mercredi 9 mai 2012

Ils ont perdu leur bébé quelques jours avant sa naissance

« Nous voulons savoir. Savoir pourquoi notre petite est décédée à quelques jours de sa naissance. Et pour que cela ne puisse pas se reproduire ».
Deborah Cotte, une jeune femme de 18 ans, devait accoucher ces jours-ci d’une petite Peach. Nicolas, son compagnon, raconte : « Sa grossesse s’est parfaitement déroulée. Jusqu’au 8 e mois ». Peach est décédée in utero le 26 avril.
« Le 19 avril, j’ai eu de violents maux de ventre. J’ai vomi », raconte la jeune femme. Inquiète, elle appelle le Médipôle de Bourgoin-Jallieu où elle est suivie depuis l’échographie du 6 e mois. « On m’a répondu qu’il s’agissait d’un probable problème digestif ». En début d’après-midi, avec sa mère, elle se rend toutefois à l’hôpital. « L’attente fut longue. On m’a finalement branchée au monitoring tout l’après-midi. Les douleurs étaient persistantes ». La jeune femme est soumise à une batterie d’examens. « Le monitoring n’a rien révélé d’anormal. Le bébé bougeait bien. Seules des albumines ont été détectées dans mes urines ». Le médecin lui prescrit un antispasmodique.
Le lendemain, nouveaux examens. Le médecin confirme son diagnostic initial : des problèmes digestifs sans lien avec la grossesse. De retour à la maison, elle est prise à nouveau de vomissements et les maux de ventre ne cessent pas. Le samedi, le laboratoire qui a pratiqué les seconds tests lui signale un taux anormalement élevé en albumines. « Nous avons aussitôt averti l’hôpital. On nous a tenu des propos rassurants », poursuit Nicolas. Mais l’angoisse prend néanmoins le dessus. « Je frissonnais, j’avais des bouffées de chaleur ». Le dimanche matin, elle appelle les sages femmes de l’hôpital qui lui conseillent de venir. Le monitoring ne révèle toujours rien d’anormal. « Elles m’ont dit que tout allait bien et que je pouvais rentrer chez moi ». Dans la nuit de mardi à mercredi, Deborah est prise de démangeaisons puis, dans la soirée de mercredi, de contractions. C’est alors le parcours du combattant aux urgences. « On m’a finalement montée en salle d’accouchement. On m’a branchée sur le monitoring mais sans parvenir à prendre le pouls ». Une échographie est pratiquée. Vingt longues minutes plus tard, le verdict tombe : le cœur du bébé a cessé de battre. « Le drame aurait pu être évité. Des vomissements, des douleurs abdominales, l’ictère… Ce sont là tous les symptômes de la stéatose aiguë gravidique. Cette maladie ...lire la suite sur ce lien ..... http://www.leprogres.fr/rhone/2012/05/09/ils-ont-perdu-leur-bebe-quelques-jours-avant-sa-naissance

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