Un cadavre de souris dans une boîte de haricots verts en conserve… C'est la sordide découverte d'un ingénieur de 36 ans, il y a dix jours, dans le 14e arrondissement de Paris. Selon nos confrères du « Parisien », qui ont révélé avant-hier cette affaire « d'intrusion animalière dans l'agroalimentaire », la conserve, mise en vente par le groupe Carrefour, proviendrait de Dordogne, plus précisément de la Conserverie de Bergerac.
Joint hier en fin de matinée par téléphone, le PDG de la Conserverie, Benoît Gérard, confirme qu'une enquête, « du service qualité de Carrefour », est en cours. « Un audit va également être mené chez nous », assure le patron de la PME bergeracoise, qui a été identifiée grâce au code d'emballage.
Tri optique
Le but est donc bien évidemment de déterminer comment le rongeur, d'une taille de 3 centimètres, a pu se retrouver conditionné avec les légumes, en échappant à toute vigilance. La conserverie bénéficie pourtant de matériel semblable à celui utilisé par les géants de l'agroalimentaire. « Ce sont des machines à tri optique que nous changeons tous les ans. Nous sommes tous dans le même cas », explique Benoît Gérard. « Normalement, tout est fait pour que ce soit impossible. »
Il se peut donc que la souris ait été prise au piège au moment de la récolte, qui se fait en plein champ. La société travaille en effet en direct avec les agriculteurs, et emploie environ 140 salariés dans l'usine et dans la filière de collecte agricole (préparation et suivi des cultures, récoltes, transport).
Toutefois, les conditions de la « découverte » de l'animal laissent quelque peu songeur Benoît Gérard. Le consommateur ayant mis plusieurs jours avant de contacter le service consommateur du distributeur, le groupe Carrefour - qui est le principal client de la Conserverie de Bergerac.
http://www.sudouest.fr/2013/03/10/la-souris-aux-haricots-serait-bergeracoise-990063-7.php
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