s'agit d'une aide pour la famille de Sonia Brunbrouck.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/assassinat-de-sonia-lappel-au-secours-des-parents
CHATILLON-LES-SONS (Aisne). «ON n'a jamais rien demandé, on s'est toujours débrouillé tous seuls mais là on ne peut plus. On est pris à la gorge. » Hier, Bernard Brunbrouck, le papa de Sonia, dans le salon familial de Châtillon-lès-Sons semble bien désarmé face à la montagne de complications diverses qui accable le couple. « Avec la mort de Sonia, il a fallu faire face à des dépenses non prévues, on arrive à un stade où on ne peut plus payer le loyer. On a les huissiers qui réclament. »
Deux moyens de les aider
Si aujourd'hui, les parents de Sonia, cette lycéenne sauvagement assassinée derrière les ruines de l'abbaye Saint-Vincent à Laon, le 19 avril dernier, ont décidé de demander un coup de pouce, c'est surtout pour Sonia. « Y'a les frais d'obsèques à payer et nous aimerions une pierre tombale pour notre fille, que ça soit digne. Il y a le président de l'Union commerciale de Laon qui se mobilise pour qu'il y ait un monument érigé à l'endroit où notre fille a été assassinée. Si on demande un coup de main, c'est pas pour nous, on trouvera toujours une solution mais c'est pour Sonia, sa mémoire. On ne demande pas de tout nous payer, loin de là. Nous apporter un coup de main, ça permettrait de nous soulager un peu. »
Le couple est aidé dans leurs démarches par le Secours populaire.
L'association touchée par le malheur qui s'est abattu sur ces parents et consciente de la profonde détresse dans laquelle ils sont plongés depuis plus d'un mois, leur apporte un soutien logistique, en centralisant les dons.
Les parents de la lycéenne peuvent aussi compter sur la solidarité de proches, d'amis de leur fille qui viennent de créer une association pour aider au financement de la stèle en mémoire de Sonia, promenade de la Madeleine à Laon. L'adhésion à l'association est de 5 euros.
Vous pouvez envoyer vos dons par chèque à l'ordre « en mémoire de Sonia », au 35, faubourg Saint-Martin, 02250 à Marle. Contact : 03.23.20.19.46. Pour plus de renseignements : en.memoire.de.sonia@orange.fr ou sur la page facebook qui s'intitule aussi « en mémoire de Sonia »
Secours populaire. Opération Sonia. 1, rue Georges Brassens, 02840 Athies-sous-Laon.
Vous pouvez aussi passer à la fédération du secours populaire, rue Edouard-Branly à Laon, pour déposer votre don en précisant bien qu'il s'agit d'une aide pour la famille de Sonia Brunbrouck.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/assassinat-de-sonia-lappel-au-secours-des-parents
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