lundi 25 avril 2011

Le coffre-fort disparaît avec ses 45 000 €

Une résidence de Joucas a été cambriolée dans la nuit. Montant du butin : 45000€ en liquide, 31 bons au porteur, un ordinateur et des bouteilles d’alcool. Les malfaiteurs ont agi très certainement à plusieurs, dès la tombée de la nuit. Emportant avec le coffre-fort des propriétaires où ont été enfermés liquidités et documents bancaires.
L’alerte n’a été donnée que vers 1h30 dans la nuit de samedi à dimanche. La victime découvrant le vol a alerté les gendarmes de Gordes. Ces derniers ont travaillé une partie de la nuit pour retrouver des traces leur permettant de remonter jusqu’aux cambrioleurs.

http://www.ledauphine.com/vaucluse/2011/04/24/des-bons-au-porteur-et-45-000-voles

Un homme armé tente de détourner un vol Paris-Rome

Un homme d'origine kazakh a tenté dimanche soir de détourner vers Tripoli (Libye) un vol Paris-Rome de la compagnie Alitalia, avec 131 passagers à bord. Vers 21h30, durant le vol AZ329, cet homme, Valeriy Tolmachev, citoyen du Kazakhstan qui se trouvait dans un état de grande agitation, s'est approché d'une hôtesse de l'air et a tenté de l'immobiliser, selon l'agence ANSA, citant des sources de la police italienne des frontières. Il l'a menacée au cou avec un petit couteau, ou, selon d'autres témoignages, avec une lime à ongles.

Cet homme de 48 ans a été rapidement maîtrisé par quatre stewards et passagers qui ont profité d'un moment d'inattention pour le plaquer au sol puis le rasseoir sur son siège. Un médecin qui se trouvait à bord lui a même administré un sédatif. L'avion d'Alitalia a finalement atterri sans encombre à l'aéroport international de Fiumicino vers 22h05. Tous les passagers sont sains et saufs. L'intervention des stewards a été rapide et efficace dans les premiers rangs de l'appareil, si bien que les passagers assis à l'arrière ne se sont rendu compte de rien.

L'agresseur, dont on ne connaît pas les mobiles, se trouvait dans la soirée dans les locaux de la police des frontières de l'aéroport. Il s'agit d'un conseiller de la délégation kazakhe près de l'Unesco à Paris, selon des sources bien informées. Il n'avait pas réservé d'hôtel à Rome ni n'avait d'adresse précise où se rendre dans la capitale italienne. Des vérifications sont en cours avec les services de police français. L'inconnu n'aurait pas d'antécédents judiciaires et pas de liens avec le terrorisme international selon les enquêteurs italiens.

L'hôtesse, traumatisée et légèrement commotionnée au cou, a été soignée sur place, à l'aéroport. Son état de santé ne suscite aucune inquiétude, a-t-on appris auprès de la compagnie aérienne italienne.

dimanche 24 avril 2011

Accident de la route meurtrier dans la Nièvre

Série noire sur les routes en ce week-end de Pâques. Deux hommes sont morts et cinq ont été blessés, dont 2 grièvement, dimanche dans un accident de la circulation sur une route nationale de la Nièvre.
Une collision entre deux véhicules s'est produite vers 15 heures sur la commune de Narcy, au nord de Nevers, à la suite d'un "refus de stop", ont précisé les gendarmes. Les deux occupants de la voiture ayant refusé le stop, âgés de moins de 30 ans, sont décédés. Ils ne portaient pas leur ceinture de sécurité et ont été "éjectés à plus de dix mètres". Leur voiture était immatriculée en Côtes d'Armor. Les cinq occupants de la voiture percutée, âgés de moins de 40 ans, ont été transportés à l'hôpital. Deux d'entre eux sont grièvement blessés mais "leur pronostic vital n'est pas engagé". Leur véhicule était immatriculé en Moselle.
Plusieurs accidents graves sont déjà survenus ce week-end. Samedi, quatre adolescents sont morts dans une collision frontale entre deux véhicules sur une voie rapide sud-ouest de Lyon. Trois jeunes d'une vingtaine d'années, dont deux filles, sont par ailleurs décédés dans un accident survenu dans l'Ain dans la nuit de samedi à dimanche.

Coups de feu sur la maison du maire

Il estr difficile de dire si j'étais visé ou pas mais il y a quand même des choses troublantes », explique Michel Moyrand, le maire de Périgueux.
Jeudi, son épouse, a déposé plainte à la gendarmerie pour dégradation ou détérioration grave d'un bien après avoir découvert, au petit matin, des impacts de plombs dans leur jardin, ainsi que « trois œufs frais cassés » sur leur terrasse.


« Je suis parti très tôt ce jour-là, vers 6 h 30. C'est aux environs de 8 h 30, quand elle a ouvert le contrevent de la porte de la cuisine qui donne sur la terrasse, que mon épouse a vu les œufs cassés et les dégâts réalisés dans le jardin », poursuit le maire.

Deux lampes solaires plantées dans des pots ont été trouées, des éclairages extérieurs cassés, et une des vitres de l'abri de piscine présentait deux impacts, de même que le toit. Trois « plombs », des billes d'acier de petit diamètre, ont été découverts au fond de la piscine.

Pendant la nuit

Les faits se seraient déroulés dans la nuit de mercredi à jeudi. Le maire et son épouse n'ont rien entendu de particulier ce soir-là.

« Nous nous sommes couchés tard mais nous étions à l'opposé par rapport au jardin. Le jet d'œufs s'est produit alors que nous dormions car il y a des traces d'œuf sur le contrevent », précise le maire qui, avec son épouse, ont porté plainte pour ces faits qui ne sont pas anodins, d'autant qu'ils avaient leurs petits enfants à leur domicile à ce moment-là.

Si, pour les plombs, Michel Moyrand a pensé à des actes de vandalisme dans le quartier, il note qu'il est le seul de son voisinage à avoir eu des dégâts dans sa maison.

Quant aux trois œufs frais, il a du mal à croire à une coïncidence. « Ce sont des œufs achetés dans le commerce, avec une date inscrite dessus. Très sincèrement, j'ai du mal à penser que l'on se balade la nuit, sans idée derrière la tête, avec des œufs dans les poches, quand même », souligne-t-il.

Ces œufs et ces trois billes de plomb seraient-elles l'œuvre d'opposants au maire de Périgueux quant à l'élargissement possible de la Communauté d'agglomération qui fait polémique depuis plusieurs jours ?

Une enquête de gendarmerie est en cours. Le couple Moyrand ne s'est pas constitué partie civile pour le moment, le maire regrettant avant tout ce type d'actes de vandalisme gratuit
http://www.sudouest.fr/2011/04/24/coups-de-feu-sur-la-maison-du-maire-379802-651.php

Longeville (55) : des enfants découvrent une bombe

Hier en fin d’après midi vers 17 h 35, des enfants qui se baladaient le long de l’Ornain à Longeville-en-Barrois sont tombés sur une bombe datant de la Seconde Guerre mondiale.
Ils arpentaient un petit chemin au milieu des bois juste sur la berge de la rivière lorsqu’ils ont aperçu l’ogive de l’engin explosif. Ils ont aussitôt alerté et la police s’est rendue immédiatement sur place. Un adjoint au maire de la commune était également sur les lieux. L’objet d’environ 80 cm et d’un diamètre de 30 cm a encore une partie enterrée. Les mouvements de terrain l’ont fait réapparaître et les enfants de passage sont tombés dessus.
Sur place les policiers, ont mis en place un périmètre de sécurité puis pris contact avec les démineurs de Metz. Selon le descriptif de la bombe, ces derniers ont recommandé de baliser le terrain et n’ont pas estimé urgent d’intervenir immédiatement. L’endroit est isolé et les premières habitations et voies de circulation assez éloignées.
Des rubans ont été installés aux alentours, de la peinture rouge signale l’endroit et un panneau avertit du danger. Ils ont pour but d’interdire l’approche des lieux.
Les démineurs sont attendus en début de semaine pour identifier précisément l’engin et le traiter. Sa présence s’explique peut-être par le bombardement, à l’époque, d’un train sur le secteur.
http://www.estrepublicain.fr/fr/24-heures-meuse/info/4987736-Longeville-(55)-des-enfants-decouvrent-une-bombe

Les chèques emploi-service le ramènent dans le prétoire

Quarante chèques emploi-service d’une valeur unitaire de 15 . Voilà ce qui, le 21 avril 2010, a disparu des locaux de l’Association d’entraide des pupilles et anciens pupilles de l’État, rue Georges, à Montpellier.
Un vol au cours duquel une voisine avait aperçu deux hommes prenant la fuite. Et une enquête policière plus tard, un Saint-Andréen de 29 ans s’est retrouvé au rang de suspect numéro un. Écroué pour une autre affaire, le jeune homme a donc logiquement fini dans le prétoire de la correctionnelle, sous escorte. Mais face à la présidente, le garçon le dit tout net : "J’étais sorti de prison y’a pas longtemps. J’allais dans certaines associations pour trouver du travail. Je ne comprends pas pourquoi on m’accuse. Voilà, quoi ! Si je l’ai fait, je le dis. Mais là, pour moi, ça n’a aucun sens !"

Sauf que... Le travail de police technique mené sur place a permis de retrouver une empreinte de l’intéressé.
Un “détail” faisant évoluer le fil des déclarations du prévenu : "Peut-être aussi que c’est moi. Mais je ne m’en souviens pas." Sachant qu’à l’époque des faits, le jeune homme, toxicomane, se chargeait à l’héroïne et à la cocaïne. Faisant dire à son avocat, Me Chabert : "Il commet des infractions dans un tel état qu’il laisse toujours une trace. C’est sa marque de fabrique." La défense évoquant ensuite le fait que lorsque son client se droguait, cela entraînait "une dépendance provoquant une quasi-altération de ses facultés".
Mais pour le représentant du ministère public, "il s’agit d’un voleur d’habitude. Il nous donne une réponse opportuniste en découvrant la trace de son passage." D’où ces deux ans ferme requis sur l’audience.
Au final, le jeune homme aux "huit ou neuf années de prison" a écopé d’un an ferme mais une confusion avec une précédente peine datant d’août dernier a été prononcée par les magistrats.
http://www.midilibre.fr/2011/04/23/les-cheques-emploi-service-le-ramenent-dans-le-pretoire,308467.php

Go Fast. 240 kg de drogue saisis dans un bolide

Un convoi de drogue, type go fast, remontant de l'Espagne vers Toulouse à vive allure, n'est pas arrivé à destination. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la brigade de recherches et d'intervention et le groupe stups de la police judiciaire toulousaine, ont arrêté un homme de 24 ans, au volant d'une Audi S3, bourrée de 240 kg de résine de cannabis. Valeur marchande de la saisie : 500 000€ au bas mot. Hier, ce suspect domicilié dans le quartier du Mirail, à Toulouse, a été mis en examen et écroué pour trafic international de stupéfiants. Un homme déjà condamné pour des faits similaires. Patients et pragmatiques, les enquêteurs, alertés par un renseignement espagnol, ont interpellé l'automobiliste, jeudi vers 1 heure du matin, sur une aire d'autoroute, non loin de Pau. Alors qu'il faisait le plein d'essence de son Audi, le conducteur a été maîtrisé. Ses présumés complices, à bord d'un autre véhicule, ont réussi à prendre la fuite. Le convoi remontait depuis la région de Madrid à plus de 220 km/h sur l'autoroute. C'est dans le coffre et sous les sièges arrière de l'Audi que la PJ a découvert les 240 kg de drogue. Une marchandise destinée au marché toulousain des cités. Interrogé durant trois jours lors de sa garde à vue, le suspect n'a pas été très bavard. « Il assume le transport de la marchandise mais n'est pas au courant de l'identité de ses commanditaires », précise pour sa défense, Me Parra Bruguière. Le convoi serait d'abord parti de Toulouse en début de semaine pour rallier Madrid à toute vitesse et en moins de 6 heures. C'est dans cette région que les présumés trafiquants auraient « équipé » la voiture avant de remonter vers les Pyrénées, en lisière du Pays Basque. Une route particulièrement exposée. Dernièrement, dans la région toulousaine d'autres go fast ont été interceptés. Le 10 mars, en Tarn-et-Garonne, entre Moissac et Lauzerte, les gendarmes ont découvert 745 kg de haschich dans une Mercedes dont le conducteur a été arrêté. Le 2 février, à Millau, le GIGN est intervenu pour stopper un convoi transportant 1 300 kilos de drogue.
http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/24/1067052-Go-Fast-240-kg-de-drogue-saisis-dans-un-bolide.html

samedi 23 avril 2011

Nantes : l'hommage des anonymes à la famille assassinée

Des témoignages de sympathie et de tristesse s'accumulent depuis samedi matin devant la maison familiale où ont été retrouvés les corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants de 13 à 20 ans. Le périmètre bâché de noir qui avait été installé jeudi en fin de matinée pour masquer la sortie des corps puis les allers et retours de la police scientifique a été retiré.
Une petite barrière métallique sur laquelle quelques fleurs ont été accrochées a été posée devant la maison. Des roses, des tulipes, des marguerites en bouquet ont été déposées devant la barrière. Des petites bougies et même un nounours. Plusieurs morceaux de papier repliés avec des mots à l'intérieur, glissés dans les fleurs.
Sur l'un d'eux, ouvert, on peut lire avec une écriture et une orthographe enfantines: «Reposez en paix, ons vous aimes, Anne, Benoît, Thomas, Arthur, Agnès», avec des coeurs de couleur tracés au feutre.
Une dame qui indique ne pas habiter tout près a fait le détour pour poser un petit bouquet de tulipes jaunes. Des voitures ralentissent devant le 55 boulevard
. Des passants se montrent l'endroit du doigt.
Sur la porte blanche sur laquelle sont posés les scellés de scotch rouge de la police judiciaire, un carton officiel indiquant l'objet de l'enquête est accroché. Dessus sont indiqués: "Assassinats, séquestration" et "contre X".

Du côté de l'enquête, c'est toujours le flou sur les circonstances du drame, le rôle joué par Xavier Dupont de Ligonnès et sa vie. On a ainsi appris qu'il avait fréquenté quatre fois le stand de tir la semaine précédant le drame. «Il est venu quatre fois la dernière semaine de mars et sa dernière visite remonte au 1er avril», a expliqué samedi à l'AFP le président de la société nantaise de tir, Alain Neutre.

L'homme avait commencé son initiation au tir en décembre 2010, avant d'obtenir sa licence du club le 2 février 2011. Il emmenait ses fils depuis le moi de mars, avant de prévenir qu'ils ne «pourraient pas venir au rendez-vous qui avait été pris pour le 9 avril, sans donner de raison», a précisé Benoît Hérault.

Xavier Dupont de Ligonnès s'entraînait habituellement avec un pistolet 22 long rifle mais il avait amené, dans le courant du mois de février, une carabine du même calibre. L'arme avait été révisée, graissée et vérifiée au stand de tir. «Il m'avait parlé d'un silencieux et je l'en avais dissuadé dans la mesure où c'est inutile sur un stand de tir», a expliqué Benoît Hérault. «Je l'ai vu une fois tirer avec sa carabine et un silencieux dessus sur le pas de tir», a pour sa part affirmé Alain Neutre.

Xavier Dupont de Ligonnès a-t-il fui à l'étranger ?

L'avis de recherche de cet homme, père de la famille dont
la mère et les quatre enfants ont été retrouvés froidement exécutés et soigneusement dissimulés dans leur maison nantaise, a en tout cas été diffusé internationalement, a indiqué samedi le procureur de Nantes.

L'homme ne fait toutefois pas l'objet d'un mandat d'arrêt, car l'information judiciaire pour assassinats ouverte vendredi est «contre X», a précisé le procureur de la République Xavier Ronsin, qui refuse de le désigner publiquement comme le principal suspect.
Ce «témoin» a été vu pour la dernière fois à Roquebrune-sur-Argens (Var) le 15 avril.

Exécutions «méthodiques»

Les autopsies réalisées vendredi ont montré que la mère de famille et ses quatre enfants de 13 à 20 ans avaient fait l'objet d'exécutions «méthodiques» avant que leurs corps ne soient soigneusement dissimulés sous la terrasse de leur jardin.
Les meurtres ont eu lieu, selon les enquêteurs, autour du 3-4 avril, date de disparition des «signes de vie autonomes» des victimes tels que des contacts visuels ou téléphoniques directs. Le procureur a aussi reconnu une «coïncidence» entre le passage dans le Var de Xavier Dupont de Ligonnès et la «disparition inquiétante» d'une quinquagénaire, Colette Deromme, le 14 avril à Lorgues, un village du Var où il a habité avant 2003.

Une des voitures familiales, une Citroën C5, a été découverte vendredi sur le parking de l'hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens où l'homme recherché a passé une nuit dans la nuit du 14 au 15 avril. Mais à ce stade «aucun lien n'est procéduralement établi», a toutefois précisé le procureur, estimant «prématuré de faire un lien entre ces deux affaires».
http://www.leparisien.fr/nantes-44000/nantes-l-hommage-des-anonymes-a-la-famille-assassinee-23-04-2011-1420153.php

Tuerie de Nantes : recherches vaines et scénario machiavélique

Les recherches internationales pour retrouver Xavier Dupont de Ligonnès, père de la famille dont la mère et les quatre enfants ont été retrouvés assassinés, étaient toujours vaines samedi tandis qu'un scénario machiavélique et glaçant apparaissait progressivement.

L'avis de recherche de cet homme, à ce stade à titre de "témoin" dans l'information judiciaire contre X pour assassinats ouverte vendredi, "a été diffusé internationalement", a indiqué samedi le procureur de la République de Nantes Xavier Ronsin. M. Dupont de Ligonnès a été vu pour la dernière fois à Roquebrune-sur-Argens (Var) le 15 avril. Les victimes ont été tuées autour du 3 au 4 avril, pendant leur sommeil. Des analyses sont en cours pour vérifier si elles ont au préalable été droguées.

Les autopsies réalisées vendredi ont révélé que la mère de famille et ses quatre enfants de 13 à 20 ans avaient fait l'objet d'exécutions "méthodiques" avant que leurs corps ne soient soigneusement dissimulés sous la terrasse de leur jardin. Témoignages et éléments recueillis par les enquêteurs font remonter à la surface le scénario d'un quintuple meurtre apparemment calculé et prémédité.

En février 2011, Xavier Dupont de Ligonnès inscrit récemment dans un stand de tir de Nantes, annonce que son père décédé lui a légué une carabine 22 long rifle. Elle est remise en état et il vient lui même l'essayer au stand de tir, munie d'un silencieux. C'est le même calibre que celui de l'arme du crime, qui n'a pas été retrouvée. Il achète des munitions pour ce calibre le 12 mars. Ses fils Thomas et Benoît l'accompagnent à la société de tir pour suivre eux aussi une initiation.

La semaine qui précède le drame, il vient quatre fois au stand et la dernière fois, le 1er avril, il annonce que ses fils ne pourront venir aux séances programmées le 9 avril. Le 4 avril, il informe l'école de ses deux plus jeunes enfants qu'ils sont malades. Le 11 avril, deux courriers, un à l'école des enfants et un autre à celle qui employait la mère, justifient un départ précipité par une mutation professionnelle soudaine en Australie. D'autres courriers sont envoyés à des amis expliquant qu'il doit partir en urgence aux Etats-Unis dans le cadre d'un programme de protection des témoins.

En débutant leur enquête, les policiers découvrent la trace d'achats récents curieux: chaux vive, sacs en toile de jute, produit nettoyant désincrustant, diable, pelle. Ce sont ces achats, ainsi que l'excuse "délirante" du programme de protection des témoins, qui les alertent, déclenchant une fouille approfondie de la maison parfaitement nettoyée et vidée.

Après les faits, le père passe la nuit du 12 au 13 avril dans une suite de prestige d'un établissement 5 étoiles au Pontet (Vaucluse). "C'était un monsieur qui était très élégant, qui ne paraissait pas du tout avoir eu des soucis comme il a eus, c'est vraiment très surprenant", a indiqué samedi Sylvie Boucher, directrice de l'hôtellerie à l'Auberge de Cassagne. Il a rempli la fiche client sous le nom de "Xavier Laurent", ses deux prénoms, tout en donnant son adresse à Nantes. Il s'est présenté "comme faisant partie d'une fédération de commerçants, venu pour affaires dans la région".

Cet homme qui "avait des revenus relativement faibles" avec "4.000 euros par an de ressources déclarées", rencontrait des problèmes financiers, a précisé le procureur de Nantes. Il avait des dettes, dont au moins une de 50.000 euros, a-t-il ajouté. Le procureur a reconnu une "coïncidence" entre le passage dans le Var de Xavier Dupont de Ligonnès et la "disparition inquiétante" d'une quinquagénaire, Colette Deromme, le 14 avril à Lorgues, un village du Var où il a habité avant 2003.
http://www.midilibre.fr/2011/04/23/recherches-vaines-et-scenario-machiavelique,308310.php

La victime fait les poches de son cambrioleur!

Peu après minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi, un homme, domicilié dans le quartier Châteauvert à Valence surprend un individu en train de fuir après avoir commis un cambriolage chez lui. Après une rapide course-poursuite, il réussit à le rattraper et à lui faire les poches. Le voleur arrive néanmoins à prendre la fuite.
Outre les objets qui viennent tout juste d’être volés, la victime a également “récupéré” une carte CTAV qui porte le nom… du cambrioleur !
En déposant plainte, le Valentinois remet ce “précieux” document aux enquêteurs qui apprennent que dans la même nuit, vers 2 h 30, un autre habitant du quartier Châteauvert a été victime d’un vol par escalade. Cette seconde victime qui a également surpris son cambrioleur, le reconnaît formellement sur une photo présentée par les policiers.
L’individu, un Valentinois âgé de 30 ans, a été interpellé, à son domicile, hier à 8 h 30. Placé en garde à vue, il aurait reconnu ces faits et un autre vol par escalade commis il y a quelques jours. Il devrait être déféré aujourd’hui au parquet.
http://www.ledauphine.com/drome/2011/04/22/la-victime-fait-les-poches-de-son-cambrioleur