mardi 11 décembre 2012

Saint-Martin-de-Ré : deux versions pour la tension à la prison

Dimanche, les parloirs ont été accessibles à la centrale de Saint-Martin-de-Ré alors qu'ils avaient été supprimés samedi après-midi, du fait d'un incident survenu, en fin de matinée, au sein de l'établissement.
Alors que l'origine de l'incident ne faisait l'objet d'aucune communication à destination de la douzaine de visiteuses - des épouses et des mères ayant fait parfois des centaines de kilomètres - qui attendaient à l'extérieur, plusieurs véhicules des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) pénétraient au sein de l'établissement. Les équipes provenaient de Bordeaux et de Rennes.

« C'est inquiétant, indiquait alors l'épouse d'un prisonnier. On ne sait pas ce qui se passe. » La rumeur qui circulait faisait état d'une visiteuse arrivée en retard au parloir, à qui les surveillants auraient indiqué qu'elle ne pourrait en conséquence pas voir son mari. Ce dernier aurait alors « pété les plombs » et plusieurs autres prisonniers auraient alors refusé de réintégrer leur cellule.
À 16 heures, le sous-préfet de permanence, Jean-Philippe Aurignac (sous-préfet de Jonzac), donnait cette version, précisant que le nombre de prisonniers récalcitrants était de 93. Il indiquait que la situation était en cours de règlement, sans affrontement, « et que la présence des Eris correspondait au respect de la procédure dans ce type de situation ».
Dès la fin de matinée, quelques gendarmes rétais et rochelais avaient pris position devant la centrale alors que d'autres, dont l'adjoint du commandant de la compagnie de La Rochelle, se trouvaient à l'intérieur de l'établissement. À 16 h 45, la préfecture indiquait que les parloirs pourront être organisés le dimanche. Ce qui a été le cas.
Reste que cette situation de tension ravive une fois de plus la polémique sur une partie du fonctionnement de la centrale pénitentiaire.

http://www.sudouest.fr/2012/12/10/deux-versions-pour-la-tension-a-la-prison-904331-1570.php

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