samedi 10 mars 2012

Deux Axonais devant le tribunal pour avoir escroqué des personnes âgées

Les policiers de la brigade financière de Reims ont mis fin aux agissements d'un escroc axonais qui, prétextant être à la recherche d'un emploi, vendait à des retraitées des gâteaux qui ne leur ont jamais été livrés. Les chèques, eux, étaient falsifiés en des sommes exorbitantes, avant d'être encaissés.

LES jours passent et les affaires se succèdent. Il n'est pas un jour, en effet, sans que les limiers de la brigade financière de Reims ne se penchent sur une affaire d'escroquerie. En la matière, force est d'ailleurs de constater que la Marne ne manque pas d'attirer des aigrefins en tout genre et autres carambouilleurs. Comptes bancaires ouverts frauduleusement, cartes de paiement contrefaites, chèques falsifiés, la liste des modus operandi est longue et non exhaustive.
Ces énergumènes indélicats ne sont cependant pas tous ressortissants roumains ou d'origine africaine, comme un certain nombre d'interpellations survenues ces dernières semaines pourraient le laisser penser.
Au contraire, certains sont bien de chez nous, en tout cas de la région, comme ces deux Axonais récemment confondus par la brigade financière de la sûreté marnaise.
Depuis le début du mois de septembre dernier et le dépôt d'une première plainte, cette dernière enquêtait en l'occurrence sur des faits mettant en cause un individu qui, se faisant passer pour le représentant d'une société déléguée par la Ville de Reims ou le Pôle Emploi, revendait des gâteaux ou des chocolats auprès de personnes âgées particulièrement crédules.
La vente de ces produits devait, selon lui, rapporter des points susceptibles, in fine, de se convertir en travail.
L'homme faisait ainsi son laïus à qui voulait l'entendre, parvenant à convaincre de nombreuses personnes - en particulier des retraitées - de lui acheter ses fameux gâteaux et chocolats contre paiement en espèces ou par chèques.
Sauf que les clientes attendent toujours d'être livrées à ce jour. Certaines ont même eu la mauvaise surprise de voir leur chèque d'un montant de 40 euros être encaissé, une fois falsifié, sur la base de la somme exorbitante de 1 400 euros. Une entourloupe bien huilée qui avait contraint les autorités, dès le mois de septembre, à mettre en garde la population par voie de presse (l'union du 17 septembre).
Au total, les enquêteurs de la brigade financière de Reims sont parvenus à établir le lien avec une vingtaine de plaintes similaires, faisant état du même mode opératoire et du même individu, sur la seule circonscription de police de la cité des Sacres. Le préjudice s'élève à plusieurs milliers d'euros.
Sur les reçus remis aux clients, figurait en outre la même signature, celle apposée par un certain Olivier Koudlanski, 36 ans, que les limiers de la brigade financière de Reims ont finalement réussi à identifier et à localiser au terme de plus de cinq mois d'enquête.
Interpellé le 1er mars à son domicile de Sissonne, dans l'Aisne, celui-ci a fini par reconnaître les faits au cours de sa garde à vue dans les locaux de l'hôtel de police de Reims, mais en pointant sa sœur du doigt qui, selon lui, aurait eu l'idée de leur petite combine.
Cueillie à son tour à son domicile de Corbeny avant d'être remise en liberté à l'issue de sa garde à vue, Angélique Satabin a cependant nié l'ensemble des accusations portées par son frère.
Positions sur lesquelles elle n'a cessé de camper lors de son jugement devant le tribunal correctionnel de Reims, lundi, dans le cadre d'une comparution immédiate au cours de laquelle frère et sœur ont passé leur temps à se renvoyer la balle.
Déféré samedi dernier au parquet, Olivier Koudlanski, lui, avait été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de Reims dans l'attente de sa comparution. Une destination qu'il a rejointe au terme de l'audience, le tribunal ayant ordonné son maintien derrière les barreaux pour une durée de deux ans ferme.
Peine à laquelle s'ajoute un sursis d'un an d'emprisonnement avec mise à l'épreuve. Celui-ci a été relaxé des chefs de vols, mais a été reconnu coupable d'escroqueries, contrefaçons et usages de chèques contrefaits.
Sa sœur, Angélique Satabin, 31 ans, a quant à elle quitté le palais de justice, libre. Celle-ci n'a écopé que d'un mois de prison avec sursis pour usage de chèques contrefaits et recel d'escroquerie.
Pour autant, leur sort pourrait ne pas être encore définitivement scellé. Dans la Marne, d'autres victimes ont également été recensées en zone gendarmerie.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/deux-axonais-devant-le-tribunal-pour-avoir-escroque-des-personnes-agees

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