mercredi 2 janvier 2013

Spectaculaire évasion à la prison de Colmar

Trois détenus se sont évadés de la maison d'arrêt de Colmar la nuit de la Saint-Sylvestre, après avoir creusé un trou dans le plafond de leur cellule.
Ils étaient toujours en fuite mercredi. Trois détenus se sont évadés de la maison d'arrêt de Colmar la nuit de la Saint-Sylvestre, après avoir creusé un trou dans le plafond de leur cellule.

"Les agents de l'administration pénitentiaire ont constaté leur disparition entre 6h30 et 7 heures" mardi matin, a indiqué à l'AFP le commissaire Christian Reeb de la police judiciaire de Mulhouse, en charge de l'enquête.
Un bâtiment du Moyen-Age
Les trois fuyards, âgés de 19 à 24 ans, réputés non dangereux, ont creusé un trou dans le plafond de leur cellule commune. Une fois dans les combles de la
prison, ils sont parvenus à rejoindre le palais de justice voisin, par lequel ils ont pris la fuite. "L'alarme du tribunal de grande instance s'est déclenchée à 4h30 du matin", a précisé Christian Reeb. Mais les gardiens n'ont rien constaté d'anormal lors de leur inspection. Les enquêteurs tentent d'établir si l'évasion était préméditée, et si les détenus ont pu bénéficier d'une complicité à l'extérieur du bâtiment.

Cette évasion spectaculaire intervient une semaine après la publication d'un rapport dénonçant l'insalubrité et la vétusté de la prison de Colmar. Dans ce document, réalisé à la demande d'un détenu, un expert judiciaire déplore entre autres l'étroitesse des cellules (9,01 m2 pour trois personnes), l'état défectueux des chauffages et le manque d'aération. D'après le site internet du
ministère de la Justice, la maison d'arrêt de Colmar, d'une capacité d'accueil de 120 détenus, est installée dans un bâtiment remontant au Moyen-Age.

5 morts dans un incendie à Gennevilliers

Cinq personnes dont un enfant ont péri dans l'incendie d'un immeuble, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) ce matin, qui a également fait 13 blessés légers, ont annoncé les sapeurs-pompiers. Deux appartements d'un immeuble de six étages étaient en feu lorsqu'une centaine de pompiers sont intervenus vers 4h15 et le sinistre a pu être éteint vers 6h00. Treize sauvetages ont été réalisés dont celui d'un nourrisson qui est légèrement blessé, ont précisé les pompiers.

Le feu aurait débuté dans un appartement au 4e étage de l'immeuble et se serait propagé par l'extérieur au 5e étage, d'après les premiers éléments des pompiers. Parmi les pompiers, deux ont été blessés. Le maire de Gennevilliers s'est rendu sur place.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/01/02/97001-20130102FILWWW00251-5-morts-dans-un-incendie-a-genevilliers.php

Dordogne : une Bordelaise, mère de deux petites filles, est morte sous les coups de son conjoint

Ce couple bordelais était venu passer les vacances de Noël avec ses deux petites filles dans sa maison familiale de Chancelade, à côté de Périgueux, comme il le faisait régulièrement.
C'est dans ce quartier résidentiel où Sylvie Sudri, 48 ans, a grandi, et où vivent ses parents et une partie de sa famille, qu'elle a trouvé la mort vendredi soir, sous les coups de son compagnon, Paulo Rodrigues Alves, 41 ans. Celui-ci a été mis en examen hier soir. Une information judiciaire a été ouverte pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.

Vendredi, toute la famille était allée manger chez les parents de Sylvie Sudri, qui habitent à une centaine de mètres. Le repas se serait déroulé normalement, ne laissant en rien présager le déchaînement de violence qui a suivi. Moins d'une heure et demie après être rentrée à son domicile, Sylvie Sudri est retrouvée morte, blessée à la tête et à la tempe. Que s'est-il passé entre-temps ?
Hier, le procureur de la République de Périgueux, se basant sur les explications données en garde à vue par l'auteur présumé des faits, a expliqué qu'une dispute avait éclaté entre la Périgourdine, gérante d'une société d'informatique, et son compagnon, directeur de travaux dans une entreprise à Pessac. Ils se seraient empoignés. Puis, au sol, l'homme aurait frappé plusieurs fois le visage de sa femme à coups de poing. La tête de celle-ci aurait heurté le sol. S'apercevant que Sylvie Sudri était inconsciente, Paulo Rodrigues Alves aurait alors lui-même alerté les secours et appelé sa belle-famille.
« Il semblerait que les choses n'allaient pas très bien entre eux depuis quelques mois. Mais nous ne sommes ni dans un contexte d'alcool ni de violences conjugales répétées », a précisé le procureur de la République de Périgueux, Yves Squercioni. « Il n'y a pas d'élément qui permette de dire qu'il en voulait à sa compagne au point de souhaiter la tuer. Il y a eu une soirée tranquille, une dispute et un excès de violence. » La préméditation n'est donc pas retenue, mais l'homme encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle.

http://www.sudouest.fr/2013/01/01/elle-meurt-sous-les-coups-de-son-conjoint-922745-7.php

mardi 1 janvier 2013

Pineuilh (33): vol à main armé dans une station service

Lundi peu avant qu'elle ferme sa caisse, l'employée de la station-service du Super U a été victime d'un cambriolage à main armée.
Il est 18h56 lorsque deux hommes, revêtus de cagoules et gantés, fracturent la vitre de la guérite et s'emparent de la caisse avant de s'enfuir à pied vers le centre bourg de Sainte-Foy-la-Grande.

Le mode opératoire rappelle l'agression dont avait été victime une autre caissière du Leclerc de Libourne en août dernier.
Deux hommes également cagoulés avaient tenté de voler la recette de la station essence du centre commercial.
C'est au moment de la fermeture, à 20 heures, que les deux malfaiteurs avaient surgi devant la caissière qui était accompagnée d'un agent de sécurité. Ce dernier avait réussi à les mettre en fuite. Ils n'ont toujours pas été retrouvés. S'agit-il des mêmes hommes ? Les gendarmes de la brigade de Sainte-Foy-la-Grande ont ouvert une enquête.

http://www.sudouest.fr/2013/01/01/pineuilh-33-vol-a-main-arme-dans-une-station-service-923112-3038.php

Pont-de-Roide (25) : un chasseur excité tire sur une voiture

Stupeur, jeudi après-midi, pour un habitant de Pont-de-Roide. Il roule tranquillement au volant de sa voiture, rue sous les Roches, sur les hauteurs de sa commune, lorsqu’il croise la route de deux chiens de chasse.
Les clébards divaguent. Ils sont au beau milieu de la chaussée. Surpris, l’automobiliste manque de les réduire à l’état de galettes.
Ce qui n’a manifestement pas l’heur de plaire au propriétaire des chiens, lequel se trouve dans les parages. Sa colère, que l’on aurait pu entendre si elle était restée dans une certaine limite, a dépassé toutes les bornes.
Le chasseur a armé et… tiré en direction de la voiture. Plusieurs impacts ont été relevés aussi bien sur le pare-chocs que sur un pneu.
L’enquête de gendarmerie a rapidement progressé et permis de confondre l’auteur présumé des tirs sauvages. Ce lundi, un Rudipontaine de 27 ans, a ainsi été interpellé.
À 12 h 40, il a été placé en garde à vue pour y répondre de violences avec arme. La tentative d’homicide n’est pas passée bien loin.
Le parquet décidera, à la lumière des auditions, de la nature des poursuites à engager contre l’excité du fusil.

http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2012/12/31/pont-de-roide-(25)-un-chasseur-excite-tire-sur-une-voiture

Saône-et-Loire : battu à mort à la veille du Nouvel An

Le corps d'un homme de 33 ans portant de nombreuses traces de coups a été retrouvé dans un logement d'Autun mort sous des coups lors d'une soirée dans la nuit de dimanche à lundi.
L'agression s'est produite durant la nuit de dimanche à lundi, dans des circonstances encore non élucidées, à Autun, en Saône-et-Loire. Dans un appartement où se déroulait une soirée a été retrouvé le corps d'un homme de 33 ans.
Selon Christophe Rode, Procureur de la République de Chalon-sur-Saône, l'autopsie a révélé que la victime avait reçu de nombreux coups, notamment à la tête, mais aussi à l'abdomen. Plusieurs personnes ont été entendues par les gendarmes mais aucun placement en garde à vue n'a été annoncé pour l'instant.
Le jeune homme participait à la soirée avec des amis et les circonstances de son décès, - fête qui a mal tourné ou règlement de compte - n'étaient pas encore établies mardi.

Rade d'Hyères: secouru après six heures de dérive

Un Varois de 31 ans a été retrouvé sain et sauf dans la Rade d’Hyères, après la panne de son scooter des mers. Un hélicoptère de la Marine l’a repéré en pleine nuit

En mer, dans le ciel et sur terre, de gros moyens ont été déployés dimanche soir dans la rade d'Hyères. La nuit était tombée. Il fallait faire le maximum pour retrouver le pilote d'un scooter des mers, disparu après avoir quitté le port d'Hyères en début d'après-midi. Les amis qui l'attendaient au bout de la presqu'île de Giens ont été les premiers à le chercher. « J'ai aperçu le jet-ski d'un ami faire des allers-retours. J'ai eu beau m'agiter, il ne m'a pas vu », a confié le pilote à Var-matin. Hier, Alexandre était sain et sauf, chez lui à Camps-la-Source, après avoir dérivé en mer plus de six heures.

Contre le vent

Alexandre est tombé en panne, à cause d'un problème de batterie, alors qu'il longeait la presqu'île. Impossible de refaire partir le moteur. Sans rien pouvoir y faire, il a dérivé et traversé toute la rade d'Hyères. Le Varois de 31 ans a arraché un morceau de plastique de son appareil, pour pagayer. Il s'est mis à l'eau pour nager contre le vent, en tractant son scooter. Avant de remonter sur le frêle esquif, son meilleur refuge. Alexandre craignait de dépasser le cap Bénat. « Après, il y a le large et… la Corse ». Horizon lointain.

Des secours engagés, il a « tout vu ». Quand il a distingué « deux bateaux avec leurs phares à l'avant », il a compris, qu'il était recherché. Soulagement. Plusieurs fois, il est passé dans leurs faisceaux lumineux, « qui m'ont éclairé »… en vain. L'alerte de sa disparition a été donnée dimanche à 18 h 20 au CrossMed, le Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage en Méditerranée. « En plus des patrouilles terrestres de policiers et de pompiers, nous avions deux vedettes de la SNSM, d'Hyères et de La Londe », détaille Éric Lebfèvre, directeur du CrossMed, qui orchestre ce type d'opérations. En l'air, un hélicoptère de la Marine nationale, le Dauphin de service public avait décollé de la base aéronavale d'Hyères. « On se préparait à chercher toute la nuit, poursuit Éric Lefebvre, on a ratissé toute la rade d'Hyères ».

Remerciements

Dans la soirée, à 21 h 20, le pilote était sauvé. «L'hélico tirait des bords devant moi. Quand ils ont changé de direction, j'ai compris qu'ils m'avaient repéré ». Alexandre se trouvait après le fort de Brégançon, de l'autre côté de la Rade d'Hyères. Un plongeur a sauté à l'eau. Le naufragé a été hélitreuillé.

Le Varois se confond en remerciements pour tous les secouristes. « Sans eux, je ne serais pas rentré », conclut-il. Le soir même, il a rejoint femme et enfant pour finir l'année 2012 plus tranquillement. Avec le sentiment d'être un homme chanceux, qui prendra à l'avenir d'avantage de précautions.

http://www.nicematin.com/derniere-minute/rade-dhyeres-secouru-apres-six-heures-de-derive.1099186.html

Castelsarrasin. Un cambrioleur arrêté par ses victimes en pleine nuit

La famille Descazeaux et leurs voisins, qui habitent au lieudit Aux Diagues à Lafitte, se rappelleront longtemps de leur effroyable dernière nuit de l'année 2012, au cours de laquelle un cambrioleur les aura conduits à une invraisemblable course-poursuite. Il est aux environs de 3 heures, hier, lorsque Marie-Rose Descazeaux, âgée de 49 ans, entend quelqu'un fouiller dans le chevet de son mari , un meuble situé juste à côté du lit conjugal. Elle pense que son conjoint, Daniel, s'est réveillé et cherche quelque chose.
C'est quand elle entend le même fracas dans son chevet qu'elle sursaute, ouvre les yeux et se trouve nez à nez avec un cambrioleur, dont la tête est en partie masquée par une capuche. Il vient de pénétrer dans la maison par effraction en cassant la porte d'une ancienne étable devenue garage, ceci à l'aide d'un piochon qu'il aurait trouvé à proximité. «Il s'est saisi d'une boîte qu'il pensait sûrement pleine de bijoux…» Fort du larcin qu'il vient de réaliser, l'outrecuidant aurait été jusqu'à lancer «Bonne Année» à la face de sa victime !
Ni une, ni deux, Mme Descazeaux ne s'en laisse pas compter, réveillant mari et fils, elle se lance à la poursuite du voleur. «J'ai pu le pousser dans le couloir mais je ne suis pas arrivé à m'en saisir. Je le rattrape un peu plus tard et je sens qu'il vient vers moi». Marie-Rose Descazeaux va alors lui sauter au cou et faire tomber le cambrioleur sur son genou, mais il parvient à nouveau à s'échapper. «Dans le raffut, il a fait tomber la fameuse boîte qui ne contenait que de vieux briquets et porte-clefs, ainsi que mon téléphone portable. J'ai continué à le poursuivre car on ne savait pas trop ce qu'il avait pris».

Le cambrioleur emprunte un tracteur pour dégager son véhicule

Le rôdeur du 31 décembre finit par prendre la poudre d'escampette, mais les Descazeaux ne lâchent pas l'affaire. Après avoir averti la gendarmerie et leur voisinage, dont Jean Dellac qui va leur prêter main-forte, les hommes de la maison montent en voiture pour essayer de retrouver leur cambrioleur. C'est en revenant de leur ronde nocturne que les Descazeaux et leur voisin vont être surpris de voir des clignotants allumés à proximité de la maison d'un autre voisin, M. Delpon, qui habite au lieudit Moulin de Sapiac.
Marie-Rose Descazeaux poursuit : «En fait le voleur avait garé son véhicule à un kilomètre de chez nous…» Son auto embourbée, le cambrioleur n'hésite pas à emprunter le tracteur de M. Delpon pour dégager sa voiture à l'aide d'une corde. «C'est à ce moment-là que nous avons pu l'attraper», confirme Jean Dellac. «Cela s'est fait assez facilement puisque notre homme n'a pas offert de résistance», souffle Marie-Rose Descazeaux qui reconnaît alors celui qui a tenté de la détrousser. Il ne reste plus alors aux gendarmes de la communauté de brigades de Moissac qu'à venir cueillir ce voleur, âgé de 46 ans et qui vivrait à Esparsac. Très défavorablement connu des forces de l'ordre pour de précédents méfaits, il serait récemment sorti de prison, l'individu a été placé en garde à vue hier à la compagnie de gendarmerie de Castelsarrasin.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/01/1526474-castelsarrasin-un-cambrioleur-arrete-par-ses-victimes-en-pleine-nuit-a-lafitte.html

Bagnols : le présumé braqueur de la station Total est sous les verrous

Mercredi dernier, le 26 décembre à 20 h 30, il s’était fait remettre la caisse de la station Total, route de Pont-Saint-Esprit, à la sortie de Bagnols, sous la menace d’une arme de poing. Il a été confondu grâce aux caméras de la ville.
Un Bagnolais, âgé de 31 ans, a été placé en détention provisoire, dimanche, à la maison d’arrêt de Nîmes, dans le cadre de l’information judiciaire en cours, sur le braquage de la station Total, route de Pont-Saint-Esprit, à la sortie de Bagnols.
Un pistolet à billes en plastique

Mercredi dernier, le 26 décembre, il est 20 h 30 lorsque l’employé de caisse de la station-service, située après le pont de la Cèze, reçoit une visite fort désagréable. Arrivé sur une motocyclette de faible cylindrée, un homme portant une cagoule recouverte d’une capuche, entre dans la boutique avec une arme de poing factice - un pistolet à billes en plastique - et se fait remettre le contenu de la caisse. Le butin ? Seulement 300 €. Une fois l’argent en poche, le malfrat prend la fuite avant l’arrivée de la police.
En épluchant les images issues des caméras de vidéosurveillance
Les enquêteurs visionnent d’abord les images filmées par les caméras, placées à l’intérieur de la station. Ils repèrent alors la tenue vestimentaire du suspect. Ce dernier porte une veste sombre bi-matière, en laine et en synthétique, et un jean troué. Les policiers décident d’étendre leurs recherches en épluchant les images issues des caméras de vidéosurveillance de la ville. Ils y observent un homme correspondant au signalement et le voient, peu avant les faits, en train d’enfiler une cagoule, avenue de l’Europe, et se diriger ensuite vers Pont-Saint-Esprit. Un homme dont la physionomie et la démarche ne leur sont pas inconnues. Et pour cause, le suspect est déjà connu des services de police.
"Heureusement que notre station est sécurisée"
Le gérant de la station-service

Il sera interpellé le 28 décembre à son domicile bagnolais, où les enquêteurs retrouveront une partie de la tenue qu’il portait le jour du braquage ainsi que la motocyclette. Après avoir dans un premier temps nié les faits, il les a finalement reconnus, indiquant avoir dépensé l’argent dans les bars de la ville. L’homme a été présenté, dimanche, au juge d’instruction et placé en détention provisoire, dans l’attente de son jugement. Ayant reconnu le vol sous la menace d’une arme de poing, un fait criminel, il pourrait être jugé en cour d’assises.
Un dénouement qui soulage le gérant de la station Total, satisfait de la rapidité avec laquelle l’enquête a été menée. "C’est grâce à la coopération entre les services de la police nationale et la Ville que cette affaire a pu être rapidement résolue. Heureusement que notre établissement, comme les autres commerces bagnolais, est sécurisé", explique-t-il.

http://www.midilibre.fr/2012/12/31/un-bagnolais-arrete-apres-le-braquage-de-la-station-total,620109.php

Uzeste (33) : lors d'une battue aux sangliers, une balle traverse son cellier

«Après la peur, c'est la colère ! » Brigitte Sohier est sous le coup de l'émotion après ce qui lui est arrivé hier, vers midi, alors qu'elle s'apprêtait à aller prendre sa douche. Cette habitante d'Uzeste a pénétré dans son cellier quand une explosion a retenti. « Ça m'a pris la tête. Je suis restée figée la main sur la poignée de la porte de la cuisine. Il y avait un morceau de plastique à mes pieds ». En fait, il s'agissait du débris d'une balle à ailettes que les chasseurs utilisent pour la chasse aux sangliers. Cette munition venait de briser le double vitrage de la porte qui donne sous l'auvent, de traverser le cellier pour atterrir aux pieds de Brigitte Sohier. « Je me suis mise à hurler et je me suis réfugiée chez mes voisins. J'ai dû leur faire une de ces peurs ! Ce sont eux qui ont appelé les gendarmes. Moi, j'en étais incapable. Sur le moment, je n'ai rien compris. Il y avait juste ce bruit et cette peur. Et puis, après deux ou trois minutes de réconfort chez mes voisins, je me suis rendue compte que ma fille Manon aurait pu être là… »
Manon, 11 ans, était chez sa sœur à Capbreton. « Mais elle aurait très bien pu entrer dans le cellier à ce moment-là pour aller prendre sa douche. Avec sa fougue, elle aurait pu entrer plus vite que moi » et se retrouver sur la trajectoire de la balle. Brigitte Sohier ne veut pas y penser. Comme elle ne veut pas penser que le fils de ses voisins, âgé de 7 ans, aurait très bien pu faire du vélo dans le jardin, à proximité des pins d'où le coup de fusil est parti…

« Je les avais vus le matin, avec leur gilet et leur casquette orange. Ils étaient juste derrière les pins ». À une petite centaine de mètres de cette maison. « J'étais seule, ce dimanche. Si j'avais été touchée, j'aurai pu me vider de mon sang sans que personne ne s'en aperçoive, constate aussi Brigitte Sohier. « Ma maison, c'est un havre de paix. On y est en sécurité. Mais, l'horreur y est entrée. Le cellier, c'est la pièce centrale qui dessert la salle de bains, les toilettes, la machine à laver, le sèche-linge, le garage… »
Une fois les gendarmes prévenus, la battue aux sangliers a été rapidement neutralisée. Malgré plusieurs tentatives, nous n'avons pu joindre le responsable de la battue au téléphone. Aussitôt la chasse arrêtée, il est venu présenter ses excuses à Brigitte Sohier. « Il m'a expliqué qu'il avait donné les consignes de sécurité. Je veux bien le croire. Trois des participants sont susceptibles d'avoir tiré. Je n'ai pas voulu les rencontrer. Je leur aurai dit des bêtises. Je me réserve le droit de porter plainte. Je ne suis pas antichasse ni antichasseurs. Ils passent un permis, ils sont responsables. Je n'ai jamais eu peur et j'ai confiance. Mais celui qui a fait ça doit se rendre compte de son geste. Il y a mis en danger de la vie d'autrui et c'est un délit », ajoute cette fonctionnaire du ministère de la Justice.
Hier, l'un de ses fils a passé l'après-midi avec elle. « Et je vais faire le ménage. C'est ma solution pour me vider la tête ! »

http://www.sudouest.fr/2012/12/31/lors-d-une-battue-une-balle-traverse-son-cellier-921938-3209.php