Maltraité pendant plusieurs mois par sa mère et son beau-père, un petit garçon de 2 ans a dû être placé à la pouponnière. Le couple a été condamné à 8 mois de prison avec sursis.
C'EST un drame de la vie comme on en croise malheureusement un peu trop souvent.
Une jeune maman un peu paumée, 25 ans, qui dira avoir été maltraitée par son ancien petit ami et n'avoir pas su reprendre sa vie en main. Un nouveau compagnon, pourtant aimant, qui a perdu son travail. L'arrivée d'un nouvel enfant… et le délaissement du premier, né d'un premier lit. Un petit garçon né en 2009 sur lequel ils vont passer leur colère.
Les coups, les claques derrière la tête, les pincements, les bleus sur tout le corps seront le quotidien du petit Lucas (*)… Jusqu'à ce qu'il y ait un signalement. Jusqu'à ce qu'on leur enlève l'enfant pour le placer dans une famille d'accueil, le jour même de la naissance de son petit frère.
Lucas n'a pas compris. Il a refusé dans un premier temps de revoir sa mère, déchirant sa photo, cassant les jouets qu'elle venait de lui offrir.
Aujourd'hui, Lucas est traumatisé. C'est un enfant violent qui arrache les cheveux des autres enfants, donne des coups de tête aux adultes, refuse de manger… Au point que la famille d'accueil a même dû jeter l'éponge et rendre l'enfant, aujourd'hui placé à la pouponnière.
Le vilain petit canard
Mercredi, c'est un jeune couple paumé qui s'est présenté à la barre du tribunal correctionnel de Châlons-en-Champagne. Emilie, 25 ans, a reconnu avoir été « dépassée par la situation. J'ai vécu des moments difficiles avec mon premier compagnon. Il m'a séquestrée. Avec mon fils, on ne sortait plus… Après j'ai rencontré Pierre. On s'est mis en ménage. Je suis tombée enceinte, j'ai mal supporté la grossesse… Je regrette. Il y a des coups qu'on n'aurait pas dû donner. J'ai été suffisamment puni lorsqu'on m'a enlevé mon enfant ».
Pierre, 27 ans, a également reconnu « une certaine violence, mais ce n'était pas pour le punir. J'avais perdu mon travail, je n'étais pas très bien. Je le maintenais peut-être un peu trop fort pour qu'il m'écoute ou me regarde. Je lui mettais des claques derrière la tête, mais jamais sur la joue et jamais de fessées déculottées. Parfois, je lui pinçais la joue pour qu'il me regarde. Je l'ai toujours considéré comme mon fils. Je regrette ».
Le procureur de la République, Christian de Rocquigny du Fayel, a regretté « l'engrenage » dans lequel le couple était tombé, rappelant le très jeune âge de l'enfant.
Au regard du contexte, il a requis de la prison avec sursis pour le couple, précisant que l'objectif était que l'enfant « revienne vivre dans sa famille… mais pas comme le vilain petit canard ».
Emilie et Pierre ont été condamnés à 8 mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant deux ans, ainsi qu'à une obligation de soins pour tous les deux et une obligation de travailler pour lui.http://www.lunion.presse.fr/article/marne/ils-maltraitaient-leur-fils-de-2-ans-et-ecopent-de-sursis
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