Un Moissagais de 30 ans a été appréhendé, hier matin, par la police municipale alors qu'il troublait l'ordre public dans un café situé rue de la République. Après des recoupements avec le soutien des limiers du groupe enquête lutte anticambriolage (Gelac), les gendarmes moissagais qui l'avaient conduit à la brigade, l'ont aussitôt placé en garde à vue. En effet quelques heures auparavant, ce Moissagais, très défavorablement connu de la justice pour de multiples vols, était parvenu à s'introduire chez un particulier à Goudourville.
Là, le cambrioleur, sans réveiller les propriétaires, est parvenu à dérober le sac à main, l'argent liquide et surtout les clés d'un véhicule avec lequel il a pris la fuite. C'est en se levant au petit matin que le Goudourvillois s'est rendu compte qu'il avait été volé durant son sommeil notamment son utilitaire de type « Berlingo ».
Les hommes du capitaine Robert Salas, le patron en second de la compagnie de gendarmerie de Castelsarrasin, auront eu à peine le temps de terminer les constatations de police scientifique sur les lieux du crime. Ivre, le cambrioleur était, en effet, arrêté à Moissac par un hasard de circonstance. Transféré à la brigade de gendarmerie de Valence-d'Agen, il a été auditionné tout l'après-midi par l'équipe de l'adjudant Pierre-Alexandre Richard.
C'est sur son lit d'hôpital, aux services de soins intensifs de Purpan que le troisième cambrioleur, impliqué dans la fusillade de Gensac, a été placé en garde à vue. Une mesure exceptionnelle en raison des blessures du mis en cause. Lourdement touché à la main, le suspect aurait été, en effet, amputé d'un doigt après des soins continus de chirurgie réparatrice. Un acte judiciaire d'autant plus inhabituel pour une affaire qui a fait deux blessés graves par arme à feu parmi lesquels la victime de ce cambriolage raté, Pierre Salvadori, 68 ans, toujours en soins intensifs au CHU de Rangueil (nos éditions des 3, 4 et 5 mai). Au terme des auditions menées par les gendarmes tarn-et-garonnais, Nicolas Vion a été déféré, dans la même journée, au juge montalbanais chargé de cette instruction, Anne Kinoo. Tout aussi inhabituel, ce n'est pas le suspect qui s'est rendu dans le bureau du magistrat, mais celle-ci qui a fait le déplacement à son chevet. Elle devait être rejointe un peu plus tard par le vice-procureur de la République, Pierre Vignolles. Une présentation hors du commun en milieu hospitalier qui n'aura pas empêché ce Nicolaïte de 28 ans, déjà condamné, cet été, dans une affaire de vol à Moissac, de connaître le même sort que ses deux autres comparses Philippe Fouquet et Jérémie Boullet. À savoir une mise en examen pour vol avec violence et avec arme. La juge d'instruction a également réclamé à l'instar des deux autres cambrioleurs, sa mise en détention provisoire. Une demande que le juge des libertés et de la détention qui était également, hier, à Purpan, a confirmé. Nicolas Vion doit donc être transféré de manière imminente. Il sera placé en détention provisoire dans l'unité de soins spécialisés de l'hôpital de Rangueil sous la surveillance des services pénitentiaires. Comble de l'ironie, c'est dans ce même établissement que la victime de la fusillade, P. Salvadori est hospitalisée.
Toute personne suspectée d'avoir commis une infraction ou poursuivie est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés, tant qu'elle n'a pas été déclarée coupable par la juridiction compétente pour la juger.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/06/1346741-le-troisieme-cambrioleur-ecroue-sur-son-lit-d-hopital-goudourville-un-homejacker-retrouve-ivre-a-moissac.html
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