Quarante-six détenus de la maison d'arrêt de Nanterre, qui refusaient depuis ce matin de regagner leurs cellules, ont finalement obtempéré après l'intervention de l'Equipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS) à la mi-journée, a-t-on appris de source policière. Ces détenus entendaient protester contre l'organisation des pratiques sportives dans la prison, selon cette même source.
Jeudi vers 09H40, les 46 détenus avaient refusé de quitter une zone réservée à la pratique du sport, pour une raison alors inconnue. Alertés, les effectifs de l'ERIS - les unités spéciales chargées de la sécurité dans les prisons - se sont rapidement rendus sur place et sont intervenus vers midi.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/02/02/97001-20120202FILWWW00531-les-46-detenus-regagnent-leur-cellule.php
Faits divers multiples...revue de la presse régionale des évènements de notre société
jeudi 2 février 2012
Nanterre: 46 détenus refusent de regagner leur cellule
Quarante-six détenus de la maison d'arrêt de Nanterre, qui se trouvaient dans la zone réservée à la pratique du sport, refusent depuis jeudi matin de regagner leurs cellules pour une raison encore inconnue, a-t-on appris de source policière. Contactée par l'AFP, la direction de la maison d'arrêt n'était pas joignable dans l'immédiat. Jeudi vers 9H40, les 46 détenus ont refusé de quitter la zone réservée à la pratique du sport. Alertés, les effectifs de l'Equipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS) - les unités spéciales chargées de la sécurité dans les prisons - doivent se rendre sur place dans les plus brefs délais. Les services de police se sont "positionnés près du mur d'enceinte de la maison d'arrêt qui borde la zone de sport, afin d'empêcher toute tentative de fuite des détenus", a-t-on appris de même source.
9 personnes arrêtées, suspectées de 25 cambriolages en 2 mois
Soixante-dix gendarmes ont investi, hier trois sites abritant les gens du voyage, à Ginestous, la Mounède et Cugnaux. Lors de ce coup de filet anti-cambriolage, neuf personnes ont été arrêtées.
La réponse n'a pas traîné. Après une longue série de cambriolages dans le secteur de Villemur-sur-Tarn, en périphérie du Tarn-et-Garonne et autour de Pibrac, Beauzelle et Cornebarrieu, courant janvier, les gendarmes ont mené l'offensive.
Tôt hier matin, près de 70 militaires appuyés d'un hélicoptère se sont rendus sur des sites abritant des campements des gens du voyage, à la Mounède, Ginestous (Saint-James) et à Cugnaux. Lors de ces opérations simultanées, les gendarmes du groupe cambriolage, les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie et les policiers ont interpellé 9 personnes âgées de 20 à 35 ans. Les enquêteurs les soupçonnent de 25 vols avec effraction, depuis décembre 2011, commis dans des habitations principales, en périphérie toulousaine. Ils sont en garde à vue depuis hier. En deux mois, des villas du frontonnais et de l'ouest-toulousain dont les portes ou les fenêtres ont été fracturées, ont été pillées de jour comme de nuit : bijoux, matériel informatique et numérique envolés. Des objets précieux aussitôt revendus. Grâce à une série d'éléments matériels, notamment des traces et des témoignages, les gendarmes ont identifié plusieurs suspects qui ont fait l'objet de surveillances discrètes.
Hier, les enquêteurs, sous la conduite du colonel Tavart, patron du groupement de gendarmerie de la Haute-Garonne, ont saisi deux voitures, une BMW et une Mégane dont la présence aurait été remarquée sur les lieux de ces infractions. Des plants de cannabis ont également été découverts. La lutte contre les cambriolages est devenue la priorité des services d'enquête, à Toulouse comme en banlieue. En Haute-Garonne, ce sont désormais 60 gendarmes spécialisés qui ferraillent au quotidien contre ce fléau qui a progressé de manière vertigineuse. La flambée des cours de l'or et le développement des zones pavillonnaires sur l'aire périurbaine expliquent en partie la hausse de ce phénomène boosté par la crise. Autre explication : les délinquants tournés d'habitude vers le braquage entament des « carrières » de cambrioleurs par facilité au milieu de novices, de plus en plus nombreux, des « Félix de la cambriole », en quête d'argent. Pour le mois de décembre 2011, 450 cambriolages ont été recensés sur l'ensemble du département contre 300 pour janvier 2012.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/02/1275357-une-equipe-arretee-suspectee-de-25-cambriolages-en-2-mois.html
La réponse n'a pas traîné. Après une longue série de cambriolages dans le secteur de Villemur-sur-Tarn, en périphérie du Tarn-et-Garonne et autour de Pibrac, Beauzelle et Cornebarrieu, courant janvier, les gendarmes ont mené l'offensive.
Tôt hier matin, près de 70 militaires appuyés d'un hélicoptère se sont rendus sur des sites abritant des campements des gens du voyage, à la Mounède, Ginestous (Saint-James) et à Cugnaux. Lors de ces opérations simultanées, les gendarmes du groupe cambriolage, les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie et les policiers ont interpellé 9 personnes âgées de 20 à 35 ans. Les enquêteurs les soupçonnent de 25 vols avec effraction, depuis décembre 2011, commis dans des habitations principales, en périphérie toulousaine. Ils sont en garde à vue depuis hier. En deux mois, des villas du frontonnais et de l'ouest-toulousain dont les portes ou les fenêtres ont été fracturées, ont été pillées de jour comme de nuit : bijoux, matériel informatique et numérique envolés. Des objets précieux aussitôt revendus. Grâce à une série d'éléments matériels, notamment des traces et des témoignages, les gendarmes ont identifié plusieurs suspects qui ont fait l'objet de surveillances discrètes.
Hier, les enquêteurs, sous la conduite du colonel Tavart, patron du groupement de gendarmerie de la Haute-Garonne, ont saisi deux voitures, une BMW et une Mégane dont la présence aurait été remarquée sur les lieux de ces infractions. Des plants de cannabis ont également été découverts. La lutte contre les cambriolages est devenue la priorité des services d'enquête, à Toulouse comme en banlieue. En Haute-Garonne, ce sont désormais 60 gendarmes spécialisés qui ferraillent au quotidien contre ce fléau qui a progressé de manière vertigineuse. La flambée des cours de l'or et le développement des zones pavillonnaires sur l'aire périurbaine expliquent en partie la hausse de ce phénomène boosté par la crise. Autre explication : les délinquants tournés d'habitude vers le braquage entament des « carrières » de cambrioleurs par facilité au milieu de novices, de plus en plus nombreux, des « Félix de la cambriole », en quête d'argent. Pour le mois de décembre 2011, 450 cambriolages ont été recensés sur l'ensemble du département contre 300 pour janvier 2012.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/02/1275357-une-equipe-arretee-suspectee-de-25-cambriolages-en-2-mois.html
Fanny, 6 ans : « Ne t’inquiète pas maman, les pompiers vont arriver »
Ce soir-là, Christelle a invité des amies à dîner. Peu avant 20 heures, elle appelle l’une d’elle. « Je lui ai dit que je ne me sentais pas bien, qu’il valait mieux qu’elle ne vienne pas. Elle m’a répondu qu’elle n’était pas loin et passerait quand même ». A ce moment-là, Christelle ressent une violente douleur dans la tête. Quelques minutes plus tard, elle tombe au sol, tout près du canapé où sa fille, Fanny est installée.
« Heureusement qu’elle n’était pas encore couchée. Sa sœur, plus jeune, dormait déjà… »
Victime d’un malaise, la jeune maman est encore consciente mais incapable de parler ou de bouger. Fanny, 6 ans et demi, saute alors du divan et prend les choses en main. « Je lui ai demandé si j’appelais les pompiers et elle m’a répondu oui avec la tête. Puis, je l’ai aidée à s’allonger sur le canapé. J’avais froid, mais j’ai mis la couverture sur elle. Je lui ai dit : T’inquiète pas maman, les pompiers vont arriver et on va te soigner ».
L’émotion est encore forte. Mais Fanny ne se sent pas une âme d’héroïne. Elle estime son geste normal et ne l’a même pas raconté à ses copines, à l’école.
Du côté des secours, ce genre d’appel laisse toujours planer un doute : est-ce réel ou s’agit-il d’un canular ? D’où les précautions prises par le Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours). « Au téléphone, le monsieur m’a demandé mon âge, mon adresse, l’âge de ma maman, et ce qui se passait. Il a voulu que je lui passe ma maman, mais elle ne pouvait pas parler ! Je lui ai dit qu’elle avait mal à la tête et à l’oreille. Il m’a dit : c’est pas une blague, hein ? Je lui ai répondu : non, non ! »
A l’arrivée des secours, dont les pompiers de la caserne d’Ecully, c’est encore la fillette qui ouvre la porte. « Ils m’ont tous dit que c’était bien d’avoir sauvé maman ».
L’amie invitée arrive en même temps que les voitures rouges. « Elle s’est chargée de prévenir ma mère qui a pu s’occuper de mes filles », conclut Christelle. Aujourd’hui, elle connaît la raison de son malaise et sait comment y remédier. Fanny devrait donc être dispensée d’appeler les services d’urgence.
« Heureusement qu’elle n’était pas encore couchée. Sa sœur, plus jeune, dormait déjà… »
Victime d’un malaise, la jeune maman est encore consciente mais incapable de parler ou de bouger. Fanny, 6 ans et demi, saute alors du divan et prend les choses en main. « Je lui ai demandé si j’appelais les pompiers et elle m’a répondu oui avec la tête. Puis, je l’ai aidée à s’allonger sur le canapé. J’avais froid, mais j’ai mis la couverture sur elle. Je lui ai dit : T’inquiète pas maman, les pompiers vont arriver et on va te soigner ».
L’émotion est encore forte. Mais Fanny ne se sent pas une âme d’héroïne. Elle estime son geste normal et ne l’a même pas raconté à ses copines, à l’école.
Du côté des secours, ce genre d’appel laisse toujours planer un doute : est-ce réel ou s’agit-il d’un canular ? D’où les précautions prises par le Codis (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours). « Au téléphone, le monsieur m’a demandé mon âge, mon adresse, l’âge de ma maman, et ce qui se passait. Il a voulu que je lui passe ma maman, mais elle ne pouvait pas parler ! Je lui ai dit qu’elle avait mal à la tête et à l’oreille. Il m’a dit : c’est pas une blague, hein ? Je lui ai répondu : non, non ! »
A l’arrivée des secours, dont les pompiers de la caserne d’Ecully, c’est encore la fillette qui ouvre la porte. « Ils m’ont tous dit que c’était bien d’avoir sauvé maman ».
L’amie invitée arrive en même temps que les voitures rouges. « Elle s’est chargée de prévenir ma mère qui a pu s’occuper de mes filles », conclut Christelle. Aujourd’hui, elle connaît la raison de son malaise et sait comment y remédier. Fanny devrait donc être dispensée d’appeler les services d’urgence.
L'accusé reconnaît des viols sur sa femme
Accusé de viols sur sa femme et leurs trois filles à Bruyères-et-Montbérault, Jean-Pierre Molet a avoué, hier soir, pour les faits concernant son épouse. Sans s'en rendre compte.
L'ACCUSÉ s'est longtemps accroché à sa version, le complot familial et son innocence proclamée. Une citadelle imprenable. Jean-Pierre Molet, un cuisinier de 52 ans, adopte alors le ton patelin d'un conférencier présentant à des futurs retraités les contours de leur nouvelle vie. Sa main large, décrite par sa famille comme la masse d'un bourreau, virevolte dans une danse gracieuse. Le ton est caressant. C'est presque un papa gâteau qui s'exprime. Mais avec lui, il n'y a jamais de miettes de tendresse.
« C'est très dur. Il ne s'est jamais rien passé. Je ne sais pas pourquoi elles ont porté ces accusations. Elles me font payer d'avoir été trop dur avec elles. J'ai été très violent. » Mais, selon lui, aucun geste déplacé, jamais de viol.
Son avocate, Me Cambier, multiplie les offensives. C'est un essaim d'abeilles en colère. Elle pique, repique, insiste sur des imprécisions, s'envole pour replonger sur des incohérences de dates.
Souffrance de victimes
La souffrance de la maman et de ses trois filles, âgées aujourd'hui de 32, 31 et 24 ans, ne fait pourtant pas de doute. Deux d'entre elles n'ont d'ailleurs jamais voulu porter plainte.
L'une d'elles, habitant le quartier Champagne, porte un large anorak et un pull très long. Seuls ses cheveux longs et châtains indiquent son sexe. Elle a rayé tout de la femme en elle. « Je ne sais pas faire l'amour toute nue », dit-elle. Jamais elle ne veut quitter sa cuirasse. Elle raconte les manèges odieux d'un papa trompant sa confiance de fillette âgée d'une dizaine d'années. Elle impressionne vraiment quand elle témoigne d'une vraie force de caractère. Elle regarde alors son père de ses yeux clairs et s'exclame « Je te pardonne. Un simple pardon de ta part me suffira. J'en ai besoin pour tourner la page. Je ne veux plus regarder en arrière ».
Face à cette sincérité, l'accusé ne vacille pas. Il nie encore et toujours.
Il jette même au feu cet album noirci par des cauchemars et conserve la même attitude face à une seconde offensive. Une autre de ses filles lui lance : « La meilleure chose qui me soit arrivée, c'est de m'être mariée et d'avoir changé de nom. » On la comprend quand elle décrit un pistolet placé sur sa tempe par son père pour assouvir ses pulsions.
Les positions des uns et des autres semblent bloquées.
Hier soir, les débats prennent soudain des contours surprenants. Cela commence par un simple rappel d'une déclaration de l'accusé.
Lors de son interpellation en mars 2009, il reconnaît « des rapports forcés » avec son épouse. Un caillou dans le jardin de l'innocence proclamée. Une autre de ses réponses est encore plus gênante. Une pierre glisse sur la pelouse. À un policier du commissariat de Laon, il a dit : « Oui, il y a eu des viols. J'ai pété les plombs, j'étais pas bien. »
Aujourd'hui, il indique : « Je ne savais plus ce que je disais. » Mais la présidente sait manier les rochers avec adresse. Elle lui rappelle une autre de ses explications. « Il m'est arrivé de faire l'amour à ma femme quand elle n'était pas d'accord. » Et là, à la surprise générale, il avoue : « Je reconnais, je savais pas que c'était un viol. »
Il se lève, regarde son épouse et s'effondre en pleurant. Elle se tourne vers lui et dit « j'accepte son pardon ».
Le verdict est attendu ce soir.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/laccuse-reconnait-des-viols-sur-sa-femme
L'ACCUSÉ s'est longtemps accroché à sa version, le complot familial et son innocence proclamée. Une citadelle imprenable. Jean-Pierre Molet, un cuisinier de 52 ans, adopte alors le ton patelin d'un conférencier présentant à des futurs retraités les contours de leur nouvelle vie. Sa main large, décrite par sa famille comme la masse d'un bourreau, virevolte dans une danse gracieuse. Le ton est caressant. C'est presque un papa gâteau qui s'exprime. Mais avec lui, il n'y a jamais de miettes de tendresse.
« C'est très dur. Il ne s'est jamais rien passé. Je ne sais pas pourquoi elles ont porté ces accusations. Elles me font payer d'avoir été trop dur avec elles. J'ai été très violent. » Mais, selon lui, aucun geste déplacé, jamais de viol.
Son avocate, Me Cambier, multiplie les offensives. C'est un essaim d'abeilles en colère. Elle pique, repique, insiste sur des imprécisions, s'envole pour replonger sur des incohérences de dates.
Souffrance de victimes
La souffrance de la maman et de ses trois filles, âgées aujourd'hui de 32, 31 et 24 ans, ne fait pourtant pas de doute. Deux d'entre elles n'ont d'ailleurs jamais voulu porter plainte.
L'une d'elles, habitant le quartier Champagne, porte un large anorak et un pull très long. Seuls ses cheveux longs et châtains indiquent son sexe. Elle a rayé tout de la femme en elle. « Je ne sais pas faire l'amour toute nue », dit-elle. Jamais elle ne veut quitter sa cuirasse. Elle raconte les manèges odieux d'un papa trompant sa confiance de fillette âgée d'une dizaine d'années. Elle impressionne vraiment quand elle témoigne d'une vraie force de caractère. Elle regarde alors son père de ses yeux clairs et s'exclame « Je te pardonne. Un simple pardon de ta part me suffira. J'en ai besoin pour tourner la page. Je ne veux plus regarder en arrière ».
Face à cette sincérité, l'accusé ne vacille pas. Il nie encore et toujours.
Il jette même au feu cet album noirci par des cauchemars et conserve la même attitude face à une seconde offensive. Une autre de ses filles lui lance : « La meilleure chose qui me soit arrivée, c'est de m'être mariée et d'avoir changé de nom. » On la comprend quand elle décrit un pistolet placé sur sa tempe par son père pour assouvir ses pulsions.
Les positions des uns et des autres semblent bloquées.
Hier soir, les débats prennent soudain des contours surprenants. Cela commence par un simple rappel d'une déclaration de l'accusé.
Lors de son interpellation en mars 2009, il reconnaît « des rapports forcés » avec son épouse. Un caillou dans le jardin de l'innocence proclamée. Une autre de ses réponses est encore plus gênante. Une pierre glisse sur la pelouse. À un policier du commissariat de Laon, il a dit : « Oui, il y a eu des viols. J'ai pété les plombs, j'étais pas bien. »
Aujourd'hui, il indique : « Je ne savais plus ce que je disais. » Mais la présidente sait manier les rochers avec adresse. Elle lui rappelle une autre de ses explications. « Il m'est arrivé de faire l'amour à ma femme quand elle n'était pas d'accord. » Et là, à la surprise générale, il avoue : « Je reconnais, je savais pas que c'était un viol. »
Il se lève, regarde son épouse et s'effondre en pleurant. Elle se tourne vers lui et dit « j'accepte son pardon ».
Le verdict est attendu ce soir.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/laccuse-reconnait-des-viols-sur-sa-femme
mercredi 1 février 2012
Le culturiste était accro aux stéroïdes
Pour Jérôme Fernandez, jugé aux assises, les produits dopants le rendaient agressif. Et c'est, selon lui, l'une des raisons pour lesquelles il a poignardé son ex-amie.
Le champion de culturisme n'en a plus l'allure. En prison, Jérôme Fernandez a fondu. Il est passé de 88 à 72kg. Seule une partie de tatouage tribal sur son cou, que ne parvient pas à cacher le col de sa chemise, pourrait rappeler son passé, où l'apparence virile prenait une place prépondérante. L'accusé parle clairement et ne nie pas les faits qui lui sont reprochés. Tout l'enjeu du procès est de savoir s'il avait prémédité les quatre coups de couteau qu'il a assénés à son ex-concubine, le 24mai2009, dans une chambre de l'hôpital d'Amiens-Nord.
«Quand je suis entré pour la première fois, je n'avais pas l'intention de la tuer, mais de la reconquérir», dit-il. Selon lui, c'est une phrase prononcée par une infirmière, alors que la victime venait de l'éconduire, qui a déclenché sa «rage »: «Elle ne veut plus vous voir, vous pouvez dégager». «La deuxième fois que je suis entré, oui, c'était pour la tuer», admet l'accusé.
Pourquoi donc, si cette agression n'était pas préméditée, être entré dans l'hôpital armé d'un couteau? Selon ses explications, c'était au cas où il croisait la famille de la victime. La jeune femme venait d'être hospitalisée parce qu'il l'avait rouée de coups la veille en discothèque: «Quand je l'ai vu en présence de deux hommes, ça m'a mis dans un état que j'ai du mal à expliquer. J'ai pris cela pour une agression».
Le couple a duré quatre ans. Il venait de se séparer et «la situation n'était pas très claire», comme l'a dit un psychiatre. Censé être séparé, le couple entretenait encore des relations intimes de temps en temps. La semaine avant l'agression, la jeune femme assistait à un repas organisé dans la famille de Fernandez. «C'était la femme de ma vie», dit l'accusé.
L'homme soutient que l'une des explications de son passage à l'acte, outre sa jalousie, repose sur sa prise massive de stéroïdes anabolisants. Il en a pris pendant 10ans. Pour développer son corps dans un premier temps, puis comme drogue. «Cela me permettait de ne dormir que 4 heures par nuit pour le besoin de mon travail», dit-il. Et selon lui, la prise de ces produits le rendait agressif: «Il a fallu que je sois incarcéré, que j'arrête d'en prendre pour me rendre compte des effets que cela avait sur moi».
L'expert psychiatre ne croit pas aux effets des stéroïdes
«Je n'y crois pas véritablement», a dit hier un psychiatre. Son témoignage n'a pas aidé la défense. Car outre le fait qu'il mette en doute l'effet des stéroïdes favorisant un comportement agressif, il a rapporté la description de l'agression que lui avait faite Fernandez pour les besoins de l'expertise: «Je me suis rendu à l'hôpital pour tuer ma copine». Autrement dit, l'action était préméditée.
Me Stéphane Diboundje s'est employé à décrédibiliser l'expertise. Le médecin a refusé de dire combien de temps a duré son entretien avec l'accusé, a admis qu'il n'a pas lu les pièces du dossier auparavant, préférant travailler «sans filet». L'avocat remarque que Fernandez lui a dit qu'il avait été en couple pendant 4 mois et non 4ans. «On se dit qu'il a raconté des choses inexactes». Réponse du médecin: «Je ne suis pas instructeur ou enquêteur».
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Le-culturiste-etait-accro-aux-steroides
Série de braquages : trois Narbonnais en garde à vue
Les ADN auront donc parlé. Lundi matin, quatre jeunes Narbonnais ont été interpellés et placés en garde à vue. Si l'un d'eux a rapidement été mis hors de cause, trois ont été placés en garde à vue. Hier, ils ont été transférés à Perpignan ou l'antenne de la SRPJ mène l'enquête. Du côté du parquet, on signale qu'il y a une instruction et donc le secret de l'information judiciaire. Toutefois, les trois jeunes Narbonnais seraient mis en cause sur le braquage du bureau de tabac de l'avenue de Bordeaux à l'enseigne « Le Calumet ». Rappelons que durant le mois de décembre, sept bureaux de tabacs de Narbonne avaient été braqués ainsi que la supérette Vival, la boulangerie Le Moulin de l'avenue Anatole France ainsi que la station-service de Carrefour et la bijouterie Diamantor à Bonne Source. Ce qui avait amené une peur légitime chez les commerçants qui se disaient prêts à s'armer.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/01/1274328-serie-de-braquages-trois-narbonnais-en-garde-a-vue.html
http://www.ladepeche.fr/article/2012/02/01/1274328-serie-de-braquages-trois-narbonnais-en-garde-a-vue.html
Antibes: les enfants cultivent le cannabis, la mère le consomme
Dans leur maison du quartier de la Brague dotée d'un jardin de 950 m2, un couple d'Antibois et leurs deux enfants de 19 et 23 ans cultivaient de l'herbe de cannabis. C'est pour éponger l'importante consommation de la mère, 46 ans, chef de rang dans la restauration, et celle, plus modérée, de ses deux enfants, que cette culture horticole familiale soutenue a débuté (Nice-matindu 23 décembre).
La brigade des stupéfiants avait procédé à leur interpellation fin décembre, puis à leur placement en garde à vue au commissariat central d'Antibes. Ils avaient été libérés, dans l'attente de leur comparution.
Depuis quatre ans dans le jardin et plus récemment devant les fenêtres des chambres de la propriété, les plants de cannabis croissaient avec abondance. Arrosés avec soin par la fille, étudiante, ils étaient abreuvés d'engrais pour un meilleur rendement, dépassant de loin les besoins quotidiens de la famille. Une fois séchée dans la chambre du fils, ébéniste, la production était stockée dans des bocaux numérotés, classés par « crus », entreposés dans le cellier, les placards, les armoires et la table de nuit du père, 56 ans, commerçant à Antibes, non consommateur mais qui laissait faire « puisqu'il ne servait à rien de discuter » a-t-il lancé au président du tribunal correctionnel de Grasse Michel Redon devant lequel il comparaissait, lundi.
« Ils insistaient pour me donner un petit quelque chose »
« Vous pensiez ainsi fuir la réalité glauque des dealers et aviez fait promettre à vos enfants de ne jamais vendre », rappelle le magistrat à la mère. Promesse vite oubliée par le jeune ébéniste qui faisait profiter de cette production artisanale ses amis « qui insistaient pour me donner un petit quelque chose... »
À l'encontre de cette famille, la substitut du procureur Marie-Eve Parant a requis « une peine d'avertissement » sous forme de prison avec sursis.
Après avoir écouté Me Béatrice Eyrignoux en défense, qui rappelait que toute la famille avait un casier judiciaire vierge, le tribunal a condamné la mère et le fils à un an de prison avec sursis, tandis que le père écopait de six mois avec sursis et la fille de cent vingt heures de travail d'intérêt général.
http://www.nicematin.com/article/faits-divers/antibes-les-enfants-cultivent-le-cannabis-la-mere-le-consomme.772244.html
La brigade des stupéfiants avait procédé à leur interpellation fin décembre, puis à leur placement en garde à vue au commissariat central d'Antibes. Ils avaient été libérés, dans l'attente de leur comparution.
Depuis quatre ans dans le jardin et plus récemment devant les fenêtres des chambres de la propriété, les plants de cannabis croissaient avec abondance. Arrosés avec soin par la fille, étudiante, ils étaient abreuvés d'engrais pour un meilleur rendement, dépassant de loin les besoins quotidiens de la famille. Une fois séchée dans la chambre du fils, ébéniste, la production était stockée dans des bocaux numérotés, classés par « crus », entreposés dans le cellier, les placards, les armoires et la table de nuit du père, 56 ans, commerçant à Antibes, non consommateur mais qui laissait faire « puisqu'il ne servait à rien de discuter » a-t-il lancé au président du tribunal correctionnel de Grasse Michel Redon devant lequel il comparaissait, lundi.
« Ils insistaient pour me donner un petit quelque chose »
« Vous pensiez ainsi fuir la réalité glauque des dealers et aviez fait promettre à vos enfants de ne jamais vendre », rappelle le magistrat à la mère. Promesse vite oubliée par le jeune ébéniste qui faisait profiter de cette production artisanale ses amis « qui insistaient pour me donner un petit quelque chose... »
À l'encontre de cette famille, la substitut du procureur Marie-Eve Parant a requis « une peine d'avertissement » sous forme de prison avec sursis.
Après avoir écouté Me Béatrice Eyrignoux en défense, qui rappelait que toute la famille avait un casier judiciaire vierge, le tribunal a condamné la mère et le fils à un an de prison avec sursis, tandis que le père écopait de six mois avec sursis et la fille de cent vingt heures de travail d'intérêt général.
http://www.nicematin.com/article/faits-divers/antibes-les-enfants-cultivent-le-cannabis-la-mere-le-consomme.772244.html
Gifle au commissariat : deux adjoints de sécurité suspendus
Ils sont suspectés de violence sur un ado très défavorablement connu et devront s’expliquer devant la justice, le 13 février prochain.
Il y a une quinzaine de jours, deux adjoints de sécurité (ADS) du commissariat central avaient été entendus par l’Inspection générale des services (IGPN), la police des polices après la plainte d’un adolescent qui disait avoir reçu des gifles de leur part.
Le plaignant, un Montpelliérain de 17 ans, très défavorablement connu, avait été arrêté sur la Comédie lors d’une rixe par une patrouille de policiers de l’unité de sécurisation des transports en commun (USTC).
Mais le jeune homme ne s’était pas laissé appréhendé facilement. Il s’était en effet rebellé avant d’insulter copieusement les fonctionnaires puis de leur cracher dessus.
Vidéosurveillance
Depuis cette audition, le Directeur départemental de la sécurité publique a diligenté une enquête en interne mais n’aurait pas été écarté du service.
Mais, hier, on a appris que deux autres ADS avaient également été entendus, la semaine dernière par l’IGPN, dans le cadre de la même affaire.
Car l’un d’eux aurait également giflé ce même suspect une fois celui-ci dans les geôles de garde à vue. Il aurait continué à injurier les policiers. Le second ne serait pas intervenu auprès de son collègue pour qu’il cesse. Ce qu’attesterait une bande de vidéosurveillance du commissariat central.
Toujours selon nos informations, les deux adjoints ont ensuite été présentés au procureur de la République. Lequel a finalement décidé de les suspendre provisoirement de leurs fonctions. Ils devront en outre s’expliquer devant la justice, le 13 février prochain.
http://www.midilibre.fr/2012/01/31/gifles-deux-adjoints-de-securite-suspendus,451355.php
Il y a une quinzaine de jours, deux adjoints de sécurité (ADS) du commissariat central avaient été entendus par l’Inspection générale des services (IGPN), la police des polices après la plainte d’un adolescent qui disait avoir reçu des gifles de leur part.
Le plaignant, un Montpelliérain de 17 ans, très défavorablement connu, avait été arrêté sur la Comédie lors d’une rixe par une patrouille de policiers de l’unité de sécurisation des transports en commun (USTC).
Mais le jeune homme ne s’était pas laissé appréhendé facilement. Il s’était en effet rebellé avant d’insulter copieusement les fonctionnaires puis de leur cracher dessus.
Vidéosurveillance
Depuis cette audition, le Directeur départemental de la sécurité publique a diligenté une enquête en interne mais n’aurait pas été écarté du service.
Mais, hier, on a appris que deux autres ADS avaient également été entendus, la semaine dernière par l’IGPN, dans le cadre de la même affaire.
Car l’un d’eux aurait également giflé ce même suspect une fois celui-ci dans les geôles de garde à vue. Il aurait continué à injurier les policiers. Le second ne serait pas intervenu auprès de son collègue pour qu’il cesse. Ce qu’attesterait une bande de vidéosurveillance du commissariat central.
Toujours selon nos informations, les deux adjoints ont ensuite été présentés au procureur de la République. Lequel a finalement décidé de les suspendre provisoirement de leurs fonctions. Ils devront en outre s’expliquer devant la justice, le 13 février prochain.
http://www.midilibre.fr/2012/01/31/gifles-deux-adjoints-de-securite-suspendus,451355.php
Détention illégale de munitions Il vient au tribunal avec une balle de 9 mm
Convoqué au palais de justice de Reims pour un rappel à la loi à la suite d'un petit délit, un jeune homme de 24 ans a loupé son rendez-vous avec le délégué du procureur.
Avant de passer sous le portail de sécurité, les surveillants lui ont demandé de sortir tous les objets métalliques susceptibles de le faire sonner.
Parmi les affaires déposées sur le comptoir : une balle de pistolet automatique calibre 9 mm, munition dont le transport est interdit sauf autorisation spéciale.
Le garçon a fait le malin en laissant entendre qu'il avait tout un arsenal chez lui, d'où son départ direct pour le commissariat sans avoir eu le temps de passer dans le bureau du délégué.
Les policiers ont perquisitionné son domicile. Ils y ont découvert une cartouche 16 mm et une matraque télescopique.
D'après ses déclarations, la balle de calibre 9 mm lui aurait été donnée l'an dernier par un ami de son père rencontré sur un stand de tir. Il aurait volé la cartouche à un beau-frère il y a plusieurs années et aurait acheté la matraque du temps où il travaillait comme agent de sécurité.
Le jeune homme va être sanctionné par une composition pénale (150 € d'amende à payer). La matraque et les munitions ont été confisquées en vue de leur destruction.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/detention-illegale-de-munitions-il-vient-au-tribunal-avec-une-balle-de-9-mm
Avant de passer sous le portail de sécurité, les surveillants lui ont demandé de sortir tous les objets métalliques susceptibles de le faire sonner.
Parmi les affaires déposées sur le comptoir : une balle de pistolet automatique calibre 9 mm, munition dont le transport est interdit sauf autorisation spéciale.
Le garçon a fait le malin en laissant entendre qu'il avait tout un arsenal chez lui, d'où son départ direct pour le commissariat sans avoir eu le temps de passer dans le bureau du délégué.
Les policiers ont perquisitionné son domicile. Ils y ont découvert une cartouche 16 mm et une matraque télescopique.
D'après ses déclarations, la balle de calibre 9 mm lui aurait été donnée l'an dernier par un ami de son père rencontré sur un stand de tir. Il aurait volé la cartouche à un beau-frère il y a plusieurs années et aurait acheté la matraque du temps où il travaillait comme agent de sécurité.
Le jeune homme va être sanctionné par une composition pénale (150 € d'amende à payer). La matraque et les munitions ont été confisquées en vue de leur destruction.
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