dimanche 10 juillet 2011

Courrier imité : piège à Saint-Avold

Mario Messina a rebondi après la fermeture de la cokerie de Carling, où il était employé, en se réorientant vers une autoentreprise. En juin, il a ouvert une société en informatique qui forme les particuliers, crée des programmes, saisit des données.
Parmi les nombreux papiers qui l’inondent, il trouve il y a quelques semaines une lettre avec le logo RSI demandant de régler 264,85 €. Le RSI, c’est le Régime social des indépendants. « L’assimilation est vite faite. On lit mal et… on paie ». D’autant qu’une ligne menace Mario d’une « radiation de votre enregistrement au portail de référencement RSI ».
Mais le Naborien ne paie pas. Un détail lui met la puce à l’oreille : « Il n’y avait qu’une adresse, rue de Galoche à Dijon. Mais pas de numéro de téléphone. Or j’aurais aimé en savoir plus ».
Il se rapproche alors de l’Urssaf, qui récupère le fonds pour le RSI (le vrai !) : « Ils m’ont dit de ne surtout rien payer. » Une responsable de cet organisme de collecte confirme : « Nous constatons depuis le mois d’avril une recrudescence de ces pratiques. À l’accueil de nos services, une affiche met en garde contre ces courriers ». Le RSI a également écrit à ses affiliés pour attirer leur attention sur « un document envoyé aux indépendants par deux sociétés : RSI, Répertoire des sociétés et des indépendants, et SRI, Société de référencement sur internet.Ces courriers ne proviennent pas de nos services.La cotisation demandée n’est absolument pas en relation avec votre protection sociale obligatoire. Il s’agit de bulletins d’adhésion à un service facultatif. »
Mario Messina n’a pas souhaité porter plainte : « On m’a dit que pour une telle somme, ça n’aurait pas forcément d’impa ct ».
Mais à la direction départementale de la protection des populations (une partie de l’ancienne DDCCRF, la répression des fraudes), on invite à des poursuites : « Si ! Il faut le faire. L’organisme lésé peut porter plainte, et le particulier aussi puisqu’il est victime de pratique commerciale déloyale », indique Nathalie Thomas, inspectrice à la DDPP.
Elle insiste sur l’importance d’être vigilant : « Ça ne coûte rien, juste cinq minutes, de lire attentivement un document. En revanche, pour récupérer ses billes, ça peut être très, très compliqué ».
En moins d’un an, une trentaine de plaintes pour des « indélicatesses » similaires a été relevée.
http://www.republicain-lorrain.fr/faits-divers

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