«Ces os correspondent à un ancien cimetière de la ville, dit cimetière de Villegoudou, indique Julien Pech, animateur du Cerac (Centre d'études et de recherches archéologiques du Castrais). Il a été créé vers 1802 et désaffecté avant 1886 ; à cette date, un des plans de la ville mentionne à sa place le calvaire que nous connaissons aujourd'hui, en face de l'établissement scolaire religieux. Il s'agit donc d'une aire sépulcrale relativement récente et restreinte tant dans l'espace que dans sa durée d'utilisation.»
Propriété paroissiale
Du côté des érudits de l'histoire castraise, Aimé Balssa, président de la Société culturelle du Pays castrais, confirme l'explication de Julien Pech : «Avant la Révolution, le cimetière de l'église Saint-Jacques de Villegoudou était contigu à l'église, entre la rue Francisco-Ferrer et le boulevard Miredames actuels. Après la désaffection de l'ancien cimetière (1793), les cimetières devant être établis hors des villes, les inhumations se firent quelque temps dans le cimetière de la Platé puis débutèrent vers 1797 dans un terrain appelé le Champ de Sagnes, en bordure de l'Agout, en amont de l'actuel pont Miredames. La ville acheta pour le même usage en l'an X (1802) un autre terrain, situé un peu à l'est, au niveau de l'actuel enclos du Calvaire. Ce terrain servit alors de cimetière paroissial de Saint-Jacques de Villegoudou jusqu'en 1854. En 1854, le terrain, étant devenu insuffisant, fut abandonné et acheté par la paroisse Saint-Jacques, devenant ainsi paroissial. Il fut alors aménagé avec chemin de croix et calvaire, grotte… Il n'est donc pas anormal que l'on trouve des ossements à ce niveau», assure Aimé Balssahttp://www.ladepeche.fr/article/2013/03/08/1577728-castres-les-os-decouverts-sur-un-chantier-proviennent-d-un-cimetiere.html
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