jeudi 17 janvier 2013

Vol à main armée

Il était 10 h 50, hier, lorsque Béatrice Bourdon, propriétaire du tabac presse épicerie de Pusey, a vu débouler dans sa boutique un individu au visage encagoulé alors qu’elle était seule dans le magasin. Il a sorti son arme, un grand couteau de cuisine, et a forcé la commerçante à ouvrir sa caisse. Derrière le comptoir, le malfrat a fait main basse sur l’argent et s’est servi au passage en paquets de cigarettes. « Avec une main, il mettait sa menace à exécution et de l’autre, il remplissait son sac », raconte Jean-Michel Voniez, le compagnon de la buraliste, fortement choquée. « J’étais à mon travail quand ça s’est produit. Elle ne s’attendait pas à cela. Un client venait de sortir. Il devait faire le guet quelque part à l’extérieur ».
La gendarmerie sur les lieux a bouclé un périmètre de sécurité et condamné l’accès au commerce ainsi que sur la petite place contiguë, de manière à permettre aux techniciens en investigation criminelle de procéder aux constatations d’usage et préserver un maximum d’indices à l’intérieur et à l’extérieur du commerce. À la recherche « de tout élément qui pourrait servir à la manifestation de la vérité », explique l’officier de permanence sur les lieux, aux côtés du lieutenant-colonel Sire, adjoint au commandant de groupement de la gendarmerie de Haute-Saône. Sur place aussi, des militaires de la Communauté de brigades de Vesoul, de la brigade des recherches, sous la responsabilité du commandant de compagnie.
Jusqu’après 12 h, les clients ont dû rebrousser chemin. Les gendarmes assurant juste le postage du courrier dans la boîte postale comprise dans le périmètre de sécurité. L’un d’eux, une maman, en compagnie de ses deux enfants, allait chercher du pain à l’épicerie quand elle a appris la nouvelle. À 11 h, elle passait à hauteur du 41, de la rue Gustave-Courtois, adresse du tabac-presse pour conduire ses enfants à l’heure du conte. Elle n’a rien remarqué de particulier.
Ce braquage s’ajoute à celui qui a eu lieu samedi à Héricourt au supermarché Norma.
« On a bien entendu parler d’une recrudescence des braquages à la télévision. Personne n’est à l’abri », souligne Jean-Michel Voniez. « Béatrice craignait qu’un jour ou l’autre ça lui arrive ».

http://www.estrepublicain.fr/haute-saone/2013/01/17/vol-a-main-armee

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