Trois individus sont depuis hier en garde à vue. Leur implication dans ce déchaînement exceptionnel se préciserait depuis le début de l'enquête.
LE saccage avait choqué toute la ville. Près de cinquante voitures partiellement ou totalement détruites, dont une quarantaine au cours de la nuit du 6 au 7 avril dernier, et les dernières la nuit suivante. La vision de dizaines de pare-brise cassés sur le cours d'Ormesson, juste en face de la préfecture, laissait songeur. Le phénomène, quasiment historique dans le chef-lieu de région, à quinze jours du premier tour de l'élection présidentielle, était instantanément devenu le principal sujet de conversation dans tout le centre-ville.
Renseignement humain
Hier, trois individus ont été placés en garde à vue par les policiers de Châlons-en-Champagne. Les premiers résultats de ces auditions laissaient espérer hier après-midi une issue rapide de l'enquête. Or la police nationale ne disposait initialement que de très peu d'éléments pour débuter son long travail d'investigation. Une paire de gants, une canette et une bouteille trouvées sur place ont fait l'objet d'analyses ADN, effectuées par un laboratoire de Nantes. Trois empreintes de chaussures avaient aussi été relevées. L'absence quasi complète de témoins était une particularité - surprenante - du dossier. Le saccage avait eu lieu au cœur de la nuit, vers 2 heures, sur le cours d'Ormesson, où très peu de particuliers résident. Cette large avenue boisée, située au cœur des beaux quartiers de Châlons, est surtout le siège de quelques sociétés (assurance, cabinet d'avocat, office HLM) et administrations.
C'est donc essentiellement à un travail de renseignement humain que les policiers doivent leur avancée d'hier. Un travail qui ne pouvait être accompli sans une connaissance parfaite de la ville et de ses principales « figures ». Même si les moyens techniques déployés par la police ont bien entendu facilité l'avancée de l'enquête.
Le parquet et les responsables directs des investigations en cours restent pour l'instant totalement muets sur l'affaire. Les trois individus seraient châlonnais, selon un témoin de l'enquête.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/interpellation-de-trois-vandales-presumes-a-chalons
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