lundi 10 octobre 2011

Il survit à une centaine de piqures de guêpes

Belle frayeur pour ce miraculé de 80 ans En remuant un tas de fumier, l'homme a été la proie d'un essaim de guêpes. Piqué une centaine de fois, il n'a passé que quelques heures à l'hôpital.

UN MIRACULE. Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier Marius Caritte, un habitant de la Chapelle-Lasson qui est passé dernièrement très près de la mort.
La mésaventure qui lui est arrivée, ressemble à un mauvais scénario de film d'épouvante. Tout commence par de banals travaux agricoles.
Il y a trois semaines, l'homme âgé de 80 ans est chez lui et s'occupe d'un tas de fumier. Nous sommes au début de l'après-midi, le temps est magnifique en cette mi-septembre.
Une personne est venue lui prêter main forte pour mélanger de la paille à l'aide d'un engin de chantier. Le godet de la machine s'est enfoncé dans le fumier, le tout s'est soulevé. La pelle a pris du fumier, mais elle a aussi débusqué un essaim de guêpes. Marius Caritte est tout près. Les guêpes en furies lui tombent dessus. Par centaine.
« J'en avais partout, raconte cet énergique retraité, j'ai couru vers ma maison (à quelques centaines de mètres de là, NDLR), je me suis versé du vinaigre dessus, je me suis assis, puis j'ai perdu connaissance. »
L'homme, qui est asthmatique, n'a pas supporté le choc et la course du jardin jusqu'à la cuisine. La conducteur de l'engin de chantier a prévenu les secours et la fille de Marius Caritte. Tous arrivent sur place. L'homme reprend ses esprits.
« J'avais des guêpes sous mes vêtements, dans les cheveux, dans les oreilles. Il y en avait aussi partout dans la maison, elle s'accrochaient à moi. »
L'homme a été piquée une centaine de fois. Seulement quelques centimètres carrés de sa peau ont été épargné par le dard des insectes. Emmené par les pompiers aux urgences de l'hôpital de Romilly-sur-Seine, il est pris en charge au service réanimation.

Hospitalisé une après-midi

« J'ai été surveillé durant une après-midi, on m'a mis une perfusion. »
L'homme a résisté et suscite l'admiration du personnel soignant. « Les infirmiers m'ont dit qu'ils seraient morts avec juste la moitié des piqures que j'ai eues », affirme-t-il.
Marius Caritte, qui a des ruches, est un habitué des piqures d'abeilles. Il n'a pas fait de réaction allergique. Et par chance, les guêpes ne l'ont pas piqué à la gorge. Il rentre chez lui le soir-même, tiré d'affaire. La mésaventure se termine bien.
« Les piqures m'ont démangé longtemps, mais cela va mieux maintenant. »
Aujourd'hui, Marius Caritte vaque à ces occupations habituelles, dans son jardin à La Chapelle-Lasson. Très heureux d'être encore parmi les vivants, il regarde les guêpes d'un œil méfiant. Et l'assure : il se tiendra désormais à l'écart des tas de fumier.
http://www.lunion.presse.fr/article/marne/il-survit-a-une-centaine-de-piqures-de-guepes

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