La nuit n'a pas été de tout repos pour les gendarmes de la communauté de brigades de Guise, qui ont dû demander du renfort au Psig de Saint-Quentin. Trois interpellations, trois gardes à vue pour violences conjugales. Coup de poings, coup de couteau etc. L'un des agresseurs dort depuis vendredi en prison.
LA nuit de mercredi à jeudi a été particulièrement agitée pour les gendarmes de la communauté de brigades de Guise. Pas moins de trois interpellations dans trois communes différentes pour les mêmes motifs, des violences conjugales. Sur ces trois interventions, deux fois, l'alcool est à l'origine des faits de violences sur conjoint.
Il est 19 h 30, lorsque les militaires reçoivent un premier appel de détresse, provenant du village proche de Guise, Marly-Gomont. Durant la journée, un couple s'est enivré et quant vient l'heure de passer à table, une dispute éclate. Les injures fusent et la conjointe se saisit d'un couteau et assène à son compagnon un coup de couteau dans l'avant-bras. Celui-ci prévient les gendarmes de la brigade de Guise. La femme, âgée de 37 ans, inconnue des forces de l'ordre, est interpellée puis placée en garde à vue. Elle sera interrogée le lendemain, après avoir dessoûlée. Le parquet est informé, la concubine devra répondre de ses actes devant la justice, au tribunal correctionnel de Saint-Quentin, en avril.
Un peu plus de deux heures plus tard, la même brigade reçoit un deuxième appel. Une fois de plus, il s'agit d'une dispute dans un couple. La concubine veut quitter la maison familiale mais son compagnon refuse. La femme insiste, il la retient, la menace puis la frappe en différents endroits de son corps.
Disputes sur fond d'alcool
Elle tente d'appeler au secours avec son téléphone portable. Très énervé, son compagnon se saisit du portable et le jette dans un cours d'eau qui se trouve à proximité de leur domicile. Privé de moyen de communication, elle parviendra à s'enfuir et à prévenir les gendarmes.
D'une cabine publique d'Etreux, elle dit s'être réfugiée dans cet endroit afin d'attendre leur intervention. Au ton de sa voix, les militaires comprennent qu'ils doivent intervenir dans les plus brefs délais. Il ne leur faudra que quelques minutes pour se rendre sur les lieux. L'homme âgé de 27 ans, domicilié à Etreux est interpellé et placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de Guise. Interrogé, il reconnaîtra les faits et comme précédemment, il devra répondre prochainement devant la justice de ses actes.
La nuit n'est pas terminée pour les gendarmes de la brigade de Guise ni pour le renfort venu du Psig de Saint-Quentin, il est 1 heure lorsque le téléphone sonne de nouveau, un appel d'une habitante d'Oisy. La femme explique que son mari avait invité un voisin et se sont tous deux enivrés. Au cours de la soirée, la conversation entre les deux amis dégénère. Avant qu'ils n'en viennent aux mains, l'épouse décide d'intervenir et tente de calmer son mari. Elle reçoit aussitôt, plusieurs coups au visage. Les gendarmes se rendent à son domicile, le mari violent, âgé de 35 ans, est interpellé.
Ramené à la brigade, il est à son tour placé en garde à vue. Le parquet est prévenu des faits, l'homme est présenté devant le procureur. Les violences conjugales, le procureur connaît trop bien ces faits jugés indéfendables selon lui et qui méritent des peines sévères. Il répondra de ses actes l'après-midi même, dans le cadre d'une comparution immédiate.
Déjà connu pour des faits similaires, condamné à 4 mois de prison avec sursis, lors de l'audience de vendredi dernier, il écope de 4 mois ferme auquel il faut rajouter les 4 mois avec sursis. Résultat, 8 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt de Laon.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/prison-ferme-et-garde-a-vue-pour-les-conjoints-violents
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