vendredi 8 juillet 2011

Il frappe son épouse et lui casse la clavicule

Pendant toute la journée de mardi, un homme domicilié au Gai-Logis a fait la navette entre chez lui et le centre-ville, pour s'approvisionner en bouteilles.

Le soir, ivre, il s'en est pris à son épouse.
Le rosé lui est monté à la tête. Sans travail depuis un an, le Fresnoysien de quarante-huit ans a forcé sur l'alcool. Précision d'importance, ce mardi était le jour où sont versées les indemnités de chômage.
Alertés de la présence d'une personne en état d'ébriété avancée sur la voie publique, les gendarmes cherchent le concubin violent une première fois dans les rues. En vain. Il est alors environ 18 heures.
Deux heures plus tard, un appel du centre opérationnel de Laon leur permet de mettre la main dessus.
L'homme se trouve devant son bloc HLM. Il ne tient plus debout. Ce sont les voisins, inquiets, qui téléphonent et fournissent son signalement. Dans son ivresse, il veut se montrer aimable, et serre la main d'un gendarme. En deux temps trois mouvements, il est maîtrisé et conduit au centre hospitalier. Il y est vu par un médecin, avant d'être placé en cellule de dégrisement à la brigade.
Pendant ce temps, les pompiers, eux, ont transporté sa compagne au centre hospitalier.

Torse nu dans la cage d'escalier
Elle se plaint de fortes douleurs à un bras déjà en écharpe. Aux gendarmes qui viennent la visiter à l'hôpital, elle déclare que son mari vient de la violenter dans la cage d'escalier. Des témoins aux fenêtres, dehors, l'ont aperçu, torse nu, en chaussettes.
Le lendemain, elle se rend à la brigade pour déposer plainte. Elle confirme que son conjoint lui a cassé la clavicule huit jours auparavant.
Ses déclarations portent sur trois faits récents. Au total, elle bénéficie de plus de huit jours d'incapacité temporaire de travail.
L'entourage et la famille témoignent de leur côté, et corroborent ses déclarations.
La garde à vue a donc été prolongée. Le conjoint violent, qui n'en est pas à son coup d'essai, devait être présenté jeudi devant le juge. Dans sa position, il encourait une peine importante. Voire une incarcération, et/ou une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Saint-Quentin

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