mercredi 12 octobre 2011

L'entrepreneur cambriolé : 15 000 euros de préjudice

Tous les outils électroportatifs de cette entreprise ont été volés pendant le week-end, le gérant n'en revient pas.

HIER matin, Xavier Demortier arrive à son entreprise générale de bâtiment à Crépy. « On a l'habitude de boire un café avec les gars vers 7 h 45 pour faire le point sur ce qu'il y a à faire », explique-t-il.
Cette fois, c'est la consternation néanmoins. « Généralement, les camions sont prêts pour aller rapidement sur les chantiers avec les outils les plus récents à l'intérieur. »
Tout ce matériel électroportatif notamment avait disparu, subtilisé. « Ils ont dû passer par-dessus le grillage, dans la nuit de samedi à dimanche ou de dimanche à lundi. »
Ensuite, les cambrioleurs ont fracturé une vitre d'un camion et ont forcé les portes à l'arrière d'un fourgon, les deux véhicules se trouvant dans la cour. « Le vol était bien ciblé. Ils n'ont pas touché aux marteaux ou au cuivre par exemple qui étaient entreposés. Ils devaient être plusieurs avec un fourgon pour emporter tout cela. C'est tout de même gonflé. Ici, c'est très éclairé, il y a beaucoup de passage avec la D1044 juste à côté. Il y a aussi les chiens alentour, mais personne n'y fait plus attention, sinon on ne dormirait plus. »
Le gérant estime la valeur des objets dérobés à hauteur de 14 000 euros HT environ. « On n'a pas terminé les comptes. »

Perte d'exploitation

Surtout, c'est en terme de perte d'exploitation que cet entrepreneur raisonne.
« Je me suis retrouvé avec une dizaine de gars qui n'avaient plus d'outils pour travailler, les chantiers n'attendant pas cependant. On est en train de réaliser une couverture notamment, les ouvriers n'avaient plus qu'une scie pour y aller. »
Il va falloir évidemment acheter du matériel en urgence, sous peine de se résoudre à un chômage technique. « Cela va représenter une somme, à prendre directement sur la trésorerie, déjà qu'on a dû réparer un camion récemment. Il y a du matériel spécifique aussi, qu'on ne peut se procurer sur commande, avec un certain délai. Et on ne sera pas indemnisé tout de suite par l'assurance. »
Depuis vingt ans que Xavier Dumortier est installé à cet endroit, il n'avait jamais connu une telle mésaventure.
« Vraiment, ils n'ont plus peur de rien, c'est incroyable, je n'en reviens pas. »
Evidemment, une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie, qui a ouvert une enquête.
http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/lentrepreneur-cambriole-15-000-euros-de-prejudice

Aucun commentaire: