Depuis hier, un homme de 26 ans est en garde à vue au commissariat de Bergerac. Mardi, il s'est rendu de lui-même dans un commissariat de Marseille, sa ville, où il s'était réfugié après s'être réveillé, dimanche matin, rue Pozzi, auprès du corps inanimé de Pascale Bourdin.
Cette femme de 54 ans avait été retrouvée morte quelques heures plus tard par son frère, qui partage le même appartement, mais qui n'a pas participé à la soirée festive de la veille. L'autopsie a déterminé que Pascale Bourdin, célibataire sans enfant, avait succombé à une hémorragie cérébrale. Son visage présentait de multiples fractures dues à des coups. Dans l'appartement de trois pièces, des traces de sang marquent le cheminement de la victime jusqu'à l'endroit où gisait son corps.
Aucun témoignage direct
Sans antécédent judiciaire, le jeune franco-marocain a vraisemblablement joué un rôle central dans le drame. Présent à Bergerac pour les vendanges, il dit ne pas se souvenir des détails de cette soirée, à laquelle participaient sept à huit personnes. Après le match de rugby suivi à la télévision en buvant de l'alcool, les convives ont dansé, puis sont partis. Lui est resté sur place. À son réveil, il a emporté quelques vêtements, a lavé ses mains ensanglantées et a quitté les lieux.
Aucun autre participant de la soirée ne s'est à ce jour manifesté. Lui-même a été identifié dès mardi matin sur les images de vidéosurveillance d'un commerce de Bergerac où il avait acheté de l'alcool en perspective de la soirée.
Les premiers résultats des analyses ADN devraient être connus ce jeudi. Mais près d'une centaine de pièces, recueillies dans l'appartement, restent à examiner. Les investigations se poursuivent aussi pour déterminer le taux d'alcoolémie de la victime, d'éventuelles violences sexuelles, identifier les traces ADN… Le frère de Pascale Bourdin, qui a découvert son corps, continue lui aussi à être entendu comme témoin.
Lors d'une conférence de presse, hier, le procureur Jean-Luc Gadaud s'est félicité de l'efficacité de la police. L'enquête devrait dès aujourd'hui être confiée pour meurtre à un juge d'instruction. Celui-ci aura notamment la charge de déterminer si d'autres convives ont participé ou assisté aux violences qui ont entraîné la mort de Pascale Bourdin.
http://www.sudouest.fr/2012/11/15/un-suspect-en-garde-a-vue-apres-le-meurtre-de-dimanche-878671-1733.php
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