vendredi 7 octobre 2011

Il vide son pistolet à bout portant

Ça aurait pu être une petite soirée tranquille entre voisins. Mais l'alcool a mis le feu aux poudres. Le vendredi 26 août, tandis que Yann Scotti, son ami et leurs compagnes prennent l'apéro, leurs voisins de l'étage du dessous s'invitent à la fête. « Je voulais pas rentrer, mais ils ont insisté », assure la victime. Trois bouteilles de mousseux plus tard, la conjointe du voisin demande à partir. « Vous qui ne vouliez pas y aller, à ce moment-là, vous ne vouliez plus repartir », fait remarquer le président Lemaire à la victime. C'est là que le premier coup part.
Il met une paire de gifles
à sa femme


Le voisin met une paire de gifles à sa femme qui insiste pour rentrer chez elle. Voyant cela, Yann Scotti et son ami le frappent à coups de poing et de pied. « C'est lui qui a mis le premier coup, j'ai dû me défendre. Il avait enroulé une ceinture autour de son poing », détaille l'un des prévenus. C'est la bagarre générale. Des témoins appellent les services de police, mais le temps qu'ils arrivent, la pression est déjà retombée.
Pendant ce temps, Yann Scotti file jusque chez lui et revient avec un pistolet à billes de plomb. Sur « un coup de panique », il vide le chargeur, soit une vingtaine de billes, à bout portant sur le visage de la victime. « J'ai encore du plomb sous la peau », indique celle-ci au tribunal. Au regard des faits, le parquet requiert trois mois de prison avec sursis pour l'un et deux mois de prison ferme pour l'auteur des coups de pistolet.
À la défense, Me Dewaele met en avant l'absence de condamnation au casier judiciaire des deux prévenus. « S'ils ont été violents, c'est parce que monsieur a porté la main sur sa conjointe. Mais quand j'entends ces réquisitions, la prochaine fois je leur dirai : ne faites rien, laissez-vous tabasser. » Le président souligne aussi la personnalité des deux prévenus. À propos de Yann Scotti : « Votre concubine dit que vous n'êtes pas dangereux, pas violent. En clair, qu'elle est heureuse avec vous. » L'autre est du même acabit : « Un garçon gentil et doux, même super génial d'après votre conjointe. » C'est vrai que les deux bougres ne font pas peur à voir. Très polis, ils servent volontiers du « oui monsieur le juge », « merci monsieur le juge ».
Pour autant, le tribunal est allé au-delà des réquisitions du procureur pour Yann Scotti. Il l'a condamné à douze mois de prison dont six avec sursis. Il ne sera toutefois pas incarcéré et bénéficiera d'un aménagement de peine. Quant à son ami, il a écopé de trois mois de prison avec sursis


http://www.nordeclair.fr/Actualite/Justice/2011/10/07/il-vide-son-pistolet-a-bout-portant.shtml

Aucun commentaire: