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dimanche 9 février 2020

Aujourd'hui DANS UN VILLAGE ..... FAIT DE SOCIETE


Prunay (Marne)

Alice Astier


Aujourd'hui, dans mon village d'un peu plus de 1000 habitants, je me suis tordu la cheville deux fois. La deuxième fois je suis tombée. Il y a un jeune homme qui est passé pas loin, il m'a regardé, a continué sa route. J'ai mis un bon moment à me relever parce qu'en plus de mes deux prothèses de hanche je m'étais fait mal au poignet. À genoux je ne parvenais toujours pas à me remettre debout, je lui ai crié "Merci !!! " jusqu'à ce qu'il se retourne, il a poursuivi son chemin. Pendant un moment je me suis dit qu'il allait falloir attendre qu'une bonne âme passe pour me sortir de cette situation. Cela m'était aussi arrivé dans la ville de Reims, il s'agissait là d'un homme adulte qui se rendait à sa voiture garée près de moi alors que j'étais encore au sol. On vit dans un pays où l'on cite sans cesse le "Non assistance à personne en danger ! " alors que dans les villes, et maintenant désormais dans les villages on passe à côté d'une personne au sol dans l'indifférence totale !
Je vous demande de partager au maximum et d'en parler avec votre entourage, enfants, adolescents, adultes, pour enrayer ce comportement tristement égoïste et grandissant.
Merci pour le partage.
Alice

lundi 3 septembre 2018

Enceinte de 6 mois, on lui refuse l’accès aux toilettes dans un magasin

Entre deux portières. C’est ainsi qu’Audray, une jeune femme de 23 ans, enceinte de six mois, a tenté de préserver un minimum son intimité, alors qu’elle est contrainte d’uriner sur un parking de Vesoul. C’était mardi 21 août, sur le parking du magasin Action, boulevard Kennedy.
« C’est honteux, inadmissible », s’agace encore plusieurs jours après les faits, Mireille, sa mère. Les deux femmes étaient en balade, ce jour-là à Vesoul, avec le compagnon de Mireille, son autre fille et deux des enfants d’Audray. « On va souvent au magasin de Lure, mais on ne connaissait pas encore celui de Vesoul », poursuit Mireille. Dans le magasin, le groupe commençait à faire le tour des rayons, en poussant son chariot lorsqu’Audray s’est manifestée. « J’avais tellement envie que j’avais du mal à me déplacer ! » « Nous avons demandé s’il y avait des toilettes. Le premier employé n’a pas su nous répondre. Il s’est adressé à une autre employée qui n’était pas loin », raconte Mireille. « Elle a tenté de joindre sa responsable, mais sans succès, elle était apparemment occupée. Alors quelqu’un d’autre est venu, un homme, qui s’est montré catégorique : il nous a dit qu’il n’y avait pas de toilettes dans le magasin. Ma fille a donc dû courir sur le parking. Comme il n’y a pas grand-chose pour se cacher, elle a dû déplacer sa voiture, la garer en biais et faire pipi entre deux portières. Pour moi, ils sont tenus d’ouvrir leurs toilettes aux enfants, aux femmes enceintes ou aux gens malades. » Audray, elle, comprend d’autant moins qu’elle estime que sa proéminence est bien visible…

Le groupe présente ses excuses

Mireille a interpellé la chaîne néerlandaise via une messagerie sur les réseaux sociaux : « On s’est excusée, et on m’a demandé une description de la personne qui nous a répondu. Puis on m’a dit que le service cUne information que confirme encore le groupe, par mail : « C’est avec regret que nous avons appris cet incident via les réseaux sociaux », répond une représentante d’Action en France. « À la suite de quoi nous avons pris contact avec la cliente pour présenter nos excuses et l’avons assuré de toute notre compréhension face à son mécontentement. Nous […] avons également contacté le même jour le magasin, pour faire un rappel de nos procédures internes qui autorisent l’accès aux toilettes aux personnes âgées, aux femmes enceintes, aux enfants en bas âge et aux personnes ayant une raison médicale. Nous mettons un point d’honneur à ce que les valeurs de notre groupe et particulièrement celle du respect, soient vécues au quotidien par l’ensemble de nos collaborateurs envers nos clients. L’incident dont a été victime cette cliente a fait l’objet de mesures correctives afin que cela ne se reproduise pas. »
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mardi 21 août 2018

À Saint-Quentin, le propriétaire tente d’expulser lui-même son locataire

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Des meubles, des cartons et des sacs s’étalant sur le trottoir entre le 3 et le 11 de la rue des Girondins. Tel était le spectacle visible ce lundi matin dans cette artère du faubourg d’Isle. Quelques minutes plus tôt, le propriétaire du numéro 7 était entré dans le domicile pour en expulser son locataire, un homme de 62 ans.

«  Ils sont venus à quatre et ont mis toutes ses affaires et son mobilier dehors pour l’expulser  », explique Corinne Bécourt de la Confédération nationale du logement (CNL). «  Vendredi, déjà, il était venu démonter et couper les arrivées d’eau.  »
Prévenue de cette irruption, les membres de la CNL sont accourus sur place pour faire cesser cette expulsion. «  On a appelé les policiers et un huissier pour faire constater la chose. Ce monsieur va apprendre qu’à Saint-Quentin, mais aussi en France, il y a des lois qui existent  », s’emporte Corinne Bécourt.

« La solidarité a fonctionné »

Une fois le constat effectué, les membres du Parti communiste local sont venus en renfort pour remettre les meubles dans la maison. «  La solidarité a fonctionné. Maintenant une procédure est entamée, une plainte est en cours il va devoir payer les dédommagements et les frais d’huissier.  »
Selon la CNL, le locataire de 62 ans avait «  un mois et demi de loyer en retard  ». Il vient tout juste d’être en retraite mais celle-ci n’a pas encore été versée. «  Il n’a que 312 € et pas d’autres aides pour le moment », complète Corinne Bécourt.
Le sexagénaire, malade du cœur, avait déjà fait une demande de nouveau logement, pour l’instant sans succès. Nous ne sommes pas parvenus à joindre le propriétaire…………..  LIRE DANS LE JOURNAL L'AISNE NOUVELLE ……………..   À Saint-Quentin, le propriétaire tente d’expulser lui-même son locatairehttp://www.aisnenouvelle.fr/77324/article/2018-08-20/saint-quentin-le-proprietaire-tente-dexpulser-lui-meme-son-locataire


mardi 19 juin 2018

Elle devient SDF à cause de locataires qui ne l'ont jamais payée

Nadine Olivier, une quinquagénaire qui résidait dans le Var est à la rue depuis plusieurs jours. En cause ? Des locataires qui ne l'ont jamais payé. Elle a été contrainte de vendre son propre appartement pour rembourser le crédit de la maison qu'elle avait mis en location à Roquebrune-sur-Argens (Var), rapporte Europe 1.
La quinquagénaire raconte au micro d'Europe 1 qu'il y a près de quatre ans, une famille s'installe dans sa maison du Var. Le week-end, alors qu'ils devaient se revoir pour le paiement, Nadine Olivier ne revoit pas les locataires. "Je n'ai jamais pu retourner dans l'appartement", déplore-t-elle. La propriétaire envoie plusieurs courriers recommandés, des demandes d'aides à plusieurs organismes, en vain. Elle est désormais à la rue, ayant dû vendre son appartement pour rembourser le crédit de la maison. "Je vais loger à droite à gauche, là j'ai passé quatre jours à la belle étoile, je me suis achetée une petite tente. Je ne vais pas vivre ad aeternam sous les ponts", explique-t-elle.
L'an dernier, la justice a rendu une décision d'explusion de la famille de quatre personnes. Les locataires ont fait traîner le dossier, avant de faire appel. "Les services sont restés enfermés dans leurs procédures plutôt que de prendre en considération l’urgence de la situation. Les locataires sont encore logés chez elle et à ses frais", s'indigne l'avocat de Nadine Olivier qui dénonce la lenteur de l'Etat. 
  1. ash Actu http://www.lefigaro.fr/flash-actu/

vendredi 25 mai 2018

Lille : Jacques, SDF, peintre et “figure du quartier”, rappelé à l'ordre par la police municipale

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Rappelé à l'ordre parce que son chevalet occupait trop de place sur le trottoir, Jacques n'ose plus peindre à côté de l'Opéra de Lille, alors qu'il y est installé depuis seize ans.
Il s'appelle Jacques Catais et si vous ne connaissez ni son nom, ni son prénom, vous l'avez peut-être déjà croisé entre la Grand Place et la gare Lille-Flandres. Voilà seize ans que ce Lillois de 62 ans a installé son chevalet non loin de l'Opéra, juste devant la boulangerie Paul, et il craint de ne plus pouvoir peindre.
Mardi, Jacques s'est vu signifier par la police municipale que son chevalet occupait trop de place dans l'espace public et depuis, il ne l'a plus sorti et garde même son chien Pinceau à l'atelier, de peur de provoquer des remous.

"On m'a interdit de vendre des tableaux" explique Jacques Catais, qui raconte que mardi, "la police municipale est passée et m'a dit 'Écoute, Jacques, il faudra que tu remballes."

Travailleur et inscrit à l'URSSAF


Jacques a travaillé comme forain, ouvrier dans le BTP, réceptionniste ou sur un chantier maritime à Marseille ou garçon de café à Lille. Il avait pu louer un local pour peindre et vendre ses toiles mais l'a perdu, faute de pouvoir en payer le loyer.

Inscrit à l'URSSAF, il s'était même fait attribuer un numéro de Siren pour son activité. Rêvant d'un "Montmartre" lillois et de pouvoir vivre de ses tableaux, il envisageait même de donner des cours de peinture aux enfants.

C'est Marco Tallu, bénévole au sein de l'association "Action froid", qui a fait connaître sa situation via un post Facebook rapidement devenu viral. 

"Aujourd'hui la police municipale lui a demandé de remballer son matériel et lui a interdit de peindre et de vendre ses tableaux dans la rue" y indiquait-il.

Pas tout à fait, répond la ville de Lille. Selon la mairie, qui rappelle que Jacques, "une figure du quartier", "n'a pas été verbalisé". Seulement, précise-t-on, "la seule chose qui lui a été demandé, c'était de réduire son emprise au sol", car ses affaires présentaient "une gêne pour le passage des piétons." Jacques pourra-t-il continuer à peindre s'il s'efforce d'occuper une plus petite surface ? C'est ce qui semble ressortir de cet échange.

Une pétition ?


"Il m'a dit que les commerçants du quartier allaient faire circuler une pétition pour l'aider à obtenir le droit de travailler sur son morceau de trottoir" ajoute en tout cas Marco Tallu dans son post. 

L'expositio
"La mendicité n'est pas du tout interdite à Lille !" se défend en tout cas la mairie. "La solidarité doit s'exprimer". Le bénévole, lui, a envoyé un courrier à Martine Aubry.
Lille Métropolehttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille-metropole

samedi 31 décembre 2016

Sœurs, elles se sont éteintes à quelques jours d'intervalle

Elles étaient sœurs et ont été enlevées à l'affection de leurs proches en ces derniers jours de décembre : Jeanne Juliani et Lucile Bonnaure, nées Franc, ne sont plus.
Samedi 24 décembre, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours à Puivert accueillait une assemblée venue rendre un dernier hommage à Jeanne Juliani, décédée à l'âge de 93 ans. «Madame Juliani», comme des générations d'élèves l'auront appelée tout au long de sa carrière d'institutrice, était née à Rouvenac en 1923. Jeanne et Lucile apprendront les valeurs de partage au sein d'une famille qui héberge des réfugiés juifs durant la guerre, puis Jeanne intègre l'École Normale Supérieure. Après un premier poste à Lignairolles, où elle exerce durant deux années, Jeanne Juliani rejoint Chalabre et son tout nouveau groupe scolaire, qui ne portait pas encore le nom de Louis-Pergaud. Une école qu'elle dirigera après le départ de Mademoiselle Gabarre, jusqu'en 1978. Retraite oblige, elle quitte ses petits écoliers pour Puivert, le village d'où son mari Fernand était originaire, disparu en 1998, et aux côtés duquel elle repose désormais.
Au lendemain de cette journée d'adieu, Lucile Bonnaure, sa sœur, était victime d'un malaise fatal, peu après son retour sur les Hauts de Bon-Accueil, après une journée partagée en famille. Un triste jour de Noël pour une famille éprouvée, qui s'est réunie en l'église Saint-Barthémémy de Rouvenac, mardi 27 décembre, autour de Nicole et Michel Boussioux, sa fille et son beau-fils. Décédée à l'âge de 87 ans, Lucile Bonnaure avait notamment veillé aux côtés de son époux aux destinées de la Rôtisserie Périgourdine, enseigne renommée près du Portail des Jacobins à Carcassonne.
En ces tristes circonstances, sincères condoléances à la famille, et à toutes les personnes que ce deuil afflige.
http://www.ladepeche.fr/communes/puivert,11303.html

mercredi 6 juillet 2016

Logement indécent : la galère d'un couple aurignacien

Christelle et Gilles Gojon ont emménagé en mars 2015 dans une petite maison, à 3 km d'Aurignac. La demeure n'est certes pas grande, mais pour Gilles, qui a dû fermer son restaurant après un infarctus, «le loyer de 250 euros n'est pas cher».
Mais le couple déchante vite : à chaque pluie, une tache d'humidité se forme au plafond, et la pluie finit par couler à l'intérieur de la maison. «Au début, le propriétaire nous a annoncé qu'il allait réparer, puis carrément changer la toiture, mais les faits n'ont pas suivi. En janvier, il a posé une bâche sur le toit, mais il continue de pleuvoir dans la cuisine. Quand il fait trop froid pour ouvrir les portes en grand, il y a dans la maison une odeur d'humidité et de moisissure insoutenable, et c'est en train d'abîmer toutes nos affaires, les habits, les meubles, l'électroménager…», raconte Christelle Gojon. «Je n'ai jamais eu de problèmes respiratoires, mais désormais, j'ai besoin plusieurs fois par jour de spray pour me dégager les bronches», renchérit son mari.

Constat officiel de non-décence

Après un signalement à l'Agence départementale d'information sur le logement, un agent de l'ARS a établi un constat de non-décence du logement et fait suspendre les versements de l'allocation logement au propriétaire en attendant des travaux. Quant au maire d'Aurignac Jean-Michel Losego, il a envoyé fin avril un courrier sommant le propriétaire Julien Lacroix de mettre un terme à une situation d'infraction au règlement sanitaire départemental, lui donnant un délai de deux mois, qui expirait hier. «Je vais réessayer de contacter le propriétaire, pour qu'il agisse avant d'en venir à la force publique», indique le maire avant de préciser qu'administrativement, une demande de travaux pour la toiture a bien été déposée en mairie.
«Il y a eu des dégâts suite à un orage, mais j'ai mis une bâche, ils sont hors d'eau», commente Julien Lacroix qui qualifie ses locataires de «mauvais coucheurs», et menace de porter plainte en cas d'article. «J'ai déposé une demande de travaux à la mairie dont j'attends la réponse. Quant à l'entrepreneur pour la toiture, j'attends sa venue».
http://www.ladepeche.fr/communes/aurignac,31028.html

jeudi 3 mars 2016

Fonctionnaires: Les agents de Matignon sont les champions de l'absentéisme

Avec une moyenne de 10,2 journées de « congés de maladie ordinaire » (CMO) par an et par personne, ce sont les services du Premier ministre qui occupent la plus haute marche du podium de l’absentéisme dans les administrations.
>> A lire aussi : Pourquoi la France est-elle championne du monde de l'absentéisme?
Les personnels de l’hôtel Matignon devancent les fonctionnaires du ministère de la Justice (8,7 CMO par an et par employé) et ceux du ministère du Travail (8,5 CMO). Suivent deux autres ministères, celui de l’Economie et des Finances et celui de l’Intérieur. Ces chiffres issus de l’enquête Absentéisme pour raison de santé en 2012 et relayés par Le Figaro, montrent par ailleurs que les agents du ministère de la Culture sont les plus fidèles au poste.

Irrités par le non-remplacement des enseignants manquants

Autre information, et non des moindres : l’absentéisme des enseignants est inférieur à la moyenne observée dans l’ensemble de la fonction publique. Il existerait donc une nette différence entre la réalité des absences pour cause de maladie au sein de l’Education nationale et la perception qu’en ont les observateurs, au premier rang desquels on trouve les parents d’élèves.
>> A lire aussi : Education nationale: Qu'a fait le gouvernement pour mieux remplacer les profs absents?
Ces derniers sont d’ailleurs plus souvent irrités par le non-remplacement des enseignants manquants que par l’absentéisme en lui-même. Dans les écoles primaires, 15 % des absences, quelle que soit leur raison, ne font effectivement pas l’objet d’un remplacement. Le chiffre monte à 62 % pour les absences de courte durée dans le second degré.
http://www.20minutes.fr/economie/

lundi 24 août 2015

Cécile se bat pour récupérer son fils de 5 ans, enlevé par son père au Cameroun

David-Pierre a eu 5 ans le 16 juillet. Mais Cécile, sa mère, n'a pas pu fêter son anniversaire avec lui. Cette jeune femme de 33 ans, qui vit à Gagnac-sur-Garonne, n'a pas vu son fils depuis presque un an. Le père de l'enfant, avec qui elle est encore mariée, est parti au Cameroun où il retient le garçon. «Mon mari a décidé de partir vivre au Cameroun alors que je voulais rester en France. L'été dernier, il y a pris notre fils pour les vacances. Le petit devait rentrer en France pour la rentrée, où je l'avais inscrit à l'école. Mais en septembre, mon mari n'a pas voulu le faire revenir et il l'a scolarisé au Cameroun.» Cécile finit par refuser une offre d'emploi en CDI en France dans le but de les retrouver au Cameroun. Elle s'y rend à Noël. «J'ai alors appris que mon mari avait une nouvelle compagne.» Sur place, elle se décide donc d'engager une procédure pour récupérer son fils. Mais son mari ne se présente pas à l'audience et le procès est repoussé. Cécile rentre en France. Pendant un temps, elle communique avec son fils par Internet, via Skype. Mais à partir de février, son mari s'efface progressivement. «Il s'est mis à ne plus répondre à ses mails, a enlevé la puce française de son portable.» C'est par les réseaux sociaux que Cécile apprend qu'il a eu un enfant avec sa nouvelle compagne… Et par son fils que la famille a déménagé de Douala à Yaoundé. «Je ne connais même pas leur adresse.»
Elle finit par porter plainte en France pour enlèvement d'enfant à la gendarmerie de Gagnac, le 10 juin dernier. Problème, Cécile possède la nationalité camerounaise alors que son mari, lui, est français. Ce qui ne lui facilite pas les choses.Le 20 août, nouvelle audience au Cameroun. Cécile en attendait beaucoup, puisqu'elle a inscrit son fils à l'école de Gagnac, où elle vient de s'installer. Mais une nouvelle fois, son mari est aux abonnés absents. L'audience a été repoussée au 3 septembre. «Après la rentrée», soupire-t-elle. Cela fait maintenant un mois et demi qu'elle n'a plus du tout de nouvelles de son fils. En France, la procédure engagée suit son cours. Elle n'espère désormais plus qu'une chose : que David-Pierre la rejoigne dans son appartement coquet de Gagnac, «tout près de l'école».
http://www.ladepeche.fr/article/2015/08/24/2163958-depuis-toulouse-cecile-bat-recuperer-fils-5-ans-enleve-pere.html

mercredi 12 août 2015

Normandie: Un patron met la clef sous la porte sans prévenir ses salariés

Pourquoi se donner la peine de prévenir ses salariés que leur entreprise ferme ? Un patron d’une société de faux plafonds à Normanville près d’Evreux a décidé de vendre machines et stock au cœur de l’été sans prévenir ses salariés, dévoile Paris-Normandie. « Je ne les ai pas prévenus parce qu’ils sont en vacances », argumente cet entrepreneur. Qui assure qu’une opportunité surprise l’a convaincu d’accélérer le déménagement.

Le patron prend sa retraite… mais les salariés seront licenciés

Si les salariés connaissaient les difficultés financières, ils ont eu la mauvaise surprise à leur retour de vacances d’apprendre que des grues avaient enlevé leurs outils de travail. Et le patron n’a pas l’air prêt à présenter des excuses pour sa précipitation. Il prend des accents revanchards quand il évoque ses salariés. « J’ai eu plusieurs entreprises dans ma carrière et je n’ai jamais vu des salariés avec un si mauvais esprit. Ils ne voulaient pas travailler, produisaient quand ils en avaient envie, disaient qu’ils s’en moquaient s’ils étaient licenciés, ne venaient au boulot que pour la paie, se mettaient en arrêt maladie pour un oui ou pour un non… Ils faisaient les fiérots, maintenant ils vont comprendre. Leur attitude a coûté à l’entreprise et ils vont le payer cash », avance-t-il auprès du quotidien. De leur côté, les salariés confirment que l’ambiance était à couteaux tirés avec leur supérieur.
Mais si le patron a décidé de prendre sa retraite, ses quatre salariés ont de quoi s’inquiéter pour l’avenir. « On nous a dit que nous serions payés jusqu’à fin septembre et licenciés en octobre. Après, nous ne savons rien », confie l’un des salariés à Paris-Normandie.

http://www.20minutes.fr/societe/1665755-20150812-normandie-patron-met-clef-sous-porte-prevenir-salaries

jeudi 9 juillet 2015

Des milliers de voitures potentiellement dangereuses remises en circulation

Selon Le Parisien, un réseau de malfaiteurs a mis au point une escroquerie qui a abouti à la remise en circulation de 5.014 véhicules accidentés dont la sécurité n'est pas assurée. Les autorités craignent des conséquences sur les routes.
Ils se faisaient de l'argent au détriment de la sécurité des automobilistes. Le Parisien révèle ce mercredi qu'une vaste affaire d'escroquerie aux véhicules défectueux a été récemment démontée par les gendarmes de la section recherche de Paris après sept mois d'enquête. 11 personnes ont été mises en examen et renvoyées en correctionnelle pour "travail dissimulé, escroquerie en bande organisée" et pour certains d'entre eux, "mise en danger de la vie d'autrui".

Concrètement, le réseau de malfaiteurs revendait sur le marché de l'occasion des véhicules gravement endommagés (VGE) dont la sécurité n'était pas assurée. Est considéré comme tel une voiture qui présente une déformation importante (carrosserie, pneus, éléments de sécurité, direction...), précise le quotidien. Trois experts
automobiles d'Île-de-France sont ainsi accusés d'avoir délivré à quelque 5.014 véhicules endommagés des autorisations de remise en circulation sans avoir mené correctement leur expertise ou sans l'avoir fait du tout. Des réparations sont normalement obligatoires.
Des véhicules avec des pièces volés mis en circulation


L'un de ces trois salariés aurait par exemple déclaré un grand nombre d'expertises dans plusieurs villes franciliennes dans la même journée, ce qui est impossible physiquement. Des véhicules auraient aussi été autorisés à circuler alors qu'ils comportaient des pièces détachées volées.

Selon Le Parisien, ces experts profitaient de ce trafic pour gagner jusqu'à 8000 euros par mois, une somme pas toujours déclarée. Un certain nombre de garagistes franciliens auraient aussi participé ou facilité l'escroquerie et ont été mis en cause. Plus de 1,5 millions d'euros ont été saisis dans cette affaire.

"C'est une catastrophe"

Saisi, le ministère des Transports tente désormais de retrouver les victimes qui ont racheté ces milliers de véhicules afin d'ordonner de nouvelles expertises. Et ainsi éviter des drames potentiels sur les routes. Mais la tâche est ardue, d'autant que certaines voitures ont été vendues sur le site Leboncoin. "C'est une catastrophe ! [...] Il s'agit de cinq mille voitures dont l'écrasante majorité circule en France et pour lesquelles il existe de sérieuses craintes en terme de
sécurité routière", s'inquiète un enquêteur cité par le journal.

Joint par
France Info, le délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes ne dit pas autre chose."Ces gens ont envoyé sciemment 5.014 personnes sur les routes en danger de mort."
 

mardi 16 juin 2015

Var : un enfant autiste abandonné, ses parents mis en examen

Un garçonnet de cinq ans souffrant d'autisme a été laissé sans surveillance dans un appartement, à la Seyne-sur-Mer (Var). Les parents qui n'étaient pas connus des services sociaux ont été mis en examen pour «privation de soins, abandon moral et matériel de mineur».
Si les voisins ne l'avaient pas signalé, ce petit garçon de cinq ans serait vraisemblablement resté encore longtemps seul dans cet appartement. Les policiers de La Seyne-sur-Mer (Var) l'ont découvert totalement livré à lui-même, le week-end dernier, dans un logement sombre et sale, comme le raconte Nice-Matin.
Si le parquet de Toulon explique que les parents se sont absentés et ont laissé l'enfant sans aucune surveillance, il n'en détaille pas les raisons. Nul ne sait, en outre, combien d'heures ou de jours le garçonnet qui souffre d'autisme avait été réellement abandonné. Lorsque les forces de l'ordre l'ont retrouvé, l'enfant ne présentait aucune trace de maltraitances physiques mais il se trouvait dans une situation de détresse profonde.  Il a été transporté à l'hôpital pour y passer des examens et faire un bilan sur son état de santé.

Sa mère et son beau-père, se sont rendus d'eux-même au commissariat quelques heures seulement après que l'enfant ait été découvert. Placés d'abord en garde à vue, ils ont tout deux été déférés devant la
justice et mis en examen lundi matin pour «privation de soins, abandon moral et matériel de mineur». Ils ont été laissés libres dans la soirée de lundi mais placés sous contrôle judiciaire. Cette famille n'était ni connue, ni suivie par les services sociaux. Et en attendant la décision judiciaire, l'enfant a été placé.
http://www.leparisien.fr/

lundi 16 mars 2015

Rue de la Pomme : les nuits blanches des riverains

Si en journée la rue de la Pomme offre un visage bon enfant, la nuit est bien différente. Bruits, incivilités voire violences sont le lot quotidien des riverains. Ambiance.
Depuis trois ans, François et son amie habitent un charmant immeuble rue de la Pomme. Avec vue imprenable sur la rue et des commerçants à portée de main, le couple pensait avoir fait le bon choix. C'était sans compter sur la vie nocturne de cette rue de l'hyper-centre, qui la nuit tombée, se transforme en vacarme cauchemardesque :
«Les problèmes démarrent vers minuit, témoigne François avec un pic violent vers cinq, six heures du matin». En cause ? Le public agglutiné devant le Shanghai, discothèque emblématique de la ville, ouverte toute la semaine. «Qu'on soit bien d'accord, ce n'est pas la musique du Shanghai qui pose problème mais bien les clients qui crient, vocifèrent devant l'entrée. Un public qui bien sûr, passé une certaine heure, est aviné et perd tous sens des réalités», avance François. Démuni face au problème, le couple a dû recourir à une technique qui fait froid dans le dos : «On peine tant à trouver le calme que l'on tient hermétiquement fermée la fenêtre de notre chambre à l'aide d'une très lourde planche de bois utilisée pour l'insonorisation. «C'est le seul moyen qu'on a trouvé pour atténuer le bruit».
Une situation qui ne s'atténue pas avec l'aube. Bien au contraire : «Dès 1 heure et facilement jusqu'à 9, 10 heures le matin avec les after de la discothèque, on a aussi droit aux cris d'un vendeur de sandwich qui face à l'établissement vante sa marchandise toute la nuit».
Sans oublier les violences liées à des bagarres à l'arme blanche qui parfois se terminent par des blessures graves.

Vigiles ou police nationale ?

Durant deux ans, Julie a vécu dans cet immeuble. Aujourd'hui partie après une dépression liée aux nuits blanches, elle témoigne : «C'était invivable», se rappelle la jeune femme qui s'étonne encore des plaintes déposées par son père en 2012 auprès de la police nationale, restées sans suite et des courriers à la mairie sans réponse. Qui donc est responsable de cet état de fait ? Selon Delphine, voisine du Zoom, autre discothèque bruyante, «ce sont aux vigiles ou au gérant de faire la police, voire de la pédagogie auprès du public incivique».
Ce que réfute énergiquement Ivo Danaf, président des discothèques à l'Umih 31, «le problème est d'ordre public et les vigiles ne sont pas habilités à faire régner le calme sur l'espace public. C'est à la police de passer et de verbaliser».
Selon Christophe Vidal, président de l'association Toulouse Nocturne et maire de la Nuit de Toulouse, «c'est de l'ordre de la ville et des syndicats (Umih 31 et Synhorcat) de faire que le triptyque fête, calme et activités des professionnels cohabitent au mieux».
Ce à quoi, Olivier Arsac, adjoint au maire chargé de la sécurité, répond : «Si la mairie est parfaitement consciente du problème, elle a deux verrous à faire sauter : tout d'abord remédier au manque d'effectifs du «3101» garant d'une intervention rapide et efficace. Ensuite la ville doit revoir la refonte du planning de la police municipale qui pour l'heure arrête ses fonctions à 2 heures le week-end et qui elle, peut verbaliser». Deux points normalement résolus à l'automne. En attendant, les nuits des riverains de la rue de la Pomme ne ressemblent pas à un long sommeil tranquille…
http://www.ladepeche.fr/article/2015/03/16/2067597-rue-de-la-pomme-les-nuits-blanches-des-riverains.html

lundi 9 mars 2015

Pays de Montbéliard : onze ans après la disparition inexpliquée de sa femme, la loi l’empêche de refaire sa vie

Sa vie a basculé ce 10 mars 2004. Et fait, pour ainsi dire du sur place depuis. S’il fallait un symbole de l’immobilisme, ce pourrait être le jardin du pavillon familial de Seloncourt, qui n’a subi aucune intervention humaine depuis plus d’une décennie.
Ce mercredi 10 mars 2004, donc, sa femme, Odile Laurency, prend, comme chaque matin, la direction de la Suisse où elle œuvre au sein d’une entreprise horlogère. Qu’elle quitte précipitemment vers 8h30, en pleurs selon des témoins, prétextant un rendez-vous chez le médecin. Où elle ne se rendra jamais. Sa voiture est retrouvée, par son mari Denis, en toute fin d’après-midi, garée au bord du Doubs, dans un champ de Longevelle-sur-le-Doubs où le couple venait naguère planter, avec leur fille, la tente pour y passer des moments estivaux de détente. À l’intérieur du véhicule fermé, sac et portable. Rien d’autre et surtout pas le mot qui viendrait peut-être tout éclaircir. Le chien des gendarmes pointe deux fois au bord de la rivière. Comme si Odile Laurency, qu’un témoin a vu arpenter les berges en début de matinée, avait terminé sa route ici, dans une eau à 4°C. Dans l’enquête ouverte pour disparition, Denis, l’époux, est naturellement le premier suspect. Lui n’imagine même pas une seconde que la mère de sa fille, alors âgée de 16 ans, puisse avoir sombré dans les eaux gelées du Doubs. D’autant que rien, sauf a posteriori, ne laissait entrevoir une éventuelle souffrance intérieure. « Je pensais qu’elle était chez une copine ».
« J’espérais ne pas tomber sur elle »
Hélicoptère, plongeurs professionnels, battue dans les bois. Rien n’y fait. Aucune trace du corps d’Odile Laurency. En quête duquel Denis part, à son tour. Il va plonger tous les jours au cours des deux semaines suivant la disparition, puis y passer tous les week-ends. Avec, cependant, quelque chose tout autant paradoxal qu’inavouable au fond de lui : « J’espérais ne pas tomber sur elle ». Les seize radiesthésistes sollicités par la mère de la disparue vont conduire Denis ici et là. En vain. Et puis, au début de l’été, happé par les turbines d’un barrage, Denis échappe à ce qui a failli le conduire à une mort certaine. « Là, j’ai dit stop, on arrête ». Mais, dit-il, « on a continué d’espérer » à quelque chose. « Je suis sûr à 95 % qu’elle est dans l’eau, mais il reste 5 % ». Cette infime incertitude, due à l’absence de preuve formelle, l’enferme depuis dans un immobilisme dévastateur. L’évaporation de son épouse l’ayant privé d’un salaire, les traites de la maison et celles d’un investissement locatif réalisé en banlieue parisienne le poussent vers la commission de surendettement. Son existence s’apparente alors à de la survie, grâce à l’appui de sa famille. Onze ans plus tard, rien n’a changé. Certes, Denis est en passe de refaire sa vie amoureuse, mais il reste accroché à son douloureux passé comme à cette femme qui s’est évaporée ce 10 mars 2004. Car Denis Laurency est toujours marié et ses principaux biens sont toujours aux deux noms, barrant toute perspective de vente. « Je pense aussi à ma fille s’il venait à m’arriver quelque chose ».
À ce jour, la succession s’avère impossible dans la mesure où Odile Laurency n’est pas officiellement décédée. Un jugement en ce sens n’assécherait certes pas l’incertitude sur son sort, mais, symboliquement, voilà qui viendrait définitivement projeter son mari dans un avenir, qu’il reprend tout juste goût à écrire…
http://www.estrepublicain.fr/justice/2015/03/08/pays-de-montbeliard-onze-ans-apres-la-disparition-inexpliquee-de-sa-femme-la-loi-l-empeche-de-refaire-sa-vie

dimanche 22 février 2015

De nombreux curieux sur les côtes ce samedi pour observer les grandes marées

Les grandes marées du littoral de la Manche et de l'Atlantique ont encore attiré ce samedi de nombreux curieux sur les côtes venus admirer le phénomène.

Les grandes marées, avec des coefficients de 117 samedi matin, ont attiré de très nombreux curieux sur les côtes de l'Ouest de la France, une fête qui s'est déroulée sans incident notable, selon les autorités. A Saint-Malo ou encore au Mont-Saint-Michel, un afflux important de badauds étaient venus le phénomène. Au Mont-Saint-Michel, où les travaux qui visent à redonner son caractère ilien à la Merveille ont repris de plus belle vendredi pour éliminer les derniers tronçons de l'ancienne digue-route, la marée a offert aux touristes le spectacle attendu d'un Mont redevenu une île. "C'est tout simplement fabuleux", a témoigné une habitante, "le Mont tel qu'il était à son origine, entouré d'eau. Y'a pas de mot c'est fabuleux".
"On s'aperçoit qu'il y a beaucoup plus de monde quand il y a les grandes marées parce que c'est vraiment un projet magnifique", a commenté Emmanuel Conan, commerçant au Mont. "C'est magnifique, et d'ailleurs au mois de mars tous les hôtels sur Le Mont-Saint-Michel sont complets. Et on attend encore beaucoup plus de monde", a-t-il ajouté.

Côté crues, ces grandes marées n'ont provoqué que quelques débordements de cours d'eau sans gravité comme à Morlaix où le quai a été momentanément envahi par l'eau qui s'est retirée rapidement sans faire de dégâts, selon les pompiers. Presque tous les départements du littoral de la Manche et de l'Atlantique sont placés en vigilance jaune submersion marine/crues à l'occasion de ces grandes marées. La marée du siècle, qui a lieu tous les 18 ans, est attendue le 21 mars avec des coefficients de 119 (contre 118 ce vendredi soir), sur un maximum de 120.
http://lci.tf1.fr/france/societe/de-nombreux-curieux-sur-les-cotes-ce-samedi-pour-observer-les-8568169.html
 

jeudi 18 décembre 2014

Une maman hors-la-loi pour garder son fils

Elle le concède : « je ne suis pas un modèle de femme ! » C’est peu dire d’une vie émaillée de condamnations, balisée par les violences, l’alcool et les stupéfiants. Pas un modèle certes, « mais ceux qui me connaissent vous diront que je suis une mère extraordinaire. Je n’ai jamais laissé un de mes enfants dans l’embarras », assène Sylvie Ayachi, qui vient de se mettre définitivement hors la loi, pour avoir enlevé son dernier fils, âgé de 15 ans, des mains de l’aide sociale à l’enfance (ASE).

Un parcours chaotique

Une sérieuse incartade qu’elle assume pleinement : « j’ai prévenu la police. Ils savent non seulement qui je suis mais où je suis. » Pendant l’entretien d’ailleurs, le téléphone sonne pour convoquer mère et fils au commissariat. Mais auparavant, tous deux veulent raconter leur histoire. Une histoire, qui débute en 2011, « quand j’ai été condamnée à 14 mois d’emprisonnement pour avoir cogné un flic de trop… »
Lancelot, dont la garde lui est retirée par la même occasion, est alors âgé de 11 ans. Il entame un parcours chaotique, fait d’hébergements chez des « parents » plus ou moins éloignés, des copains, des foyers et plus souvent qu’à son tour à la rue, pour se faire régulièrement éjecter par les uns et les autres, à force d’embrouilles, de bagarres et de drogues…
À 15 ans, le garçon a déjà tout expérimenté, du shit à l’héroïne, ce qui lui a valu quelques mémorables « pétages de câbles » et deux séjours en hôpital psychiatrique, assortis de traitements du genre costaud, généralement accordés aux psychotiques…
C’est cela qui a fait sortir Sylvie de ses gonds. « Là, Lancelot fait des crises de manque et ils ne veulent pas me donner son numéro de sécurité sociale pour que je puisse l’emmener chez le médecin. » Ça et le fait « qu’il ne soit plus scolarisé depuis un an et demi. Il faut que les services sociaux arrêtent de penser qu’ils sont les seuls à savoir comment élever des enfants. On voit le résultat ! »

Classée marginale

Le garçon avait été confié à une famille d’accueil de Goussainville, dans le Val-d’Oise. « Des gens vraiment très bien. Je n’avais pas été aussi bien depuis longtemps », assure-t-il. « Mais j’ai besoin de revivre avec ma mère. Alors je l’ai appelée au secours… » Une maman, qui l’assure : « Ce n’est pas parce que je suis classée marginale par la justice que je suis une mère permissive. Je n’ai jamais laissé mes enfants traîner dehors toute la journée. Je sais dire “non”. Avant d’être en invalidité, après ma sortie de prison, car ça m’a cassé physiquement, j’ai toujours travaillé. Je suis styliste modiste à l’origine, mais je n’ai jamais hésité à plonger les mains dans l’eau sale s’il le fallait… », plaide Sylvie Ayachi, qui souhaite pouvoir « garder mon fils. »
Malgré une initiative pétaradante, « elle veut faire les choses bien », dit son avocate Me Faivre-Monneuse, « elle a vécu des choses. Ce n’est pas un garçon facile, mais j’ai la sensation que Lancelot ne sera bien qu’avec sa mère. C’est la solution pour lui. Son parcours montre qu’il n’est pas bien dans la situation actuelle. »
Ce mercredi, en arrivant au commissariat, Lancelot était attendu par des représentants de l’ASE. Il s’est sauvé.
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/12/18/pas-un-modele-mais-une-maman