vendredi 18 janvier 2013

Accident fatal de Pierre Ponomareff : deux mois de prison pour la conductrice

La conductrice de la voiture contre laquelle Pierre Ponomareff, le pilote de dirigeable avait trouvé la mort, en moto, en août 2011, comparaissait hier. Deux mois de prison avec sursis et la suspension du permis de conduire pendant 18 mois , ont été requis.
Un accident qui «jamais» n'aurait dû se produire. Pourtant il s'est produit le 16 août 2011, à Jégun et il a coûté la vie à Pierre Ponomareff, le célèbre pilote de dirigeable installé à Fleurance. C'est en pleine ligne droite et par beau temps que sa moto et une voiture venant en sens inverse, se sont percutées. Au volant de cette dernière, la jeune femme n'allait pas vite, elle n'avait pas bu, pas fumé, elle ne téléphonait pas...Poursuivie pour «homicide involontaire par conducteur de véhicule terrestre», elle s'est présentée hier à la barre, en pleurs. Au président Louis Parant qui lui demande d'expliquer ce qui s'est passé, elle répond: «J'ai regardé le rétroviseur intérieur pour voir si aucun véhicule ne me suivait. C'est quand j'ai...remis les yeux sur la route que le choc est intervenu». Elle estime à «2 secondes peut-être, la perte d'attention», à l'origine du drame. Le président relève que selon l'enquête de gendarmerie, «le point de choc supposé» se trouve sur la voie de circulation du motard. Lui était donc bien à sa place et sa moto était éclairée. La conductrice ne le conteste pas, et oui, elle se sent responsable. Elle présente ses condoléances à la famille du défunt et se dit désolée que l'irréparable soit survenu. Après le choc, elle dit avoir «lâché le volant». Sa voiture a fini au fossé. Enceinte de six mois, elle n'a été que très superficiellement blessée. Gravement atteint, Pierre Ponomareff fut héliporté en vain vers un hôpital toulousain. En présence de la compagne et de la fille du défunt, Me. Jacques Séguy partie civile, plaide notamment que la responsabilité de l'accident ne peut pas être partagée. Me Eric Mathias conseil de la conductrice, aujourd'hui jeune maman, ne dira pas le contraire. Pour Philippe Pommereul représentant le ministère public, un accident de la circulation n'est «jamais une fatalité. Il y a eu accident parce qu'il y a eu faute». S'adressant à l'accusée dont il relève qu'elle a été par le passé inquiétée pour un excès de vitesse et une conduite avec usage du téléphone, il affirme: «Au volant on ne peut pas se contenter d'approximations». Il requiert deux mois de prison avec sursis et une suspension de 18 mois du permis de conduire. Le jugement a été mis en délibéré au 21 mars.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/18/1539232-l-accident-fut-fatal-a-pierre-ponomareff.html

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