mardi 18 décembre 2012

Une septuagénaire et son fils agressés et ligotés à leur domicile

Dimanche soir, un agriculteur et sa mère ont été saucissonnés à leur domicile par deux hommes, dont l'un était armé d'une carabine. De l'argent et des bijoux ont été emportés.
La petite commune de Courjeonnet est en émoi après la violente agression dont ont été victimes deux de ses habitants dimanche soir à leur domicile. Un cauchemar qui aura duré près de deux heures pour un homme de 40 ans et sa mère.
Vers 18 h 30, l'agriculteur s'apprête à rentrer l'un de ses engins agricoles dans le hangar attenant à la maison d'habitation qu'il partage avec sa mère. L'homme n'aperçoit pas les deux individus qui pénètrent derrière lui.
L'un d'eux brandit une arme, sans doute une carabine et menace sa victime, l'obligeant à s'allonger sur le sol. Il n'hésite d'ailleurs pas à utiliser son arme pour frapper l'agriculteur à plusieurs reprises, au niveau du visage et de la tête. Les coups sont particulièrement violents, à tel point que c'est le visage ensanglanté et tuméfié que la victime sera découverte quelques heures plus tard par les secours. Les deux individus s'emparent alors de sangles et d'une corde trouvées dans le hangar pour ligoter leur victime à son engin.
En quête d'argent, les agresseurs savent pourtant que le butin, si butin il y a, ne se trouve pas dans la grange. Rapidement, ils rejoignent la maison que l'agriculteur partage avec sa mère, âgée de 73 ans. Là, ils usent du même mode opératoire pour neutraliser la septuagénaire, heureusement sans faire preuve de la même violence.
Cette dernière est elle aussi saucissonnée, puis jetée sur le lit. « Ses agresseurs lui ont alors réclamé de l'argent », raconte Michel Ruffin, le maire du village, arrivé peut de temps après sur les lieux du cambriolage. Cet ancien gendarme devenu maire n'en revient toujours pas. « Au début, j'ai d'abord cru à un canular. Courjeonnet n'est pas réputé pour son insécurité ».
Fourgonnette blanche
L'agriculteur agressé a expliqué la suite des évènements à l'élu qui raconte : « Il se trouvait toujours ligoté dans sa grange, mais il a pu se saisir de son téléphone portable pour appeler à l'aide. » Le maire sera d'ailleurs l'une des personnes que la victime tente de contacter. En vain. « Il a finalement pu appeler l'un de nos voisins. »
Il est 20 h 30 lorsque l'alerte est donnée à la brigade de gendarmerie d'Etoges. Les cambrioleurs n'ont pas attendu pour filer, emportant au passage des espèces et quelques bijoux. « Ça s'est passé à 20 mètres de chez moi et je n'ai rien entendu », déplore l'ancien militaire. Il semblerait que les agresseurs soient arrivés sur place en fourgonnette blanche. « Il est vraiment important que dans des petits villages comme celui-ci, les gens alertent les gendarmes lorsqu'ils constatent des faits et gestes suspects », insiste l'élu.
« Ce n'est pas que dans les films, qu'on voit ce genre de faits, hélas ! », déplore encore Michel Ruffin, qui, hier n'a pas hésité à venir donner un coup de main à son voisin pour nourrir ses bêtes pendant que celui-ci faisait sa déposition à la gendarmerie. Car pris en charge par le secours, l'agriculteur avait d'abord été évacué vers le centre hospitalier d'Épernay, avant de ressortir le soir même. « On avait peur pour son œil, mais heureusement les résultats sont rassurants. » Sa mère, elle, a été particulièrement choquée par cette agression.
Les gendarmes d'Étoges, ceux de la brigade de recherches d'Épernay et la section de recherches de Reims ont été saisis de l'enquête. En attendant, dimanche, les experts ont procédé jusque tard dans la nuit aux relevés d'empreintes ou d'ADN qui pourraient permettre d'identifier les deux agresseurs.

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/une-septuagenaire-et-son-fils-agresses-et-ligotes-a-leur-domicile

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