Le leader de l'ex-groupe armé d'extrême-gauche Action Directe, Jean-Marc Rouillan, a quitté mercredi la prison de Muret (Haute-Garonne) pour être transféré à Marseille (Bouches-du-Rhône), où il va vivre et travailler, dans le cadre d'un régime de semi-liberté sous bracelet électronique. Dans un an, il pourra demander une libération conditionnelle.
L'administration pénitentiaire (AP) avait fixé le mois dernier au jeudi 19 mai le début de sa semi-liberté.
Equipé du bracelet électronique, un dispositif de contrôle de la semi-liberté, Jean-Marc Rouillan pourra travailler pour la maison d'édition Agone et en dehors des heures de travail (nuits et week-ends), il sera tenu de rester dans l'appartement que son employeur met à sa disposition.
Rouillan, 58 ans, avait été condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité.
De novembre 2007 à octobre 2008, il avait déjà été en semi-liberté avec des modalités plus strictes, car il dormait et passait ses week-ends en prison. Cette semi-liberté avait été révoquée et il était retourné derrière les barreaux après avoir déclaré à l'Express qu'il ne «crachait» pas sur tout ce qu'il avait fait quand il était à la tête d'Action Directe.
Deux autres membres du noyau dur d'Action directe - Nathalie Ménigon, Georges Cipriani - sont en liberté conditionnelle. . Max Frérot, considéré comme l'artificer du groupe, a lui aussi fait l'objet d'une libération conditionnelle en juillet 2010. Georges Cipriani est pour sa part en semi-liberté depuis avril 2010.Joëlle Aubron, qui avait bénéficié en 2004 d'une suspension de peine pour raison médicale, est morte en 2006.
Les quatre membres du groupuscule d'extrême-gauche avaient été arrêtés en février 1987 et condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, notamment pour les assassinats de l'ingénieur général de l'armement, René Audran (1985) et du PDG de Renault, Georges Besse (1986).
Georges Cipriani, sorti début mai de la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin), vit à Strasbourg où il travaille pour la Banque alimentaire, alors que Nathalie Ménigon, ex-femme de Jean-Marc Rouillan, vit dans un petit village de Haute-Garonne depuis 2008.
http://www.leparisien.fr/faits-divers/semi-liberte-imminente-pour-jean-marc-rouillan-ancien-d-action-directe-18-05-2011-1455452.php
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