jeudi 26 janvier 2012

Le funeste scénario des amants terribles

Cindy avait avancé la montre de Serge pour qu’il soit plus tôt sur son lieu de travail. Je suis arrivé près de sa voiture pour lui dire d’arrêter ses agissements et les menaces envers Cindy […] Elle disait toujours " le mieux, ce serait de le supprimer ". » Mais, ce 30 août 2008, Robert Martz, frère de la victime, a simulé une simple agression « pour faire peur » à son frère. Avant de tirer au pistolet à plomb, Robert Martz, dont la tête est dissimulée sous un sac, a sommé sa victime de lui remettre son « pognon ». Quelques heures plus tard, Serge Martz déposait plainte contre X pour vol… seulement. « J’étais toujours amoureux de Cindy, poursuit Robert Martz. Mais quand mon frère avait appris notre liaison, il m’avait montré des SMS qui démontraient qu’il voyait toujours Cindy. Lui, il était fou amoureux de Cindy, il l’avait dans la peau. » En revanche, Robert Martz ne confirme pas, devant les assises, le texto transmis à Cindy après l’agression. Il l’aurait informée ne pas avoir tué Serge « comme elle le souhaitait », mais lui avoir seulement « fait peur ».

« Éliminer Serge »

Cindy Senocq l’a confirmé, hier, devant la cour d’assises. « Je voulais que Serge disparaisse de ma vie, qu’il n’en fasse plus partie. » Quelques mois plus tard, elle envisage un nouveau plan, avec Jérémie Zimmer, son nouvel amant depuis juillet 2008. « Un soir, elle m’a annoncé que Serge l’avait violée et qu’elle avait perdu l’enfant qu’elle portait de moi, raconte-t-il. Elle m’a dit : " c’est lui ou moi " [une sorte de chantage au suicide : NDLR] J’en étais amoureux fou et je ne voulais pas la perdr e. Je devais protéger la femme que j’aim ais et la seule solution était d’éliminer Serge.»
Le scénario, le même que celui échafaudé quelques jours plus tard, échouera. Serge Martz ne viendra pas au lieu de rendez-vous donné par Cindy, où l’attend Jérémie Zimmer. Un plan de secours est envisagé. Plus tard, « je l’ai suivi en voiture, j’ai fait des appels de phares mais il ne s’est pas arrêté. J’ai téléphoné à Cindy et elle m’a dit " percute-le ". » Mais, après la collision, Serge Martz a poursuivi son chemin.
Le 26 mai 2009, à l’étang des Vieilles- eaux de Woippy, « Cindy est venue sur les lieux » pour appâter le père de ses deux enfants. « Quand il est arrivé, je lui ai sauté dessus, on a effectué une roulade sur le bas-côté. » Une fois le dessus repris, Jérémie Zimmer a « effectué une saturation au niveau du cou » avant de constater le décès. Dans sa voiture, Cindy Senocq est « planquée » entre le tableau de bord et le fauteuil. Pour maquiller l’homicide, le véhicule de Serge Martz est abandonné à Amnéville ; le cadavre traîné dans les eaux de l’étang, « sans aide », réitère Jérémie Zimmer. À ce moment-là, les amants imaginaient avoir commis « un crime parfait ».
Robert Martz comme Jérémie Zimmer ont exposé à la cour leur sentiment d’avoir « été manipulé » par celle qu’ils ont aimée et voulu protéger. Peu de temps après son incarcération, Jérémie Zimmer, qui doutait de sa fertilité, a appris qu’il ne pourra jamais avoir d’enfant. En détention, les deux anciens amants bénéficient étrangement de parloir interne. « Elle sait que je ne la crois plus, mais il y a eu des tentatives de suicide. Alors, pour ses enfants, je continue à la soutenir quand même. »
http://www.republicain-lorrain.fr/

5 commentaires:

Monica (surnom) a dit…

Bonjour, je trouve particulièrement odieux ce meurtre contre Serge Martz commis avec préméditation en plus. Je connais personnellement la famille Martz et je n'ai constaté aucune méchanceté de Serge.On peut inciter quelqu'un à la haine avec des calomnies pouvant aller jusqu'à faire tuer une personne innocente. Mais tout se paie un jour ou l'autre.

francis praira a dit…

Bonjour
Merci de votre témoignage
bonne fin de dimanche
cordialement
Francis

Anonyme a dit…

Je connait jeremie sa fait plus de 10ans il a ete manipuler par cette cindy et le voir en prison a cause d'elle me tue

Anonyme a dit…

Je suis en relation régulière avec Jérémie depuis son incarcération et je peux vous dire qu'il regrette ce geste, il paiera sa dette, c'est certain. Il est évident que pour la famille, ces mots n'appaisent en aucun cas la colère et la douleur de la perte d'un être cher. Malgré tout, la justice tranchée en faveur de la décision de première instance, logique. Mais pensons à TOUTES les familles qui souffrent à cause de cette histoire autant celles de la victime que des instigateurs. Je pense aux enfants notamment, aux parents des prévenus. Courage.

francis praira a dit…

bonjour
merci de votre visiste et de votre commentaire qui est très émouvant
cordialement
francis