Le TER Picardie va devenir un futur RER sans contrôleur », lâche Éric Espinouse, contrôleur et secrétaire CGT à Beauvais. Le syndicat a mis en ligne une pétition depuis l'annonce du projet de refonte du service de la ligne Beauvais-Paris. La SNCF prévoit, en effet, tout simplement à compter du 1er juillet 2014, la suppression des contrôleurs. Plus exactement « la disparition de la charge de l'accompagnement conduirait à la suppression de l'équivalent de 35 emplois », écrit la direction.
C'est-à-dire les 35 contrôleurs qui travaillent sur les 37 allers retours journaliers entre Beauvais et Paris, ce qui représente 10 000 voyageurs par jour en semaine. « Cela va à l'encontre de la sécurité des usagers, s'insurge Éric Espinouse. Les accueils commerciaux dans les trains seront supprimés. Et concernant les visites et les contrôles de sécurité, qui les fera ? » Surtout, les incidents sur cette ligne en 2009 semblent oubliés. Après les agressions de contrôleurs et de passagers pendant l'hiver 2009-2010, la SNCF et la région avaient mis en place une nouvelle organisation.
C'est-à-dire les 35 contrôleurs qui travaillent sur les 37 allers retours journaliers entre Beauvais et Paris, ce qui représente 10 000 voyageurs par jour en semaine. « Cela va à l'encontre de la sécurité des usagers, s'insurge Éric Espinouse. Les accueils commerciaux dans les trains seront supprimés. Et concernant les visites et les contrôles de sécurité, qui les fera ? » Surtout, les incidents sur cette ligne en 2009 semblent oubliés. Après les agressions de contrôleurs et de passagers pendant l'hiver 2009-2010, la SNCF et la région avaient mis en place une nouvelle organisation.
La région veut maintenir son offre
Si la réorganisation a permis la mise en place de dix agents de surveillance générale (SUGE) et des médiateurs, - les deux dispositifs sont toujours prévus dans le nouveau plan-, elle prévoyait et prévoit jusqu'au 1er juillet de doubler le nombre de contrôleurs sur certains trains de la ligne... « Avec une telle organisation, un jour ou l'autre, nous ne pourrons pas éviter un drame », prévoit Éric Espinouse. Les SUGE et les médiateurs n'étant présents que dans 30 % des trains de la ligne.
Cette nouvelle organisation imaginée par la direction répond à une demande précise de la région Picardie qui gère avec la SNCF les lignes ferroviaires dans la Région : « 160 millions en 2012, 170 millions en 2013, le coût des TER Picardie augmente trop vite. Nous avons donc demandé à la SNCF de revoir sa copie », confie Daniel Beurdeley, vice-président du Conseil régional PS en charge des transports. « Le but est de réduire le coût de fonctionnement afin de maintenir la qualité de l'offre sur l'ensemble des lignes, et de continuer les investissements comme l'achat de nouvelles rames, poursuit le conseiller régional. Évidemment, nous ferons un premier bilan au 1 er semestre 2015 de cette organisation qui reste un test grandeur nature. » Le plan prévoit aussi une augmentation de la lutte anti-fraude « pour accroître les recettes. » « Aujourd'hui 45 contrôleurs luttent contre la fraude. Au 1er juillet 2014, 20 personnes seront uniquement affectées à cette mission. Je ne suis pas sûr que les recettes seront supérieures », conclut Éric Espinouse.
Cette nouvelle organisation imaginée par la direction répond à une demande précise de la région Picardie qui gère avec la SNCF les lignes ferroviaires dans la Région : « 160 millions en 2012, 170 millions en 2013, le coût des TER Picardie augmente trop vite. Nous avons donc demandé à la SNCF de revoir sa copie », confie Daniel Beurdeley, vice-président du Conseil régional PS en charge des transports. « Le but est de réduire le coût de fonctionnement afin de maintenir la qualité de l'offre sur l'ensemble des lignes, et de continuer les investissements comme l'achat de nouvelles rames, poursuit le conseiller régional. Évidemment, nous ferons un premier bilan au 1 er semestre 2015 de cette organisation qui reste un test grandeur nature. » Le plan prévoit aussi une augmentation de la lutte anti-fraude « pour accroître les recettes. » « Aujourd'hui 45 contrôleurs luttent contre la fraude. Au 1er juillet 2014, 20 personnes seront uniquement affectées à cette mission. Je ne suis pas sûr que les recettes seront supérieures », conclut Éric Espinouse.
http://www.courrier-picard.fr/region/il-n-y-aura-plus-de-controleurs-sur-la-ligne-beauvais-paris-ia186b0n237626
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