Mardi, Johnny apprend que son fils de 5 ans, qui a traversé la route sans regarder, a été heurté par une voiture - un accident heureusement sans gravité. Il fonce aux urgences de l'hôpital de Manchester pour le rejoindre.
Sur place, cet homme de 30 ans tombe sur Sandrine, mère de l'enfant dont il est séparé depuis 2007 et qui, au moment de l'accident, avait la garde de leur fils.
Dans le cerveau de Johnny, les fils se touchent : coups de pieds, coups de poings, menaces de mort répétées. Verdict : huit jours d'ITT pour Sandrine, un personnel médical médusé et, pour les forces de l'ordre dépêchées sur place, de grandes difficultés à maîtriser ce père inflammable. « Maman va mourir ! », hurle l'enfant.
Jugé le 23 août
Johnny, qui a reconnu l'intégralité des faits qui lui sont reprochés, aurait dû être jugé hier en comparution immédiate. Mais puisque les enquêteurs, à l'issue de sa garde à vue, ont oublié d'envoyer à la victime une convocation pour l'audience d'hier, le procès de ce natif lillois a été renvoyé au 23 août.
Présenté hier à la présidente, Johnny, qui semble de longue date reprocher à son ex-compagne de ne pas correctement assumer ses responsabilités de mère, a seulement dit : « Je regrette ». Conformément à la loi, le fond du dossier n'a pas encore été abordé.
Le parcours de Johnny, lui, a été brièvement retracé. Il est triste à pleurer : expulsé du domicile familial à 14 ans, Johnny arrête l'école à la fin du collège, vit dans la rue et se rapproche du Comité ardennais de l'enfance et de la famille (Cadef) pour tenter de retrouver son père. Il rencontre Sandrine dans un foyer, leur fils naît en 2006 et se séparent en 2007. Depuis, Johnny, qui bénéficie du RSA, a eu deux autres enfants.
De nouveau célibataire, le prévenu affiche en outre neuf mentions au casier, mais uniquement pour vols et délits routiers, jamais pour violences. Le tribunal s'est interrogé hier : que faire de lui d'ici le 23 août ? À l'issue d'un délibéré bref et sans surprise, son placement en détention provisoire a été ordonné. En, outre, ce résidant carolomacérien subira une expertise psychiatrique.http://www.lunion.presse.fr/article/ardennes/il-tabasse-sa-femme-devant-les-infirmiers
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