Le FLNC déclare dans un
communiqué que la série d'actions contre la grande
distribution "s'inscrit dans le droit fil des luttes sociales et
syndicales de notre peuple face aux relais multiples du colonialisme français en
Corse".
L'organisation armée clandestine justifie ces attentats par
les prix pratiqués par la grande distribution "qui n'ont jamais été aussi élevés
en Corse", en parlant "de hausses sans aucune mesure avec les nécessités de la
saison touristique". Le FLNC, opposé à "toute nouvelle implantation de grande
surface" au détriment "dun commerce de proximité corse", ajoute que "le peuple
corse n'a pas vocation à supporter les excès des appétits des grands
actionnaires de la grande distribution".
Quatre supermarchés Leclerc, deux de la marque Casino et une
grande surface d'articles de sport de la chaîne Décathlon avaient été plastiqués
dans la nuit de dimanche à lundi. Le Flnc a lancé un ultimatum à ces enseignes,
"tenants du profit à tout prix", de "baisser significativement les prix
pratiqués (...) avant le mois de décembre 2012".
Depuis le début de l'année, l'organisation (lire notre article
Corse
: un milieu indépendantiste en recomposition) a revendiqué une vingtaine
d'attentats en mai contre des résidences secondaires dans diverses régions de
l'île et le plasticage en juillet à Balistra contre un complexe immobilier
appartenant à un banquier parisien, accusé de faire de la spéculation
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